« Divergente 3 », Veronica Roth

Lecture commune avec UnnomcommeLea ! C’est ma première lecture commune et j’en suis très heureuse, surtout que je l’ai fait beaucoup patienter (le temps que je lise les autres tomes) et elle m’a gentiment attendue !  N’hésitez pas à aller voir son blog !

Pour vous rafraichir la mémoire, vous pouvez jeter un œil à la chronique du tome 1 et du tome 2 ! C’est parti !

divergente 3.png

Comment dire…

Tout allait bien jusqu’à la page 428. Et maintenant, je suis en colère. Je suis en colère parce que je ne peux pas aimer un livre dont je n’ai pas aimé la fin, et je ressors profondément frustrée de cette trilogie (comme de beaucoup de trilogies d’ailleurs).

J’ai toujours trouvé qu’écrire une fin heureuse, quoi qu’on en dise,  est beaucoup plus dur qu’écrire une fin triste, car cela demande plus d’effort de la part de l’auteur pour qu’elle paraisse crédible et pas niaise. Mais j’avais déjà remarqué que Veronica Roth avait une tendance agaçante à faire mourir très facilement beaucoup de personnages. Alors bien sûr, cela met un peu de drame pour pimenter le récit, mais arrivé à un certain stade, cela devient inutile et un peu énervant, d’autant que l’on s’attache aux personnages et qu’ensuite on se retrouve avec un roman sur la perte.

Comme je ne veux pas vous dévoiler la fin, je conclurai par cet extrait qui reflète bien et  avec plus d’humour ma frustration face de telles fins !

 

Bref, fini le réquisitoire ! Maintenant je vais tenter de passer outre cette fin que je n’ai toujours pas digérée et vous chroniquer le reste du livre !

Souvenez-vous : à la fin du tome 2, Tris et les autres découvraient que toute leur vie, le système des factions, les Divergents, résultaient en réalité d’un projet créé par d’autres il y a plusieurs centaines d’années, et qu’il existait un monde extérieur.  Une dénommée Edith Prior leur annonce dans une vidéo que lorsque le moment sera venu, c’est-à-dire lorsque de plus en plus de Divergents apparaitront, il faudra qu’ils sortent de la ville et viennent à la rencontre des gens du dehors. Alors qu’Evelyn semble déterminée à imposer sa dictature pour empêcher que le système des factions soit recréé, Tris, Quatre et quelques-uns de leurs amis décident d’aller voir de l’autre côté de la Clôture. Que vont-ils découvrir ? Quel genre de gens les ont enfermé dans la ville, et à quelle fin ?

A part le GROS bémol de la fin, c’est un très bon tome.

L’auteur a décidé de changer la structure du livre : on a en alternance la voix de Tris et celle de Quatre, ce qui est assez déboussolant. Pour le coup, je trouve que ça n’apporte pas grand chose et surtout que la narration et le style des deux personnages ne sont pas assez différenciés. Il m’est arrivé d’oublier que c’était Quatre qui parlait jusqu’à ce qu’il s’adresse à Tris !

J’appréhendais un peu le changement de décor dans ce dernier tome, avec le passage au-delà de la Clôture, mais l’intrigue reste prenante et on découvre de nouveaux personnages intéressants comme Matthew.

Avec ce nouveau monde, on découvre plein de choses sur le pourquoi des factions, leur histoire, leur portée. Je ne veux pas vous gâcher la surprise mais j’ai trouvé toutes les explications autour de la génétique et des expériences menées peu claires et pas forcément très pertinentes quand on les met en perspective avec les deux premiers tomes.  Je pense que l’auteur aurait pu mieux étoffer le concept de sa dystopie, voire carrément se passer de ce scénario de test grandeur nature. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir l’image des Sims dans ma tête tout au long de la lecture, comme si la ville où vivait Tris n’était pas réelle mais simplement des bonhommes manipulés par d’autres !

Ce que j’ai le plus apprécié dans l’aboutissement de cette trilogie, c’est l’évolution des personnages.  Ils ont acquis plus de maturité, plus de complexité. Comme toujours dans Divergente, il y a beaucoup d’introspection et de questionnements (de la part de Tris et de Quatre), d’autant que leurs certitudes, leurs valeurs et leurs identités ont volé en éclat. Tris apprend des choses sur le pardon, sur ce qui est juste, sur ce que l’on a le droit ou pas de faire pour atteindre son objectif. Il y a aussi, chez Tris, toute une prise de conscience sur ce qu’est une relation amoureuse, sur les difficultés et les concessions nécessaires et la manière dont on doit prendre sur soi et se rappeler que l’on ne peut pas reprocher à quelqu’un de ne pas être parfait alors qu’on ne l’est pas soi-même. Les personnage sont très fouillés et on sort enrichi de ces réflexions, car ce sont des choses que l’on vit tous. Je crois bien que c’est la première fois que je vois cela dans un roman de YA !

=> Pour conclure sur cette chronique (et en m’excusant pour le ton indigné de la première partie, écrite à chaud !!), le tome 1 est finalement bel et bien celui que j’ai préféré. Mais le tome 3 est totalement différent et autant intéressant du point de vue de la maturité des personnages et des questionnements, sans oublier l’action ! J’ai décidé en dernier recours de faire un déni de la fin… C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour continuer à apprécier comme avant la trilogie  Divergente, que je conseille à tous !

Publicités

« Divergente 2 », Veronica Roth

On retrouve Divergente pour la suite de la trilogie ! L’avis du premier tome est disponible ici ! J’ai longtemps hésité à vous chroniquer ce tome, n’étant pas sûre d’avoir assez de matière pour le faire. Mais pour une question de cohérence, je me suis décidée ! Alors allons-y !

couv42872342Si vous vous souvenez bien, à la fin du tome 1, Tris échappait de justesse au massacre des Altruistes par des Audacieux sous l’effet d’une manipulation orchestrée par les Erudits. A présent, les certitudes de Tris ont volé en éclat, l’affrontement est inévitable entre les factions. Tandis qu’elle cherche refuge à tour de rôle dans plusieurs factions différentes, son statut de Divergente et de rebelle contre l’autorité ne cesse de la mettre en danger. Va-t-elle assumer la responsabilité de rétablir la paix et l’ordre dans ce monde déchiré ?

* * *

Contrairement aux craintes que j’évoquais à la lecture du tome 1, le fait qu’on ne soit plus dans une phase d’initiation du personnage ne m’a pas dérangée plus que ça, parce que l’auteur est autant douée pour les scènes d’action que pour les dialogues ou les introspections. Les personnages de Tris et Quatre (non parce que « Tobias », ça craint un peu, non ?) sont vraiment complets et attachants, et on ne peut qu’être heureux de les suivre à nouveau dans le tome 2 !

L’ambiance du deuxième tome est différente, puisqu’on est face à une Tris en proie au chagrin, à la culpabilité, au traumatisme, au doute, après la mort de ses parents et de Will (son ami Audacieux qu’elle avait dû tuer car il était sous l’influence de la manipulation des Erudits). A vrai dire,  à la longue cela m’a plutôt agacée, en particulier son incapacité à tenir un pistolet ou ses tendances suicidaires (sacrificielles) à répétition.

J’ai trouvé également un peu répétitif les tensions ou les disputes de Tris et Quatre, quand chacun ment à l’autre alors qu’ils se sont promis de ne pas le faire. Mais d’un autre côté, d’habitude, une fois qu’un couple s’est formé dans une  fiction, on a tendance à s’ennuyer parce qu’il n’y a plus rien à dire. Or là, comme ils sont toujours en situation de stress ou d’action, on ne tombe pas dans la monotonie !

Par contre, on ne s’ennuie pas ! Les péripéties s’enchainent (certes de manière peu crédibles, mais qui lit une fiction pour que ça ressemble à la réalité ?), les personnages n’ont pas le temps de souffler ! Le suspens nous tient en haleine à coup de surprises, de trahisons et de retournements, et l’auteur a le don de mettre Tris et Tobias dans des situations impossibles, à tel point qu’on se demande parfois s’ils vont s’en sortir.

On a l’occasion d’en savoir plus sur le fonctionnement et les valeurs de chaque section (alors que dans le tome 1 on ne connaissait finalement que les Altruistes et les Audacieux). Et puis scoop : on voit enfin les sans-factions !!!

L’histoire ne reproduit pas les mécanismes classiques des dystopies, où des personnages qui se rebellent contre une institution ou des dirigeants, et j’ai apprécié que ce soit plus complexe : les factions ont les défauts qu’on a vu dans le premier tome mais les personnages se battent avant tout pour la paix et pour que chaque faction et chaque individu ait le droit d’exister.

* * *

En un mot, un bon deuxième tome, peut-être pas le meilleur, mais qui permet de mieux découvrir l’univers de Divergente ! Je vous dit à bientôt pour le tome 3 !!

Verdict Un bon moment

Saga Delirium, de Lauren Oliver

delirium tome 3.jpgLena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une dangereuse maladie, qui fait perdre le contrôle aux individus, les empêche d’être heureux et peut menacer l’ordre de la société. A 18 ans, tous les jeunes subissent une opération du cerveau, le Protocole, qui leur enlève toute capacité à avoir des sentiments amoureux ou de réelles émotions. Peu de temps avant la date de son Protocole, Lena, convaincue du bien-fondé d’une telle procédure (rassurante, stabilisatrice), fait la rencontre d’Alex et perd ses certitudes Lire la suite

« Divergente », Veronica Roth

51SQ+N-ckzL__SX338_BO1,204,203,200_ Divergente, c’est l’histoire d’un monde où chacun est à sa place, avec un comportement et un rôle précis. Pour éviter le désordre et les conflits, la société a été répartie entre Audacieux, Altruistes, Sincères, Fraternels ou Erudits. Parmi eux, on suit Tris, une jeune fille pour qui l’heure du Choix a sonné : elle va devoir déterminer dans quelle faction elle passera sa vie. Et si tout ne se passait pas comme prévu ?

* * *

Chose promise chose due, je vous chronique enfin le premier tome de la trilogie, que j’ai fini depuis le mois de décembre mais dont je n’avais pas eu le temps de vous parler !

D’abord, le concept de division de la société en groupes selon le caractère m’a plu d’emblée. On peut ainsi s’amuser à s’imaginer quel groupe nous correspondrait (personnellement, je serais probablement une Altruiste !). Les cinq factions sont plutôt bien trouvées puisqu’au final chacun a une fonction et tous les aspects de la société et les métiers sont couverts (par exemple les hommes politiques sont Altruistes, les Audacieux s‘occupent de la sécurité). Plus précisément, l’intérêt réside dans les couples défauts/qualités, avec l’introduction progressive des pendants de chaque qualité (intelligence et arrogance, etc). Au début, on ne voit pas vraiment quels défauts ont les altruistes, mais au bout que quelques pages on perçoit clairement la connotation dystopique, dans un monde où tout est poussé à l’extrême, où être altruiste signifie s’oublier totalement, ne jamais penser à soi, n’avoir aucun plaisir particulier et être maitre dans l’art de se faire ignorer.

Lire la suite