L’adieu aux armes, Ernest Hemingway

Je vous ai partagé il y a quelques temps mon avis sur Les racines du ciel, je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un autre classique du XXème siècle, L’Adieu aux armes.

Il y aurait très certainement beaucoup à dire sur ce roman. Malheureusement, il ne m’a pas vraiment marqué. Les puristes me pardonneront donc de ne lui consacrer que quelques lignes !

Frédéric Henry, jeune Américain volontaire dans les ambulances sur le front d’Italie, pendant la Première Guerre mondiale, est blessé et s’éprend de son infirmière, Catherine Barkley. Ils tentent alors de fuir la guerre.

Après voir eu un coup de cœur pour Pour qui sonne le glas, je dois avouer que j’ai été déçue par L’Adieu aux armes. Je pensais y retrouver ce qui m’avait fait aimer Hemingway : une histoire d’amour forte dans un contexte de guerre, des personnages passionnés, portés par leurs convictions.

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Les racines du ciel, Romain Gary

En début d’année, je me suis décidée à lire davantage de classiques, me concoctant à cet effet une liste assez ambitieuse. Et j’ai enfin tenu ma résolution puisque j’ai découvert trois classiques en quelques mois.

Aujourd’hui, je m’arrête sur Les racines du ciel, une lecture dont je suis ressortie un peu mitigée.

Avant toute chose, je dois rendre hommage à Gary qui est un de mes auteurs préférés, même si Les racines du ciel n’est pas mon favori. Je ne peux que vous conseiller et vous reconseiller La promesse de l’aube et La vie devant soi.

En ouvrant le roman, j’ai été étonnée du choix de la thématique, je n’attendais pas l’auteur dans ce registre. Ce n’était pas pour me déplaire puisque j’ai une passion pour les éléphants, et encore plus depuis que j’ai eu la chance de les voir dans leur milieu naturel en Tanzanie.

Paru en 1956 (et prix Goncourt !), Les racines du ciel est résolument moderne dans ses considérations et son engagement en faveur de la protection de l’environnement et des espèces menacées. Malheureusement, la question est tristement d’actualité – même si la législation a évolué, on n’en a pas fini avec le braconnage et le commerce de l’ivoire.

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Lolita, Vladimir Nabokov

J’ai longtemps hésité à lire ce classique en raison de son sujet et des polémiques qu’il a suscitées. Finalement, la curiosité et l’envie de me faire mon propre avis l’ont emporté !

« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. »

Je ressors de ma lecture assez perplexe, j’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. En fait, j’ai eu du mal à saisir où l’auteur voulait en venir, quelle était son intention en mettant en scène ce personnage abject. J’avais eu la même sensation en lisant My Absolute Darling, dont la violence m’avait d’abord heurtée. J’ai ce besoin de comprendre la démarche de l’auteur, et ici elle reste pour moi assez floue. De ce fait, j’ai gardé une certaine distance avec le roman et je n’ai pas été totalement convaincue.

En même temps, l’auteur revendique lui-même l’absence de démarche. Dans la postface, il explique se refuser à écrire « une fiction didactique », privilégiant avant tout l’esthétique de l’écriture. Il ne cherche ni à faire l’apologie de la pédophilie, ni à la dénoncer. En somme, la morale ne l’intéresse pas.

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David Copperfield, Charles Dickens

Après avoir découvert une bonne partie de l’œuvre de Dickens – je vous ai déjà parlé du Mystère d’Edwin Drood, des Grandes Espérances et d’Un chant de Noël – je me suis enfin décidée à lire un de ses romans les plus connus, David Copperfield.

David menait une enfance heureuse auprès de sa mère, avant que celle-ci se remarie avec un homme cruel et tyrannique, Mr Murdstone. N’écoutant que son cœur rebelle, il décide de s’enfuir pour retrouver une grand-tante qui pourrait bien s’occuper de lui…

C’est le début d’un voyage tragi-comique vers l’âge adulte, entre amitiés et trahisons, au cours duquel le jeune garçon fera la connaissance de personnages hauts en couleur, issus pour la plupart de milieux populaires.

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J’appréhendais de me lancer dans cette belle brique de plus de 1000 pages – j’ai d’ailleurs coupé ma lecture à la moitié – et malheureusement non sans raison, car ma lecture a été assez laborieuse. Le roman souffre indéniablement de longueurs. J’ai le sentiment que l’auteur aurait pu raconter la même histoire avec moitié moins de pages. Peut-être est-ce dû au format de publication en feuilleton à l’époque – quoi qu’il en soit, on s’attarde sur des détails, on nous tartine des pages et des pages sur des épisodes qui auraient pu n’être qu’anecdotiques. Mon ressenti en a été impacté, et je dois dire que j’ai oscillé entre des moments où j’étais pleinement dans l’histoire et des passages où j’avais du mal à m’empêcher de ne pas sauter de pages.

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La Dame du manoir de Wildfell Hall, Anne Brontë

couv16232902 L’arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur. Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ?

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Peut-on s’arrêter deux minutes pour admirer la couverture de la collection classique collector Archipoche ? Elle me donne juste envie d’acheter tous les autres titres.

Avec ce classique, lu dans le cadre du challenge Solidaires, je reviens un peu à mes premières amours. Au lycée, j’ai découvert la littérature féminine du XIXème siècle, avec Jane Austen et les sœurs Brontë, et ça a été un vrai coup de cœur. Ce sont des classiques qui se lisent facilement, qui ont une vraie modernité dans l’écriture et dans les idées, et mêlent romance et critique sociale. En même temps, il y a le charme de l’ambiance XIXème, de la campagne anglaise, de la haute société londonienne, de l’entrée dans le monde des jeunes filles, entre bals, salons et mariages.

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Les Trois mousquetaires, Alexandre Dumas

couv4131012Muni d’une lettre de recommandation de son père pour Monsieur de Tréville, D’Artagnan, jeune gascon désargenté de 18 ans, monte à Paris avec l’ambition de faire carrière dans le prestigieux corps des mousquetaires du roi Louis XIII. Après une provocation en duel, il se lie d’amitié avec les trois mousquetaires Athos, Porthos et Aramis. Au service du couple royal, les quatre amis s’opposent au cardinal de Richelieu et à ses agents. Sur fond de conflit avec les Anglais et de complot autour de la reine, ils devront déjouer les intrigues politiques,  échapper à leurs ennemis et affronter la belle et redoutable Milady de Winter, espionne du cardinal. 

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Grâce au challenge Solidaires 2019, j’ai enfin lu le célébrissime classique d’Alexandre Dumas, Les Trois mousquetaires. Cela a plutôt mal commencé, et pourtant j’ai adoré !

En effet, le début a failli me dissuader de continuer. L’histoire met du temps à démarrer et s’ouvre plutôt comme un roman d’initiation où l’on suit les péripéties du jeune D’Artagnan jusqu’à son arrivée à Paris. L’obsession du garçon à chercher la gloire et la fortune, la pauvreté de son équipement, sa naïveté et son inexpérience du combat en font presque une caricature à la Don Quichotte. Son ignorance des codes, son caractère trop emporté, son orgueil trop vite blessé, sa façon de provoquer tous ses interlocuteurs en duel après la moindre remarque, ont eu tendance à m’agacer. De la même façon, les parties plus historiques, décrivant les rapports de force entre le Roi et le cardinal, le conflit opposant Anglais et Français, catholiques et protestants, le siège de la Rochelle, m’ont moins intéressée. Mais ne vous arrêtez pas à cela, car une fois passées les 100-150 premières pages, on est lancé dans l’intrigue, et l’on ne lâche plus.

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Autant en emporte le vent (intégrale), Margaret Mitchell

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En Géorgie, en 1861, Scarlett O’Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n’a d’yeux que pour Ashley Wilkes malgré ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Mélanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée à le faire changer d’avis, mais à la réception des Douze Chênes c’est du cynique Rhett Butler qu’elle retient l’attention. C’est alors que la guerre de Sécession éclate bouleversant leurs vies à jamais…

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[Alerte, longue chronique]

Un énorme classique de la littérature américaine, doublé d’un succès majeur de l’histoire du cinéma… Voilà que je me suis attaquée à un mastodonte : Autant en emporte le vent. Je me suis lancée sans rien connaitre de l’histoire – si ce n’est qu’elle se déroulait lors de la guerre de Sécession – désireuse de saisir la chance de découvrir une œuvre si connue sans aucun spoil (Vous savez, c’est un peu le problème que l’on rencontre d’habitude avec les romans trop célèbres dont on connait l’histoire même sans l’avoir lu). Et je dois dire que le roman était très différent de l’idée que je m’en faisais.
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La vie devant soi, Romain Gary

couv47940448.gif.jpgMomo, petit garçon arabe, se débat contre les six étages que Madame Rosa, la vieille femme juive qui l’élève, ne veut plus monter, et contre la vie. Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son « trou juif », elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. 

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Je crois que je tiens mon record de retard de chronique puisque j’ai lu ce roman…en avril. No comment. Mieux vaut tard que jamais, non ?

Vous connaissez mon amour pour Romain Gary depuis La Promesse de l’aube. J’ai donc poursuivi ma découverte de l’auteur avec un autre de ses romans les plus connus.

Mon ressenti face à La vie devant soi est un peu particulier. Le résumé n’était pas forcément très éclairant, ou du moins n’ai-je pas su lire entre les lignes les indices sur l’histoire. Pour le dire franchement, je ne m’attendais absolument pas aux thèmes traités par le roman, et j’ai donc été d’autant plus déconcertée, marquée.

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Martin Eden, de Jack London

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Pour Ruth, dont il est follement amoureux, Martin Eden, dont la vie n’avait été jusqu’alors que « coups d’audace désespérée, aventures, dangers », décide de devenir un autre homme. Il sera écrivain. Martin étudie et travaille comme un damné mais le succès se fait attendre et tous le lâchent…

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Je me suis accordée le droit de tricher un peu pour mon Défi 12 mois, 12 amis, 12 livres en remplaçant L’été grec de Jacques Lacarrière par Martin Eden de Jack LondonC’était mon copain qui m’avait conseillée ce roman, mais comme il n’est pas en France en ce moment, je n’ai pas pu lui emprunter, et pas moyen de le trouver en bibliothèque. Je me suis donc rabattue sur un de ses auteurs préférés dont j’avais déjà lu (et apprécié) L’Appel de la forêt et Le peuple d’en-bas. Et je dois dire que je ne suis pas mécontente de ce choix !

Si vous connaissez Croc-blanc, les romans de Jack London riment peut-être pour vous avec l’amour des animaux et de la nature. Mais ils sont également ancrés dans le social et engagés dans la dénonciation des inégalités de classe.

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Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier

couv70109870Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrit qu’il soupçonne sa femme de vouloir l’empoisonner, Philip le croit d’emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n’a rien de la femme qu’imagine Philip…

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Il y a bien longtemps, j’avais décidé de participer au challenge Daphné Du Maurier, qui consiste simplement à lire les romans de l’auteur et des livres à son sujet ou inspirés de ses œuvres. J’ai déjà découvert Rebecca (un coup de cœur absolu), Manderley for ever (une biographie très intéressante) et Le Bouc-émissaire (petite déception, une ambiance trop gothique et des personnages trop malsains à mon goût). Il était donc temps de reprendre là où je m’en étais arrêtée, avec le bien connu Ma cousine Rachel. Coïncidence, une nouvelle adaptation cinématographique va bientôt sortir au cinéma !

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