Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier

couv70109870Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrit qu’il soupçonne sa femme de vouloir l’empoisonner, Philip le croit d’emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n’a rien de la femme qu’imagine Philip…

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Il y a bien longtemps, j’avais décidé de participer au challenge Daphné Du Maurier, qui consiste simplement à lire les romans de l’auteur et des livres à son sujet ou inspirés de ses œuvres. J’ai déjà découvert Rebecca (un coup de cœur absolu), Manderley for ever (une biographie très intéressante) et Le Bouc-émissaire (petite déception, une ambiance trop gothique et des personnages trop malsains à mon goût). Il était donc temps de reprendre là où je m’en étais arrêtée, avec le bien connu Ma cousine Rachel. Coïncidence, une nouvelle adaptation cinématographique va bientôt sortir au cinéma !

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Le Mystère d’Edwin Drood, Charles Dickens

9782221115800Un bon moment ♥ ♥

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui avec un nouveau roman de Dickens. J’en suis d’ailleurs à mon troisième roman de l’auteur, et je n’ai encore lu ni Oliver Twist ni David Copperfield ! Je crois bien que ça relève de l’exploit haha !

J’ai adoré retrouver la plume de Dickens. Après le temps d’adaptation nécessaire – qui avait rendu ma lecture des Grandes espérances un peu mitigée – le célèbre britannique est en passe de devenir un de mes auteurs favoris.

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Un chant de Noël, de Charles Dickens

couv25441457.jpg Une bonne surprise ♥

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse l’invitation de son neveu et s’enferme chez lui. Pour ce vieil homme avare et solitaire, que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Entraîné tour à tour dans le passé, le présent et le futur, le vieux grincheux reçoit une leçon de vie. 

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Charlie et la chocolaterie, Roald Dahl

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 Une bonne (ancienne) surprise ♥

 

Je me suis de nouveau plongée dans l’univers de Charlie et Willy Wonka dans le cadre du challenge d’hiver Masscritics pour lequel il fallait « relire un livre que vous aviez aimé quand vous étiez enfant. » J’avoue que j’ai fini cette lecture depuis une éternité, mais je ne me décidais pas à écrire la chronique !

 

Charlie et la chocolaterie

Un classique de la littérature jeunesse que l’on ne présente plus. Charlie Bucket est un petit garçon anglais qui vit dans une toute petite maison avec son père, de sa mère et les quatre grands-parents. Il raffole du chocolat de la célèbre chocolaterie Wonka mais, faute d’argent, il ne peut se procurer qu’une seule tablette par an, le jour de son anniversaire.  Pour protéger sa créativité et ses recettes secrètes, Willy Wonka a fermé sa chocolaterie au public, afin d’éviter l’espionnage industriel. Mais voilà qu’un jour le chocolatier annonce qu’il a glissé, dans 5 tablettes de chocolat vendues dans le monde entier, un ticket d’or qui permettra à celui qui le trouvera de passer une journée dans la chocolaterie et de gagner assez de chocolats et de confiseries pour le nourrir jusqu’au restant de ses jours.

Le livre de Roald Dahl a surtout été popularisé par le film réalisé par Ticharlie-et-la-chocolaterie-dvd.jpgm Burton, avec Johnny Depp dans le rôle de Willy Wonka et Freddie Highmore dans le rôle de Charlie. J’ai été très étonnée de voir, en relisant le livre, à quel point le film était fidèle au livre. C’est très simple : les scènes, les chansons, l’univers, tout y est, et dans l’ordre  ! Le film rajoute même des éléments en plus, en particulier l’histoire personnelle de Willy Wonka qui reste un mystère dans le livre.

L’imagination de Roald Dahl relève du génie : on ne peut être qu’émerveillé devant tous ces chocolats aux multiples saveurs, la rivière en chocolat, le gazon comestible, le chewing-gum qui ne perd jamais de goût et autres caramels et guimauves. C’est un livre qui se savoure aussi bien avec les papilles qu’avec les yeux.

 Le personnage de Willy Wonka dénote par sa folie et son excentricité et tient à lui seul le récit, rythmé par son insouciance et son cynisme. Le halo de mystère qui l’entoure renforce son intérêt. A ses côtés, les irréductibles et non moins loufoques Oompa loompas, peuple miniature venu de contrées lointaines, uniques ouvriers de la chocolaterie qui agrémentent le roman de leurs chansons cinglantes de franchise.

Charlie et la chocolaterie est un livre très manichéen, ce qui est peu étonnant quand on rappelle qu’il est adressé aux enfants.  Parmi les enfants qui remportent le ticket d’or et que l’on va suivre tout au long de la visite de la chocolaterie, seul Charlie apparaît comme l’enfant sage, gentil, obéissant, doté de bonnes intentions, réellement intéressé par la magie de la chocolaterie et sans prétention. Accompagné de son grand-père, il suit à la lettre les consignes de Willy Wonka et n’émet aucune critique. Il est même un peu trop parfait pour être crédible, quand on pense à son sens du sacrifice envers les membres de sa très pauvre famille. Les autres enfants sont l’incarnation d’un défaut pour lesquels ils vont tour à tour être punis : Augustus Gloops, l’enfant dont la gourmandise n’a pas de limites, Violette Beauregard, l’enfant capricieuse et bornée, Veruca Salt, la fille de riches qui obtient tout ce qu’elle veut et croit que tout peut s’acheter, et Mike Teavee, l’enfant addict à la télévision et aux écrans. Le roman est donc aussi l’occasion de rappeler les principes d’une bonne éducation pour éviter de produire un enfant capricieux, pourri-gâté et foncièrement méchant.

=> En bref, un roman qui mérite d’être connu pour l’univers fantaisiste, très imagé et plein d’humour créé par Roald Dahl. Pas de surprise, cependant, pour ceux qui ont déjà vu le film !


Charlie et le grand ascenseur de verre (tome 2)

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Mais ce n’est pas fini, car Roald Dahl a écrit une suite ! Eh oui ! Celle-ci est beaucoup moins connue que le premier tome, car elle n’a pas été adaptée au cinéma.  Charlie et le grand ascenseur de verre est totalement différent du premier tome, que ce soit le cadre, l’univers ou la tonalité. Il semble s’adresser à un public plus large (voire adulte) et prend un sens plus complexe que la petite morale de Charlie et la chocolaterie.

A la fin du premier tome, Willy Wonka offre la chocolaterie à Charlie et souhaite le former pour qu’il devienne son successeur. Il accepte que Charlie emmène avec lui toute sa famille pour s’installer dans la  chocolaterie, y compris ses grands-parents qui ne sortent jamais de leur lit. Les Bucket et Willy Wonka partent alors en voyage dans le grand ascenseur de verre de la chocolaterie…jusqu’au moment où ils atterrissent accidentellement dans l’espace.

Le scénario de ce second tome est assez tiré par les cheveux et m’a personnellement moins convaincue, d’autant que l’on ne retrouve pas l’univers gourmand et magique des chocolats et friandises. Néanmoins il est intéressant d’en remarquer l’aspect politique et historique. Roald Dahl nous rejoue la guerre froide dans un livre pour enfants : la folie de la course à la conquête spatiale, l’absurdité du comportement du président américain, la crainte exagérée pour la sécurité du territoire américain, les Soviétiques désignés d’emblée comme les coupables, si ce n’est la Chine de Mao…

« Tous les yeux étaient rivés sur l’écran  de télé, tandis que le petit objet de verre, fusées allumées, glissait doucement derrière le gigantesque Space Hotel.

-Ils vont arrimer ! hurla le Président. Ils vont aborder l’hôtel !

-Ils vont le faire sauter ! s’écria le chef de l’armée de terre. Faisons-les d’abord sauter, eux ! Crac, boum, patatras, pan pan pan !

Le chef de l’armée de terre portait tant de médailles qu’elles lui recouvraient entièrement la poitrine et descendaient même le long de ses pantalons. »

On retrouve avec ce tome la plume acerbe, assez cynique de Roald Dahl, caractéristique de ses nouvelles pour adultes. Il critique la politique de cette période en tournant sans arrêt en ridicule les personnages. Il se permet aussi des dialogues d’un culot assez remarquable et totalement désabusé grâce au cynisme de Willy Wonka, surtout quand le personnage s’adresse aux grands-parents peureux (un peu comme les enfants pas sages dans le premier tome).

« – Ça, c’est un peu fort ! dit grand-maman Joséphine. Nous allons être réduits en bouillie !

– Comme des oeufs brouillés ! ajouta grand-maman Georgina.

– Ça, dit Mr. Wonka, c’est un risque à courir.

– Vous plaisantez, fit grand-maman Joséphine. Dites-nous que vous plaisantez.

– Madame, déclara Mr. Wonka, je ne plaisante jamais.

– Oh, mes chéris ! s’écria grand-maman Georgina, nous allons être hachés-patés jusqu’au dernier !

– Très probablement, dit Mr. Wonka. »

Toutefois, le roman perd beaucoup de son humour pour prendre une teinte plus tragique, avec en particulier des monstres, portant le doux nom de Kpoux Vermicieux, qui font un massacre.

Le retour à la chocolaterie se focalise cette fois-ci sur les personnages des grands-parents, avec une scène assez savoureuse, sans oublier, toujours, la critique et la réflexion sur la vieillesse.

=> En somme, un deuxième tome qui est moins prenant mais révèle le côté obscur de la plume de Dahl derrière la légèreté de la fantaisie : cynisme et critique sociale et politique. 

« Rebecca », Daphné du Maurier

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Coup de cœur ♥ ♥ ♥

 

Magistral, inoubliable. Je pourrais presque m’arrêter là tellement ce livre est une merveille. Je l’ai lu dans le cadre du Challenge d’hiver, « Lire un livre que l’on vous a offert », au mois de janvier (oui, la chronique a un léger retard…).

La narratrice n’est encore que la jeune demoiselle de compagnie de Mrs Van Hopper lorsqu’elle rencontre le fameux Max de Winter dans un hôtel de Monte-Carlo. Elle ne se doute pas alors qu’elle va devenir sa femme et devra faire face au souvenir omniprésent de sa première épouse disparue, Rebecca, dans la belle demeure de Manderley.

Avant toute chose, Daphné du Maurier écrit magnifiquement bien. Elle a ce don de transmettre toutes les émotions des personnages et les tensions qui rythment le récit. Elle vous embarque avec elle dès les premières pages et ne vous lâche qu’une fois le livre refermé. J’aime particulièrement les récits à la première personne, et ici cela nous permet d’entrer dans l’intériorité complexe de la narratrice et de ressentir toutes les tourments que lui causent la situation dans laquelle elle se trouve.

En effet, elle arrive en tant que nouvelle épouse de Maxim de Winter à Manderley, seulement quelques temps après la disparition tragique de Rebecca. L’auteur montre alors à quel point il est difficile pour la jeune fille d’être la femme d’un deuxième mariage, et plus encore d’arriver après la mort de Rebecca. Elle ne pourra jamais rivaliser avec cette femme, dont la mort a sacralisé le souvenir. Tout le monde aime Rebecca. Comment pourrait-on détester une morte ? Sa « présence » paradoxale, dans un lieu qui sera toujours la maison de la défunte, avec ses meubles, son jardin, ses objets personnels, ses domestiques, devient vite oppressante et insupportable pour la narratriceTout rappelle Rebecca, tout est élément de comparaison entre la merveilleuse, belle et talentueuse Rebecca et la nouvelle femme gauche et quelconque.  C’est assez bouleversant de voir à quel point une absence peut faire autant de mal. La narratrice ne parvient pas à trouver son identité et sa marque dans ce milieu social et ce rôle de maitresse de maison qu’elle ne connaît pas, et est simplement réduite à ce que faisait Rebecca. Ainsi, alors que ce deuxième mariage aurait dû être le début d’une nouvelle vie, Maxim et sa nouvelle épouse ne parviennent qu’à vivre dans une imitation maladroite du passé.

«  Sa voix continuait à flotter quelque part, et le souvenir de ses paroles. Il y avait des lieux qu’elle avait visités et des choses qu’elle avait touchées. Peut-être des placards contenaient-ils encore des vêtements qu’elle avait portés, retenant son parfum. Dans ma chambre, sous mon oreiller, j’avais un livre qu’elle avait tenu dans ses mains et je la voyais l’ouvrant à cette première page blanche, souriant tout en écrivant et secouant son stylo. « A Max, Rebecca. » Ce devait être son anniversaire, et elle avait posé ce livre parmi d’autres cadeaux sur la table du petit-déjeuner. Et ils avaient ri ensemble tandis qu’il arrachait le papier et la ficelle. Elle se penchait peut-être sur son épaule pendant qu’il lisait. Max. Elle l’appelait Max. C’était familier, gai, facile à prononcer. La famille pouvait bien l’appeler Maxim si elle y tenait. Les grand-mères et les tantes. Et les gens comme moi, calmes, ternes et jeunes, et qui ne comptaient pas. Max était à elle, elle avait choisi ce nom, et avec quelle assurance elle l’avait tracé sur la page de garde de ce livre ! […] Sa voix résonnait à travers la maison et dans le jardin, insouciante, familière et sûre d’elle comme son écriture. Et moi, je devais l’appeler Maxim. »

« Rebecca », c’est aussi l’histoire d’un couple, de ses difficultés et des désillusions entre attentes et réalité.

Dès le départ, il y a un déséquilibre entre Maxim et sa femme qui est cause de souffrance pour la narratrice. Elle, la jeune fille modeste, qui ne connaît rien du monde et de ses manières, ayant peu confiance en elle. Lui, l’homme charismatique, propriétaire d’un domaine prestigieux qu’il dirige en maître, d’âge mûr et ayant voyagé, habitué à la vie mondaine. Le déséquilibre d’âge et de statut produisent un fort complexe d’infériorité pour la jeune épouse, qui a l’impression que Maxime la traite avec pitié, avec une gentillesse un peu lointaine,  et non, comme elle le voudrait, avec l’amour d’un mari pour sa femme. Il est terrible de voir cela s’insinuer dans le couple au fur et à mesure.

Cela est d’autant plus complexe qu’elle a, dès le début, l’impression  qu’elle est là simplement pour le consoler de son amour perdu, car elle est jeune, distrayante et  constitue une compagnie assez réconfortante. En somme, qu’elle ne pourra jamais être une épouse comme les autres. Et on comprend alors qu’elle ne pourra jamais accéder à un bonheur simple, alors que c’est tout ce qu’elle demande.

« Pourquoi fallait-il toujours qu’il me traitât en enfant, enfant gâtée, irresponsable, créature à caresser de temps en temps quand il en sentait l’envie, mais oubliée le plus souvent après une tape sur l’épaule et la recommandation d’aller jouer plus loin ? J’aurais voulu qu’il arrivât quelque chose qui me fît paraître plus sage, plus mûre. Est-ce que ça continuerait toujours comme ça ? Lui devant moi, avec ses humeurs que je ne partageais pas, ses soucis secrets que j’ignorais ? Ne serions-nous jamais ensemble, un homme et une femme, épaule contre épaule et la main dans la main, sans fossé entre nous ? Je ne voulais pas être un enfant. J’aurais voulu être sa femme, sa mère. J’aurais voulu être vieille. »

Il y a quelque chose d’extrêmement dramatique dans la manière dont leur mariage est un échec dès le début. Maxim et elle ne peuvent pas être heureux, et cela dès le moment où Maxim décide qu’ils vont aller vivre à Manderley, ce lieu plein de souvenirs. Cette décision est une forme d’autodestruction car elle empêche l’insouciance et l’oubli.  Un fossé se creuse et s’élargit entre eux, alimenté par toute une vie passée dont il ne lui parle pas. Maxim n’est pas non plus très conciliant avec sa nouvelle femme car il ne se rend pas compte à quel point cela est difficile pour elle qui ne connaît rien à la vie d’un domaine, qui débarque en étrangère dans un monde qui est peut-être celui de De Winter, connu et respecté de tous, mais pas le sien. En même temps, Maxim est un personnage attachant, pas mauvais, et jamais il ne donne le sentiment de causer du tort exprès.  Le fait de tout percevoir par le biais de la jeune femme fait que l’on accède à la réalité simplement par ses impressions et ses sentiments à elle, sachant qu’elle a naturellement tendance à penser que les autres pensent du mal d’elle. Mais je ne voudrais pas non plus vous donner l’impression que c’est un roman très noir et dépressif ! Il y a beaucoup de drame, mais le roman ne se résume pas à cela !

Le dernier point fort du roman, c’est la manière dont Daphné du Maurier nous tient en haleine tout du long. Sans savoir pourquoi, l’ambiance du récit fait que l’on craint toujours qu’il se passe une catastrophe. Le personnage de Mrs Danvers, qui prend en grappe la nouvelle Mrs de Winter par fidélité à son ancienne maitresse, donne des frissons ! Surtout, il y a un retournement complètement inattendu dans le récit !!!  Je peux vous assurer que j’ai imaginé des centaines de scénario mais  je n’aurais jamais pensé à cela ! C’est simplement génial. L’œuvre est parfaitement construite puisqu’arrivé à la fin, on n’a qu’une envie, c’est de relire les premières pages pour retourner en un sens dans le « présent » des personnages, puisque le cœur du récit commence avec un grand flash back : « J’ai rêvé que je retournais à Manderley ».

 => En bref,  Rebecca fait partie des incontournables ! Alors vous aussi, allez rêver à Manderley ! Quant à moi, je pars à la recherche des autres œuvres de Daphné du Maurier…

« Les Grandes Espérances », Charles Dickens

 

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Mitigé ÷

Un aveu d’échec, en quelque sorte, car je n’ai pas réussi à établir un verdict clair pour ce livre… Plus exactement, il faudrait deux verdicts, l’un pour la première partie de l’œuvre, l’autre pour la deuxième.

Pendant longtemps, je me disais que j’allais apposer la mention « Sans plus » à ce livre. Ce longtemps, ça a été pendant environ la moitié du livre. J’ai trainé dans ma lecture (sérieusement, j’ai du mettre au moins 1 mois à lire les 100 premières pages), à la fois parce que le début du roman est un peu rédhibitoire et parce que je n’avais pas trop le temps de lire au moment où j’ai commencé. Sauf que ce n’est jamais bon de laisser trainer un livre, on oublie ce qu’il s’est passé, on n’entre pas bien dans le livre, on a l’impression que ça traine, que l’intrigue n’avance pas etc. Bref, ça n’a rien arrangé ! Surtout que, dans mon édition, le roman faisait 400 pages écrites minuscule, et que je n’avais jamais lu Dickens donc je ne savais pas trop à quoi m’attendre (je n’avais en tête à la limite que l’image d’Oliver Twist).

L’intrigue d’origine est la suivante : Pip est un jeune orphelin qui vit dans un petit village anglais avec une sœur qui le maltraite et le compagnon de celle-ci, Joe Gargery, un forgeron illettré en qui il trouve un allié précieux. Un jour, il fait la rencontre d’un forçat dans les marais, qui l’oblige à lui venir en aide et qui marquera profondément ses souvenirs. Globalement dénigré et traité comme un moins que rien, il est plongé dans la pauvreté et destiné à devenir apprenti de Joe pour lui succéder. La perspective de vie de Pip n’est donc pas très réjouissante, jusqu’à ce qu’il fasse de nouvelles rencontres et qu’on lui donne l’opportunité de s’élever dans la société.

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