Les classiques que j’aimerais découvrir en 2022

Il y a quelques semaines, je faisais le bilan de mon challenge/résolution de lire plus de classiques. J’ai décidé de poursuivre l’expérience cette année en me concoctant un nouveau programme de lecture.

Voici ma sélection de classiques pour 2022 !

[Comme l’année dernière, j’ai volontairement sélectionné un grand nombre de titres, probablement plus que je ne pourrai en lire, pour pouvoir y piocher selon mes envies au fil des mois.]

Au printemps

Avec le printemps vient l’envie de grand air et de voyage… Une saison parfaite pour se lancer dans le célèbre roman de Jack Kerouac, Sur la route.

Une chambre à soi (ou Un lieu à soi selon les éditions) est un classique de la littérature féministe que l’on ne présente plus.

On m’a offert 1984 à Noël, il est donc temps pour moi de me replonger dans les classiques de la science-fiction !

J’avais lu il y a quelques années Loin de la foule déchaînée, j’ai bien envie de poursuivre ma découverte de l’auteur avec Tess d’Uberville.

Je termine par Le temps de l’innocence, que j’ai en réalité déjà lu à l’heure où j’écris ces lignes. Si j’étais curieuse de découvrir la littérature américaine féminine du début du XXème siècle, je n’ai pas été totalement convaincue par le sujet.

Lire la suite

En 2021 je lis des classiques – Bilan

L’année dernière, je prenais la résolution de lire davantage de classiques. Pour m’y aider, je m’étais concoctée un programme de lectures, avec l’idée d’en lire 1 ou 2 par mois.

Il est temps de faire le bilan de ce « challenge » !

Mes lectures classiques de 2021

En 2021, j’ai lu 9 classiques parmi ce programme (en trichant un peu avec Northanger Abbey que j’ai lu début 2022).

Lire la suite

Northanger Abbey, Jane Austen

On se retrouve aujourd’hui avec un classique signé de la seule et l’unique, Jane Austen.

À dix-sept ans, Catherine Morland est férue de romans gothiques. Lors d’un voyage à Bath, elle fait la rencontre de Henry Tilney et de sa famille qui l’invitent à séjourner dans leur mystérieux manoir. L’imagination débordante de la jeune fille va la mener au-delà de ses rêves en la guidant vers l’âge adulte et l’amour…

Bien qu’Orgueil et préjugés fasse partie de mes incontournables, il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas plongée dans un roman de Jane Austen.

Northanger Abbey est très différent des autres romans de l’auteure, dans le style, le ton employé et la teneur du récit.

Lire la suite

Les quatre filles du docteur March, Louisa May Alcott

Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes sœurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l’heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l’amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir.

Heureusement que Gallmeister est là pour rééditer des classiques américains, qui n’étaient disponibles en français que dans des éditions abrégées pour la jeunesse. Car Les quatre filles du docteur March est bien plus qu’un livre à destination des jeunes filles.

Lire la suite

La pierre de lune, Wilkie Collins

Le mois dernier, j’ai dévoré La pierre de lune et ses quelques 600 pages. Il faisait partie de ma liste de classiques à lire en 2021, car je voulais absolument découvrir le fameux Wilkie Collins. Autant vous dire que je vais de ce pas ajouter une autre de ses œuvres pour mon programme de 2022 !

Je ne regrette pas mon choix car j’ai été très agréablement surprise par la modernité, le dynamisme et finalement la facilité d’accès de ce classique.

Voilà l’exemple parfait pour démontrer qu’un classique n’est pas forcément ennuyant, et qu’il peut même être carrément addictif !

Le colonel Herncastle, officier de l’armée des Indes, connaissait la malédiction de la pierre de lune, lorsqu’il déroba ce diamant au front d’un dieu hindou. C’est pourtant ce mystérieux bijou, ayant traversé les siècles sous la protection de trois brahmanes, qu’il va offrir à sa nièce, l’impétueuse Rachel Verinder, pour ses dix-huit ans… Lors de la soirée d’anniversaire, trois jongleurs indiens s’introduisent dans le parc. Dès le lendemain matin, on découvre que le joyau, enfermé dans un tiroir de la chambre de Rachel, a disparu. Un majordome insoupçonnable, une vieille fille, un usurier, des avoués, une voleuse repentie et des médecins trop bavards… Tous donnent le change au redoutable sergent Cuff, meilleur limier de la Met, tandis que les deux cousins de Rachel s’affrontent pour obtenir sa main…

Paru en 1868, La pierre de lune est considéré comme l’un des premiers romans policiers, pionnier du genre.

Lire la suite

L’adieu aux armes, Ernest Hemingway

Je vous ai partagé il y a quelques temps mon avis sur Les racines du ciel, je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un autre classique du XXème siècle, L’Adieu aux armes.

Il y aurait très certainement beaucoup à dire sur ce roman. Malheureusement, il ne m’a pas vraiment marqué. Les puristes me pardonneront donc de ne lui consacrer que quelques lignes !

Frédéric Henry, jeune Américain volontaire dans les ambulances sur le front d’Italie, pendant la Première Guerre mondiale, est blessé et s’éprend de son infirmière, Catherine Barkley. Ils tentent alors de fuir la guerre.

Après voir eu un coup de cœur pour Pour qui sonne le glas, je dois avouer que j’ai été déçue par L’Adieu aux armes. Je pensais y retrouver ce qui m’avait fait aimer Hemingway : une histoire d’amour forte dans un contexte de guerre, des personnages passionnés, portés par leurs convictions.

Lire la suite

Les racines du ciel, Romain Gary

En début d’année, je me suis décidée à lire davantage de classiques, me concoctant à cet effet une liste assez ambitieuse. Et j’ai enfin tenu ma résolution puisque j’ai découvert trois classiques en quelques mois.

Aujourd’hui, je m’arrête sur Les racines du ciel, une lecture dont je suis ressortie un peu mitigée.

Avant toute chose, je dois rendre hommage à Gary qui est un de mes auteurs préférés, même si Les racines du ciel n’est pas mon favori. Je ne peux que vous conseiller et vous reconseiller La promesse de l’aube et La vie devant soi.

En ouvrant le roman, j’ai été étonnée du choix de la thématique, je n’attendais pas l’auteur dans ce registre. Ce n’était pas pour me déplaire puisque j’ai une passion pour les éléphants, et encore plus depuis que j’ai eu la chance de les voir dans leur milieu naturel en Tanzanie.

Paru en 1956 (et prix Goncourt !), Les racines du ciel est résolument moderne dans ses considérations et son engagement en faveur de la protection de l’environnement et des espèces menacées. Malheureusement, la question est tristement d’actualité – même si la législation a évolué, on n’en a pas fini avec le braconnage et le commerce de l’ivoire.

Lire la suite

Lolita, Vladimir Nabokov

J’ai longtemps hésité à lire ce classique en raison de son sujet et des polémiques qu’il a suscitées. Finalement, la curiosité et l’envie de me faire mon propre avis l’ont emporté !

« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. »

Je ressors de ma lecture assez perplexe, j’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. En fait, j’ai eu du mal à saisir où l’auteur voulait en venir, quelle était son intention en mettant en scène ce personnage abject. J’avais eu la même sensation en lisant My Absolute Darling, dont la violence m’avait d’abord heurtée. J’ai ce besoin de comprendre la démarche de l’auteur, et ici elle reste pour moi assez floue. De ce fait, j’ai gardé une certaine distance avec le roman et je n’ai pas été totalement convaincue.

En même temps, l’auteur revendique lui-même l’absence de démarche. Dans la postface, il explique se refuser à écrire « une fiction didactique », privilégiant avant tout l’esthétique de l’écriture. Il ne cherche ni à faire l’apologie de la pédophilie, ni à la dénoncer. En somme, la morale ne l’intéresse pas.

Lire la suite

David Copperfield, Charles Dickens

Après avoir découvert une bonne partie de l’œuvre de Dickens – je vous ai déjà parlé du Mystère d’Edwin Drood, des Grandes Espérances et d’Un chant de Noël – je me suis enfin décidée à lire un de ses romans les plus connus, David Copperfield.

David menait une enfance heureuse auprès de sa mère, avant que celle-ci se remarie avec un homme cruel et tyrannique, Mr Murdstone. N’écoutant que son cœur rebelle, il décide de s’enfuir pour retrouver une grand-tante qui pourrait bien s’occuper de lui…

C’est le début d’un voyage tragi-comique vers l’âge adulte, entre amitiés et trahisons, au cours duquel le jeune garçon fera la connaissance de personnages hauts en couleur, issus pour la plupart de milieux populaires.

* * *

J’appréhendais de me lancer dans cette belle brique de plus de 1000 pages – j’ai d’ailleurs coupé ma lecture à la moitié – et malheureusement non sans raison, car ma lecture a été assez laborieuse. Le roman souffre indéniablement de longueurs. J’ai le sentiment que l’auteur aurait pu raconter la même histoire avec moitié moins de pages. Peut-être est-ce dû au format de publication en feuilleton à l’époque – quoi qu’il en soit, on s’attarde sur des détails, on nous tartine des pages et des pages sur des épisodes qui auraient pu n’être qu’anecdotiques. Mon ressenti en a été impacté, et je dois dire que j’ai oscillé entre des moments où j’étais pleinement dans l’histoire et des passages où j’avais du mal à m’empêcher de ne pas sauter de pages.

Lire la suite

Les classiques que j’aimerais lire en 2021

En ce début d’année, alors que les traditionnelles résolutions essaiment ici et là, je me suis rendue compte que j’avais lu peu de classiques ces trois dernières années, à peine une dizaine : Agnès Grey, Emma, La Dame du manoir de Wildfell Hall, Eugène Onéguine, Dickens, Les Trois mousquetaires, La crique du français, Autant en emporte le vent, Au cœur des ténèbres, Martin Eden, Ma cousine Rachel et La vie devant soi.

Pourtant, j’ai toujours aimé les classiques, y compris quand je les lisais dans le cadre scolaire (sauf Balzac, là c’était au-dessus de mes forces). Bien sûr, leur lecture est parfois exigeante, mais après coup je réalise que ce sont souvent mes lectures les plus marquantes.

Il faut dire que c’est tentant de céder à la facilité de découvrir des romans plus modernes, souvent davantage dans l’action, plus accessibles et dont le niveau de langue demande moins de concentration. C’est pourquoi j’avais sans trop le vouloir laissé un peu tomber la lecture de classiques. Certains sommeillent dans ma PAL depuis bien trop longtemps et j’avais besoin de me remotiver avec cette liste pour les en sortir. J’espère qu’elle me permettra de m’y remettre pour de bon !

J’ai conscience que mon programme est ambitieux, mais j’ai préféré voir large quitte à choisir entre plusieurs titres ensuite. J’aimerais en lire au moins 1 par mois, 2 dans les bons mois. Merci d’ailleurs à Déjeuner sous la pluie qui m’a bien inspirée avec son challenge Un classique par mois en 2020 !

J’ai réparti ma PAL de classiques en saisons pour y voir plus clair et parce que certains me semblaient correspondre parfaitement à telle ou telle période de l’année. Bien sûr, il est fort probable qu’il y ait du changement en cours de route, et que j’intervertisse un titre ou deux si j’ai envie de le lire plus tôt que prévu !

C’est parti pour mon programme !

Lire la suite