Mon désir le plus ardent, Pete Fromm

Des mois après ma lecture, voilà que je trouve enfin le temps de vous parler de Mon désir le plus ardent, un roman bouleversant servi par la plume magnifique de Pete Fromm.

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l’heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur coeur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

[Le résumé ci-dessus provient de la quatrième de couverture de la version poche. Je vous déconseille de lire la quatrième de couverture du grand format (repris dans le résumé Livraddict), qui spoile la majeure partie de l’histoire.]

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Le Club des veuves qui aimaient la littérature érotique, Balli Kaur Jaswal

On se retrouve aujourd’hui avec un roman rafraîchissant, drôle et émouvant – tout ce qu’il nous faut pour cet été !

 » Association sikhe recherche animatrice pour atelier d’écriture réservé aux femmes.  » La bonne aubaine pour Nikki, Londonienne de vingt-deux ans, en quête désespérée d’un petit boulot.

Mais alors qu’elle pensait former des apprenties romancières, Nikki se retrouve face à un public inattendu : une dizaine d’Indiennes, de tous âges, majoritairement veuves, souvent analphabètes et dotées d’une imagination très, très fertile. Écrire ? Pensez-vous ! Elles, ce qu’elles veulent, c’est raconter : le choc culturel, la vie de famille, l’éducation des enfants. Raconter encore l’amour, le sexe et tous ces fantasmes enfiévrés qui leur traversent si souvent l’esprit. Raconter aussi la solitude, la soumission aux hommes, la violence, parfois.

Alors que la fréquentation de ce club débridé augmente de semaine en semaine, Nikki s’interroge : comment porter ces histoires au-delà des murs de la maison de quartier ? La jeune étudiante a une idée. Mais libérer la parole des femmes n’est jamais sans danger…

Près de deux mois après ma lecture, je trouve enfin le temps de vous parler du Club des veuves qui aimaient la littérature érotique.

Je ne m’attendais pas à grand chose d’autre qu’une lecture légère sans prétention en ouvrant ce roman, mais laissez-moi vous dire que j’ai A-DO-RE !

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Une étincelle de vie, Jodie Picoult

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un des derniers romans de Jodie Picoult (je croyais que c’était le dernier mais c’est une auteure très prolifique et un autre est sorti en avril !).

Quand une prise d’otages a lieu dans la dernière clinique du Mississipi à pratiquer l’avortement, c’est à Hugh McElroy, un négociateur de crise expérimenté, que l’on fait appel. Avec plusieurs blessés nécessitant des soins et un forcené dont les revendications restent floues, la situation s’avère délicate à gérer. Elle le devient encore davantage quand Hugh apprend que sa fille adolescente se trouve à l’intérieur du bâtiment.

Si vous suivez le blog depuis longtemps, vous savez que Jodie Picoult fait partie de mes auteurs incontournables. J’ai adoré A l’intérieur (réédité sous le titre A fleur de peau) et La tristesse des éléphants, et j’ai été marquée par la réflexion portée dans Mille petits riens.

Si l’auteure a écrit des romans assez diversifiés, Une étincelle de vie s’inscrit dans la même veine que Mille petits riens, c’est-à-dire l’analyse d’un sujet de société. Après avoir traité du racisme, Jodie Picoult s’attaque à la question de l’avortement, qui suscite encore aujourd’hui énormément de débats et d’affrontements idéologiques aux Etats-Unis, entre conservateurs et partisans des droits des femmes.

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Les lendemains, Mélissa Da Costa

Alors que j’étais en vacances dans le Cantal, je me suis retrouvée en rade de livres à lire. Comme je ne me voyais pas passer les derniers jours de mon séjour sans lecture, j’ai profité d’un passage en ville pour faire un saut en librairie (pour une fois que j’avais une bonne excuse pour faire grossir ma PAL haha). En parcourant un peu au hasard les étalages, je suis tombée sur le roman de Mélissa Da Costa, qui se déroulait en Auvergne. J’ai aimé le clin d’œil alors j’ai décidé de tenter la découverte !

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d’essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

Tout simplement bouleversant. Malgré la thématique assez difficile, j’ai dévoré Les Lendemains en quelques jours, portée par la puissance du récit, le réalisme des personnages que l’on a l’impression de côtoyer pour de vrai, les émotions fortes parfaitement retranscrites et finalement la beauté du message.

Amande a presque 30 ans lorsqu’elle perd brutalement son mari. Elle se sent incapable de reprendre sa vie normale, perdue dans une zone grise où plus rien n’a de sens, avec l’impression de ne plus savoir vivre dans le monde.

Alors elle décide de louer une maison isolée en Auvergne, comme pour se couper du monde et n’avoir pas à affronter les gens, la vie qui continue, le quotidien qui lui semble insurmontable. Elle se mure dans sa solitude, dans son silence, fuyant l’extérieur, le contact humain, même le chat qui passe dans le jardin.

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La vraie vie, Adeline Dieudonné

Comme je le disais dans le tag Avez-vous dans votre PAL ?, j’appréhendais un peu la découverte du roman d’Adeline Dieudonné, véritable phénomène littéraire et à première vue si particulier (d’ailleurs je connais pas la maison d’édition, mais vu son nom – L’iconoclaste – j’en déduis que c’est sa marque de fabrique). Finalement, j’en ressors mitigée.

C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est un chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l’espoir fou que tout s’arrange un jour.

Difficile de parler de ce livre qui, il est vrai, sort de l’ordinaire. J’y vois un peu la version belge de My Absolute Darling…en moins réussi. Beaucoup d’élément m’ont fait penser au roman de Gabriel Tallent : le personnage principal de la jeune fille, lucide et courageuse malgré son âge, la violence intrafamiliale, le comportement abject du père, les mots crus, durs, les scènes dérangeantes. Mais contrairement à My Absolute Darling, La vraie vie n’a pas été un coup de cœur et je ne l’ai pas trouvé à la hauteur de sa réputation.

Le roman d’Adeline Dieudonné a pour thématique la violence et la famille. Il raconte le combat d’une jeune fille pour sauver son frère, traumatisé par un drame dont il a été témoin. Je l’ai trouvé trop court, et c’est probablement pour cela qu’il ne m’a pas autant marquée ni émue. Il aurait pu être intéressant de développer davantage certains épisodes, de nous montrer d’autres aspects de leur vie et de faire entrer d’autres protagonistes, à travers l’école par exemple. Cependant, je comprends la démarche de l’auteure : à la manière d’un huis-clos, elle se concentre sur un nombre restreint de personnages et de lieux, de sorte que le lecteur est coincé, comme la famille, à l’intérieur du quartier et de la maison.

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De si bons amis, Joyce Maynard

Je ne suis pas en avance pour vous parler de ce livre lu l’été dernier… Mais je me rends compte que je l’ai encore bien en tête…preuve qu’une bonne lecture est une lecture qui marque !

A première vue, le sujet du roman ne me disait trop rien. Je cherchais un roman de Joyce Maynard après mon coup de cœur pour Les règles d’usage, et seul celui-ci était disponible à la librairie. J’ai décidé de faire confiance à l’auteure….et j’ai bien fait !

Divorcée, Helen a perdu la garde de son fils pour conduite en état d’ébriété. Depuis, elle cumule les petits boulots pour joindre les deux bouts. Un bien triste tableau à l’aube de la quarantaine. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’Ava et de Swift Havilland. La soixantaine rayonnante, ils sont généreux, brillants, délicieusement excentriques et – chose extraordinaire – semblent désireux de faire entrer Helen dans leur cercle intime ! Très vite, ils deviendront ses meilleurs amis mais aussi ses employeurs, et surtout la famille qu’elle n’a jamais eue, grâce à laquelle elle pourrait bientôt récupérer son fils. Mais de la bienveillance au paternalisme le plus pervers, il n’y a qu’un pas. Peu à peu, le couple tisse sa toile machiavélique…

De si bons amis est le récit d’une amitié toxique, un thème assez rarement traité en littérature. Joyce Maynard décortique les mécanismes d’une relation amicale déséquilibrée qui finit par devenir malsaine.

Lorsque le roman s’ouvre, on sait d’emblée que cela va mal finir. Les personnages ont perdu contact, la fin du règne des Havilland a sonné. Helen, la narratrice, revient alors sur l’histoire de cette amitié passée, de la rencontre à la rupture.

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Là où chantent les écrevisses, Delia Owens

Comme une fille très influençable, j’ai acheté ce livre après avoir vu des affiches partout dans le métro. La couverture et le titre m’ont intriguée et je me suis précipitée en librairie. Aucun regret car j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Kya !

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur  » la Fille des marais  » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais.

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Extremely loud and incredibly close, Jonathan Safran Foer

Aujourd’hui, je reviens sur une de mes lectures ovni du mois d’avril, le best-seller Extrêmement fort et incroyablement près.

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans.
Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d’inconnus qui lui révèleront l’histoire de sa famille

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Le Consentement, Vanessa Springora

J’ai lu Le consentement il y a quelques mois, peu de temps après sa sortie. Je n’avais pas encore eu le temps de vous en parler ici, mais même si l’emballement médiatique autour de Gabriel Matzneff s’est tassé, je tenais à revenir sur cette lecture.

Je me souviens avoir vu le passage de Vanessa Springora dans Quotidien et avoir été marquée par son témoignage particulièrement révoltant et fort en émotion. On était encore aux débuts de la médiatisation de l’affaire, et l’autrice sortait pour la première fois du silence pour évoquer son vécu derrière le livre. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait que je le lise.

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A moi la nuit, toi le jour, Beth O’Leary

Il y a quelques mois, cette nouveauté m’a tapé dans l’œil en librairie. J’ai suivi mon intuition, et je n’ai pas été déçue !

Tiffany et Leon partagent un appartement.
Tiffany et Leon partagent un lit.
Tiffany et Leon ne se sont jamais rencontrés.

Tiffany Moore a désespérément besoin d’un logement pas cher. Leon Twomey travaille de nuit et a absolument besoin d’argent. Leurs amis respectifs pensent qu’ils sont complètement fous, mais aux grands maux les grands remèdes : pourquoi ne pas tout simplement partager un appartement, même s’ils ne se connaissent pas ?

A la recherche d’une romance feel-good au pitch original ? J’ai ce qu’il vous faut !
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