Tout le bleu du ciel, Mélissa Da Costa

Les lendemains, choisi au hasard en librairie pendant mes vacances, a fait partie sans conteste de mes meilleures lectures de 2021. Presque un an après tout pile, je retrouve l’auteure avec son premier roman, Tout le bleu du ciel.

Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Mélissa Da Costa a encore frappé fort et juste.

Il suffit de lire le résumé pour comprendre que l’histoire s’annonce bouleversante. Mais encore s’agit-il de mener cette histoire sans tomber dans le pathos ni assommer le lecteur par un récit trop déprimant. L’auteure réussit son pari avec brio en nous entraînant dans un road-trip de la dernière chance.

Lire la suite

Les lendemains, Mélissa Da Costa

Alors que j’étais en vacances dans le Cantal, je me suis retrouvée en rade de livres à lire. Comme je ne me voyais pas passer les derniers jours de mon séjour sans lecture, j’ai profité d’un passage en ville pour faire un saut en librairie (pour une fois que j’avais une bonne excuse pour faire grossir ma PAL haha). En parcourant un peu au hasard les étalages, je suis tombée sur le roman de Mélissa Da Costa, qui se déroulait en Auvergne. J’ai aimé le clin d’œil alors j’ai décidé de tenter la découverte !

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d’essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

Tout simplement bouleversant. Malgré la thématique assez difficile, j’ai dévoré Les Lendemains en quelques jours, portée par la puissance du récit, le réalisme des personnages que l’on a l’impression de côtoyer pour de vrai, les émotions fortes parfaitement retranscrites et finalement la beauté du message.

Amande a presque 30 ans lorsqu’elle perd brutalement son mari. Elle se sent incapable de reprendre sa vie normale, perdue dans une zone grise où plus rien n’a de sens, avec l’impression de ne plus savoir vivre dans le monde.

Alors elle décide de louer une maison isolée en Auvergne, comme pour se couper du monde et n’avoir pas à affronter les gens, la vie qui continue, le quotidien qui lui semble insurmontable. Elle se mure dans sa solitude, dans son silence, fuyant l’extérieur, le contact humain, même le chat qui passe dans le jardin.

Lire la suite