La tristesse des éléphants, Jodie Picoult

couv75985229La mère de Jenna, Alice, a disparu lorsque celle-ci n’avait que trois ans. Aujourd’hui, elle en a treize et est bien décidée à retrouver sa trace. Elle n’a qu’une certitude : jamais sa mère ne l’aurait abandonnée. Jenna se met à relire le journal de bord d’Alice, une scientifique qui étudiait le deuil chez les éléphants. Pour progresser dans sa quête, elle s’adjoint les services de Serenity Jones, une voyante qui prétend être en lien avec l’au-delà, et de Virgil Stanhope, l’inspecteur qui avait suivi l’enquête à l’époque.

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Après mon coup de cœur pour A l’intérieur, j’avais hâte de découvrir le dernier roman de Jodi Picoult. Dans un tout autre genre, celui-ci m’a également beaucoup plu !

Jenna, 13 ans, décide de se lancer dans des recherches pour retrouver sa mère, Alice Kingston, disparue alors qu’elle n’avait que 3 ans. Elle fait appel à Serenity Jones, une célèbre voyante, et Virgil Stanhope, détective privé à la retraite qui était chargé de l’affaire au moment des faits.

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Etta et Otto (et Russel et James), Emma Hooper

couv753426.pngDans sa ferme du fin fond du Saskatchewan, Etta, 82 ans, n’a jamais vu l’océan. Un matin, elle prend sa carabine et un peu de chocolat, enfile ses bottes et attaque les 3232 kilomètres qui la séparent de la mer. « Je vais essayer de ne pas oublier de revenir. » C’est le mot qu’elle laisse à Otto, son mari, sur la table de la cuisine. Otto a déjà vu l’océan, il l’a même traversé des années plus tôt, pour prendre part à une guerre lointaine. Il comprend la décision d’Etta. Mais maintenant qu’elle n’est plus là, il est assailli par les souvenirs. 

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J’ai été très agréablement surprise par ce roman, emprunté un peu au hasard à la bibliothèque. J’ai été d’ailleurs étonnée des chroniques mitigées sur Livraddict… Je pense que là où j’ai été séduite par l’originalité du roman – à saluer car c’est rare de voire des livres qui sortent des sentiers battus – d’autres ont été dérangés par cet aspect.

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L’Ombre du Vent, Carlos Ruiz Zafon

couv12393587Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon, Daniel Sempere, dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant est convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent.

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Voilà longtemps que ce roman m’intriguait, depuis mon premier A la recherche sur les romans parlant de livres. Il faut croire que j’avais une bonne intuition, puisque L’Ombre du vent a été un véritable coup de cœur ! Je dois néanmoins vous mettre en garde contre le résumé qui peut induire en erreur. Je m’attendais, à la lecture de celui-ci, à quelque chose de fantastique, à ce que le livre trouvé ait un pouvoir, soit lié à un univers parallèle ou bien à une tradition de gardien de livres transmise de génération en génération. Or, le Cimetière des livres oubliés n’est pas du tout au cœur du roman. Il sert juste de prétexte à la découverte de l’Ombre du vent, un roman mystérieux, oublié, dont c’est la dernière édition existante. A partir de là, Daniel va développer une véritable fascination pour la vie de l’auteur, Julian Carax, et tenter de résoudre le mystère qui l’entoure. Cela va le mener loin dans des histoires de familles, des drames, des amitiés d’enfance et de sombres intrigues.

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La tresse, Laetitia Colombani

couv73540014Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école. Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade. Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

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[ Exception cette semaine, la chronique sort mardi au lieu de mercredi, en vue du bilan du mois ! 🙂 ]

Pour le coup, La tresse est un pur produit de la blogosphère. J’ai vu ce roman partout, et à chaque fois en termes élogieux. Cela explique sans doute ma déception et, en tout cas, mon sentiment qu’il ne méritait pas autant de compliments. Je m’attendais à une histoire de femmes beaucoup plus forte, plus intense, et un message plus élaboré. Je regrette surtout le format, beaucoup trop court pour que l’histoire soit développée. J’aurais aimé que le récit de chaque personnage soit plus creusé. Il y a un côté trop expéditif, superficiel, qui ne permet pas de s’attacher vraiment aux personnages ni de proposer une réelle analyse. En somme, je trouve que La tresse est plus une idée qu’un livre. On sent que l’auteur a des convictions, qu’elle souhaite nous présenter des femmes fortes, mais la narration derrière ne suit pas. Certains passages ressemblaient à des propos de l’auteur à peine enrobés de fiction par l’intermédiaire de la voix des personnages.

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Les Débutantes, J. Courtney Sullivan

couv2861537.jpgOccupant des chambres voisines sur le campus de l’Université féminine de Smith, quatre jeunes filles venues d’horizons très différents font connaissance. Cette rencontre est le début d’une belle et solide amitié entre Celia, écrivaine en devenir élevée dans la foi catholique, Bree, beauté solaire qui se languit de son fiancé, Sally, jeune fille bon chic bon genre qui doit faire face à la disparition de sa mère, et enfin April, féministe radicale et tête brûlée.

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Je reprends la plume pour vous chroniquer un de mes coups de cœur du mois d’août ! Encore une lecture recommandée sur la blogo (malheureusement je n’arrive plus à me rappeler sur quel blog je l’ai vu), c’est qu’elle est de bon conseil ! Je prends un peu le train en retard, vu que l’auteur a écrit depuis deux autres romans sortis en poche, mais vous pouvez d’ores et déjà noter dans un coin de votre tête le nom de Courtney Sullivan.

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En cas de forte chaleur, Maggie O’Farrell

couv47498259Comme chaque matin depuis trente ans, Robert Riordan part acheter son journal. Mais en ce jour caniculaire de juillet 1976, Robert part et ne revient pas. Dans leur maison londonienne, Gretta, sa femme, s’interroge : quelle mouche a bien pu le piquer ? Doit-elle prévenir les enfants ? À peine réunis, ces derniers tentent de prendre la situation en main : les placards sont retournés, les tiroirs vidés, chaque pièce fouillée en quête d’indices.  Mais, alors que le mystère autour de leur père s’épaissit, les vieilles rancœurs ressurgissent. L’aîné en a assez : pourquoi est-ce toujours à lui de prendre en charge sa famille ? Quant aux deux sœurs, jadis si proches, quel événement a brisé leur lien, si terrible que la cadette a décidé de mettre un océan entre elles ? Et Gretta, a-t-elle vraiment tout dit ?

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Avec En cas de forte chaleur, j’ai découvert Maggie O’Farrell, auteur irlandaise assez prolifique dont un certain nombre de romans me faisaient de l’œil. Au final, j’ai passé un bon moment, même si je m’attendais à mieux.

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Songe à la douceur, Clémentine Beauvais

couv39246155Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

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Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me fait plaisir de vous retrouver avec une chronique après cette longue absence ! C’est décidé, en octobre, je repars du bon pied !

Je reviens donc avec Songe à la douceur, un roman qui a beaucoup beaucoup beaucoup fait parler de lui sur la blogosphère. Je n’aurais d’ailleurs jamais pensé à le lire si je n’avais pas vu d’aussi bonnes critiques. Le projet de l’auteur est particulièrement original : il s’agit d’adapter librement Eugène Onéguine, à la façon d’une romance très contemporaine, en vers. Dit comme ça, ce n’est pas très alléchant. Et pourtant.

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Et puis, Paulette…, Barbara Constantine

couv38079222.jpgFerdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.  De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. 

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Quel court et doux roman que celui de Barbara Constantine ! Avec ses chapitres très rapides, il se lit sans voir le temps passer. Je suis passée très près du coup de cœur pour ce livre inhabituel.

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Des hommes de peu de foi, Nickolas Butler

131-1Nelson, jeune scout à lunettes, passe l’été 1962 au camp Chippewa, dans le nord du Wisconsin. Au programme: veillées au coin du feu, courses d’orientation dans la forêt, bains dans le lac glacé… et soirées clandestines. Trente ans plus tard, que reste-t-il du garçon d’antan chez ce vétéran à jamais hanté par la guerre du Vietnam? 

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Si vous suivez un peu le blog, vous savez sûrement que j’avais eu un coup de cœur pour Retour à Little Wing, et j’étais donc impatiente de découvrir le nouveau roman de Nickolas Butler. L’auteur a une nouvelle fois choisi son cher Wisconsin comme cadre de l’histoire et, à travers ses personnages, il nous parle avant tout de l’Amérique et de ses valeurs.

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La drôle de vie de Zelda Zonk, de Laurence Peyrin

couv69564896.pngFoutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie.

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[Suite à un bug de WordPress qui a supprimé mon article, je le poste une nouvelle fois. Heureusement, pour une fois j’avais une copie en stock !]

Laurence Peyrin a fait pas mal parler d’elle sur la blogo, pour son dernier roman Miss Cyclone, comme pour La drôle de vie de Zelda Zonk.

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