Le Goût du bonheur – tome 1 : Gabrielle, Marie Laberge

couv35280389 Réunis dans leur résidence estivale de l’île d’Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l’image de l’harmonie et de l’aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l’emporte sur les conventions et les préjugés d’une société paroissiale et étouffante.
Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire a encore plus de liberté, prête à la révolte. Alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s’annoncent des orages du cœur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l’énergie vitale des Miller.

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Je suis heureuse de vous retrouver avec ma première chronique depuis deux long mois. Histoire de revenir dans la bonne humeur, j’ai choisi de vous parler de mon dernier coup de cœur, Gabrielle, de Marie Laberge. J’ai découvert cette trilogie grâce à Margaud liseuse, que j’ai entendu parler de la série avec enthousiasme des dizaines de fois.

Totalement par hasard, j’ai commencé Le Goût du bonheur quand mon copain et mon frère sont partis en vacances au Québec. J’aurais adoré visualiser les paysages pendant ma lecture ! Je pense que connaître la région aide à entrer plus rapidement dans le roman.

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Un fils parfait, Mathieu Menegaux

couv9543380 Quand on épouse le prince charmant, beau et brillant, qu’on a avec lui deux petites filles adorables, comment imaginer un seul instant que le pire puisse arriver ? Qu’il a menti sur tout, tout le temps ? Qu’il va falloir se résoudre à affronter celui qu’on a tant aimé dans une lutte sans merci ?

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Une fois encore, il est difficile de vous parler du roman de Mathieu Menegaux sans trop vous en révéler et vous gâcher l’histoire. Je vais donc essayer dans cette chronique de parler simplement des thèmes généraux abordés, qui semblent tenir à l’auteur puisqu’ils sont ont assez communs à Je me suis tue. D’ailleurs, plus que l’intrigue en elle-même, c’est le message qui est important. La fiction n’est ici qu’un moyen de réveiller les consciences et de dénoncer les failles du système judiciaire.

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Chanson douce, Leïla Slimani

couv24823970.jpg Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

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Entre deux quintes de toux et un Doliprane, j’émerge pour vous parler de Chanson douce, Prix Goncourt 2016 qui a révélé Leïla Slimani. Comme à mon habitude, j’ai voulu laisser passer un peu de temps avant de découvrir ce roman qui a tant fait parler.

Et mon opinion rejoindra finalement la grande majorité des avis. C’est un roman très particulier, brutal et glaçant, à l’image de sa première phrase : « Le bébé est mort ». L’auteur joue de ce ton froid et percutant, et choisit de choquer avec un drame atroce pour aborder la question de l’éducation et des rapports de classe.

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L’ange de Marchmont Hall, Lucinda Riley

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Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu’elle y retourne pour Noël, sur l’invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n’a aucun souvenir de la maison – le résultat de l’accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.
Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L’inscription érodée lui indique qu’un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.
Avec l’aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

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C’est étrange de vous parler d’un roman avec une couverture si hivernale , alors que l’on avait 20°C il y a encore quelques jours… Je tenais quand même à revenir sur cette lecture de ma PAL d’hiver, pour la simple et bonne raison qu’elle a été un coup de cœur.

L’ange de Marchmont Hall est mon premier roman de Lucinda Riley, et je suis ravie d’avoir enfin découvert cette auteur dont on parle tant. J’ai été séduite par sa plume et sa capacité à créer des histoires.

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Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

couv20034537 Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

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On commence à entendre pas mal parler de Valérie Perrin. Elle s’est fait connaitre par son précédent roman, Les oubliés du dimanche. D’ailleurs, je l’avais repéré en librairie et offert à ma mère, qui l’avait beaucoup aimé, même si je ne l’ai pas encore lu moi-même.

Cela dit, je dois avouer que je n’étais pas très inspirée par l’intrigue de Changer l’eau des fleurs, à l’origine. Il faut dire que le sujet, une garde-cimetière, a de quoi déconcerter, voire rebuter. Je pense même que je ne me serais pas tournée vers ce roman s’il n’avait fait partie de la Sélection du Prix littéraire des chroniqueurs Web. Et finalement, cette réticence de départ ne s’est pas tout à fait envolée à la lecture.

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La Maladroite, Alexandre Seurat

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Diana, huit ans, a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et dire ce qui s’est noué sous leurs yeux : grand-mère, tante, demi-frère, instituteurs, directrices d’école, médecins, assistantes sociales, gendarmes, procureur… – tous impuissants à empêcher la répétition du pire.

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Ce sera une chronique courte pour roman court, que j’ai lu d’une seule traite.

Alexandre Seurat s’inspire d’un tragique fait divers, la mort d’une petite fille, battue par ses parents. Il se saisit du sujet de la maltraitance pour dénoncer l’horreur et interroger les mécanismes qui conduisent à de tels drames.

Le roman m’a rappelé Je me suis tue de Mathieu Menegaux, par la concision, la dureté du sujet, la proximité des thématiques, l’intérêt pour le système judiciaire. Comme ce dernier, c’est un roman choc, coup de poing.

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Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman

couv8808919 Eleanor Oliphant est un peu spéciale. Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages. Fidèle à sa devise  » Mieux vaut être seule que mal accompagnée « , Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec  » maman « . Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir de l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. 

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Cette fois-ci, on met Noël de côté une bonne fois pour toutes, et je reviens avec une chronique de la Sélection du Prix des chroniqueurs Web. J’ai bien avancé dans ma découverte de la sélection, même si j’ai pris énormément de retard dans les chroniques.

Pour reprendre l’année du bon pied, j’ai choisi de vous partager un de mes coups de cœur. Eleanor Oliphant va très bien commence d’ailleurs à faire pas mal parler de lui. Je craignais que cette réputation gâche ma lecture (cf romans surcôtés). Pourtant, je dois bien avouer que je rejoints totalement les autres avis ! Je l’ai lu d’une traite. C’est clairement un roman qui sort du lot, en raison des sujets abordés, du ton employé et de la personnalité du personnage principal. Il vous réserve aussi des twists que je vous mets au défi d’anticiper !

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Quatre lectures de Noël [2018]

Bonjour à tous !

Je vous retrouve avec un article plus très à jour. Ce n’est pas grave, on va dire qu’ici, Noël, c’est toute l’année 😀 En réalité, j’ai pris un peu de retard dans l’écriture de mes chroniques, mais je tenais à vous sortir cet article pour vous présenter les lectures qui m’ont accompagnée pendant les fêtes. Et, quoi qu’on dise, ça fait du bien de prolonger un peu la magie de Noël, même si l’on a repris les cours ou le travail !

Un Noël dans ses bras, Sarah Morgan

couv24297560 Coup de foudre sous la neige est constitué de deux histoires, je dirais presque deux nouvelles. Je n’en ai lu qu’une : Un Noël dans ses bras. A la veille de Noël, Evie est au fond du gouffre? Plaquée par son fiancée, virée de son appart, elle manque se faire virer et est rétrogradée en femme de chambre dans un hôtel de luxe. Elle se retrouve, par un concours de circonstances, dans les bras de Rio, homme d’affaire italien, patron de l’hôtel à la réputation sulfureuse, piégée par un paparazzi. Pour sauver les apparences, Rio et Evie vont devoir jouer le couple parfait aux yeux de tous.

Vous l’aurez compris, on reste dans un schéma classique de romance. J’ai eu du mal avec le cliché du mec viril, riche, macho collectionnant les conquêtes, incapable d’éprouver des sentiments amoureux. Et évidemment, on voit le coup de foudre  venir. Mais j’avoue que l’histoire est plutôt agréable à suivre, même si l’intrigue est un poil trop rapide. C’est mignon et gentil, parfait pour la période. Un peu comme un téléfilm de Noël tout doux.

Verdict Une bonne suprise

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Un clafoutis aux tomates cerises, Véronique De Bure

couv58820792.jpg Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut et ce qu’elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir pas trop souvent ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine…

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J’avais offert ce roman à ma mère l’année dernière et elle m’en avait d’ailleurs dit du bien. Pourtant, ce n’est qu’en le voyant dans la sélection du Prix des chroniqueurs Web 2018 que je me suis enfin décidée de le lire.

Que ce soit dans la vraie vie ou dans la littérature, on s’intéresse rarement aux personnes âgées. Alors faire d’une nonagénaire le personnage principal d’un roman, c’est plus qu’un pari pour un auteur, c’est une démarche volontaire, une occasion de passer un message.

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Mille petits riens, Jodie Picoult

couv57479865 Ruth Jefferson est sage-femme depuis plus de vingt ans. C’est une employée modèle. Une collègue appréciée et respectée de tous. La mère dévouée d’un adolescent qu’elle élève seule. C’est aussi la seule afro-américaine de son service. Le jour où un couple de suprémacistes blancs demande à ce qu’on lui interdise tout contact avec leur bébé, Ruth est choquée de voir sa hiérarchie accéder à leur requête. Quand le nourrisson décède quelques jours plus tard, c’est elle qui est pointée du doigt. Accusée de meurtre, Ruth va devoir répondre de ses actes devant la justice. Mais sa couleur de peau ne la condamne-t-elle pas d’avance ?

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Je crois pouvoir dire que Jodie Picoult fait partie de mes auteurs préférées. J’ai adoré A l’intérieur et La tristesse des éléphants. C’est donc avec hâte que j’ai découvert son dernier titre, Mille petits riens.

L’auteur a choisi de traiter le thème du racisme à travers un feuilleton judiciaire. Ruth, sage-femme expérimentée, voit sa vie basculer lorsqu’elle est accusée d’être responsable du décès d’un bébé pendant son service. L’histoire aurait pu être celle d’une erreur médicale, si il n’y avait le facteur raciste. En effet, quelque jours auparavant, les parents du nouveau-né refusent que Ruth s’occupe de leur fils en raison de sa couleur de peau. Scandalisée, elle se plaint à sa hiérarchie, qui étouffe ses protestations. Lorsque la santé du bébé se dégrade rapidement, la sage-femme se retrouve dans une situation impossible : obéir aux ordres de ses supérieurs et aux souhaits des parents en ne s’approchant pas du bébé, ou lui porter secours comme le veut la déontologie des soignants ?

Finalement, je m’attendais presque à ce que l’aspect médical soit plus présent. La thématique de l’erreur médicale aurait pu faire l’objet d’une intrigue à part entière, au-delà de la question du racisme. On entrevoit, même si le sujet n’est pas complètement développé, le problème de la responsabilité médicale, des drames qui se jouent lorsque les équipes médicales sont impuissantes ou ne réagissent pas assez rapidement ni efficacement. Car oui, les soignants sont humains, faillibles, sujets au stress et à la fatigue. Ils peuvent se tromper, hésiter un instant de trop, et un ensemble de mauvaises circonstances peut aboutir à des conséquences tragiques. Et c’est d’autant plus terrible que l’on comprend la douleur et la colère des parents (et plus généralement des proches des victimes), mais elle n’a aucune cible – du moins aucune cible légitime – sur laquelle se porter. D’où le besoin de désigner un bouc-émissaire.

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