Les orphelins du bout du monde, Harmony Verna

couv7851141.jpg Début du XXème siècle. Abandonnée par sa famille dans le désert australien, Leonora est une miraculée. Confiée à un orphelinat, la fillette tisse une amitié aussi forte qu’éphémère avec un petit irlandais rebelle, James O’Reilly. Mais leurs chemins se séparent lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, un couple d’industriels américains.

* * *

J’avais très envie de lire Les orphelins du bout du monde depuis sa parution. Il promettait une belle aventure en Australie, un cadre plutôt inhabituel en littérature et un côté historique qui me plaisait. Mais je dois dire que j’y ai trouvé une histoire assez commune, qui fait la part belle aux clichés et est plutôt prévisible.

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Au bord de la terre glacée, Eowyn Ivey

couv33754006 Hiver 1885.
Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas.
Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu’elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d’une société peu apte à lui reconnaître la liberté à laquelle elle aspire. C’est l’art naissant de la photographie qui lui permettra de s’émanciper et de célébrer la beauté de la vie sauvage qui l’entoure.

* * *

J’avais lu Au bord de la terre glacée, dans le cadre de mon challenge d’hiver, ce qui parait bien plus logique… Mais même si la saison est passée depuis longtemps, je tenais à vous parler de ce roman, le deuxième d’Eowyn Ivey après La fille de l’hiver. Dépaysement assuré !

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C’est l’heure du bilan ! [avril 2019]

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Ce mois-ci, j’ai lu… 

5 romans et 2230 pages. Je ressors plutôt contente de ce mois d’avril. J’ai fait de belles découvertes et des lectures variées. Pas de classique pour ce mois-ci, je n’étais pas vraiment dans l’humeur et je ne voulais surtout pas me forcer, de peur de gâcher la lecture. Mais j’ai déjà entamé celui de mai !

Un coup de cœur

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J’ai pris une grosse claque avec Un fils parfait ! Mathieu Menegaux confirme son talent pour écrire des romans forts et puissants qui traitent de sujets tabous et porte une analyse intéressante sur le système judiciaire.

Une lecture mitigée

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Lecture en demi-teinte avec Les mille visages de notre histoire, qui aborde le sujet de la grossophobie et de l’acceptation de soi, mais traine parfois en longueur et cède à certains clichés et facilités.

 

Deux bonnes surprises

J’ai été très agréablement surprise par mon premier Grimaldi. Je me méfiais après tous les échos que j’en entendais, mais finalement je comprends ce qui plait dans ses romans. Je vous en reparle bientôt !

Je m’attendais à mieux pour Les orphelins du bout du monde, par contre. L’histoire est sympa mais ne fera pas date dans mon esprit.

Une lecture non chroniquée

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La suite de la saga du Nightingale a encore été un gros coup de cœur ❤ Je n’attends qu’une chose : le troisième tome !

 

Ce mois-ci, j’ai vu…

 

 

Les Whaouh du Web

Je voulais vous partager deux articles au sujet du Zéro déchet. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce mode de vie consiste à essayer de réduire au maximum les déchets que l’on produit dans la vie quotidienne. Je m’y intéresse depuis quelques temps et j’attends d’être bien installée dans mon chez moi pour démarrer pleinement la démarche, même si bien entendu c’est un processus long et par étapes.

Et justement, cela peut vite devenir une pression et une source d’insatisfaction permanente. Sur le blog Zero Waste chef, Anne-Marie Bonneau nous parle de la culpabilité que l’on peut entretenir et nous rappelle surtout que nul n’est parfait et que l’important est de commencer quelque part. Dans un autre article, elle répond aussi à l’éternelle question : pourquoi je ferais des efforts si personne n’en fait ? C’est sûr qu’il y a de quoi se décourager en se disant qu’on ne changera pas le monde tout seul. Mais ça vaut le coup, pour soi et pour les autres !

 

Ce mois-ci, j’ai écrit…

5 articles dont 3 chroniques. Je débute tout juste mon stage, j’espère que j’aurai plus de courage pour alimenter le blog durant cette période que la dernière fois ! Croisons les doigts haha 😀

Bon mois de mai à tous et toutes !

 

Un fils parfait, Mathieu Menegaux

couv9543380 Quand on épouse le prince charmant, beau et brillant, qu’on a avec lui deux petites filles adorables, comment imaginer un seul instant que le pire puisse arriver ? Qu’il a menti sur tout, tout le temps ? Qu’il va falloir se résoudre à affronter celui qu’on a tant aimé dans une lutte sans merci ?

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Une fois encore, il est difficile de vous parler du roman de Mathieu Menegaux sans trop vous en révéler et vous gâcher l’histoire. Je vais donc essayer dans cette chronique de parler simplement des thèmes généraux abordés, qui semblent tenir à l’auteur puisqu’ils sont ont assez communs à Je me suis tue. D’ailleurs, plus que l’intrigue en elle-même, c’est le message qui est important. La fiction n’est ici qu’un moyen de réveiller les consciences et de dénoncer les failles du système judiciaire.

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Les mille visages de notre histoire, Jennifer Niven

couv54345167 Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s’est jamais intéressé qu’à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s’est inscrite au lycée.
Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy… aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.

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Je suis heureuse de vous retrouver pour une chronique Young adult. ça fait du bien, entre des classiques et des drames !

Malheureusement, je dois avouer que j’ai un avis assez mitigé sur Les milles visages de notre histoire. Je crois simplement que j’ai été déçue après tous les avis très positifs que j’avais entendus. Je n’ai pas lu Tous nos jours parfaits, premier best-seller de l’auteur, mais pour celui-là, je m’attendais à mieux.

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A la recherche… #15

A la recherche

∼ A la recherche…de romans LGBT ∼

 

Je reviens beaucoup plus tard que prévu pour un nouveau numéro de A la recherche. Pour rappel, dans ce rendez-vous, je vous présente des romans sur un thème : une manière de vous conseiller une lecture et de vous faciliter le travail si vous chercher un livre sur un sujet précis !

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de consacrer la recherche aux romans LGBT (lesbian –  gay – bisexual – transsexual), c’est-à-dire des romans dont un ou plusieurs personnages est homosexuel/bisexuel/transsexuel. J’ai essayé de choisir des romans qui ne traitent pas ce fait juste de manière anecdotique, comme une caractéristique du personnage (de la même manière que le personnage pourrait être roux, Noir ou sportif). Je trouvais plus intéressant de vous proposer des romans dans lequel le fait LGBT avait un impact sur l’intrigue, voire était le sujet central. C’est d’autant plus important que ces livres sont souvent engagés, notamment pour plus de diversité et moins de discrimination. Au-delà de l’histoire, ils permettent de sensibiliser, mais aussi d’apporter un soutien aux personnes LGBT. Malheureusement, force est de constater que l’homosexualité/bisexualité/transsexualité n’est pas encore acceptée dans notre société, et de ce fait en parler est rarement neutre. Ecrire sur l’homosexualité, mettre en scène des personnages LGBT, c’est leur donner une visibilité et permettre aux lecteurs LGBT de se retrouver en eux.

Les personnages LGBT sont encore assez rares en littérature, même si j’ai l’impression que c’est en train de changer. Je n’ai moi-même lu qu’une petite partie des titres qui vont suivre. Je serais donc heureuse de vous permettre de trouver plus facilement des romans sur le sujet !

 

Je commence avec Boy erased, un titre que j’avais repéré et qui a récemment été adapté au cinéma. C’est l’histoire de Garrard, 19 ans, dont les parents, chrétiens ultra-conservateurs, le forcent à aller dans un centre de conversion pour le « guérir » lorsqu’ils apprennent son homosexualité.

On a beaucoup entendu parler de Pour en finir avec Eddy Bellegueule, le récit autobiographique de l’auteur. Il raconte son enfance dans une famille où son homosexualité était source de honte et son insurrection contre ce monde-là.

Les fureurs invisibles du cœur est l’histoire d’une quête d’identité. Fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique, Cyril dérive dans la vie, cherchant qui il est et d’où il vient.

Le film adapté de Call me by your name a eu un franc succès. Il raconte le jeu de séduction, dans la maison familiale en Italie, entre Oliver, jeune esthète enseignant la philosophie, désinvolte et charmeur, et Elio, adolescent discret et cultivé.

Mémoires d’elles nous ramène dans les années 1960. Billie et Eva élèvent leurs enfants dans un quartier résidentiel du Massachussetts. Malmenées par leur maris, elles se rapprochent, jusqu’à ce que l’amitié devienne de l’amour, malgré l’impossibilité de vivre une relation condamnée par la société.

 

Comme l’indique le titre, Will & Will est l’histoire de deux Will, qui ne se connaissent pas. Le premier Will évite de se lancer dans des relations, de peur d’être déçu ou blessé. Le second a du mal à assumer sa différence et tombe amoureux d’un garçon avec qui il échange sur un chat.

Dans un genre très similaire, Moi, Simon raconte la façon dont un adolescent va gérer lorsque son homosexualité est mise à jour contre son gré, après le dévoilement de messages échangés sur un forum.

L’auteure a récidivé sur le thème LGBT avec Mes hauts, mes bas. Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est qu’il traite le sujet de l’homosexualité de façon légère et le mêle à une intrigue classique autour des crush adolescents. J’ai aussi apprécié qu’il mette en scène un couple homoparental sans en faire toute une histoire, comme n’importe quelle famille normale.

J’ai totalement craqué sur la couverture de J’ai avalé un arc en ciel, qui a l’air d’aborder la question de l’homosexualité féminine de manière hyper positive et rafraichissante. Capucine, 17 ans, Française vivant aux Etats-Unis, raconte le bouleversement de sa vie quand elle découvre son homosexualité.

 

 

Dans Autoboyographie, Tanner Scott répond au défi de sa meilleure amie et s’inscrit au Séminaire de Provo High, un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Et peut-être tomber amoureux…

Je ne me suis pas encore décidée à lire Et ils meurent tous les deux à la fin, malgré les bonnes critiques, par peur d’être déprimée par la fin. Dans un monde où on vous prévient le jour de votre mort, Mateo et Rufus, de parfaits inconnus à la recherche d’un ami, passent leur dernière journée ensemble, avec l’objectif de vivre une grande aventure.

« Dysfonctionnelle« , pour famille dysfonctionnelle : famille nombreuse, avec un père en prison, une mère à l’asile. Parmi eux, Fidèle, dotée d’une intelligence précoce, peine à s’intégrer dans son lycée…jusqu’à ce qu’une rencontre bouleverse sa vie.

Je reviens pas sur Le soleil est pour toi, dont je vous ai beaucoup parlé et que je ne voudrais surtout pas spoiler. Sachez juste que la quête d’identité d’un personnage va toucher notamment la question de sa sexualité.

Pareil pour Aristote et Dante. Pour le coup, l’homosexualité ne m’a pas semblé le sujet essentiel du roman, qui reste pour moi une histoire d’amitié avant tout. Mais cela fait partie des questions qu’un adolescent peut se poser à une période où il se construit, et de ce point de vue là c’est important que la littérature ado s’en fasse écho.

 

Pour que tu sois mienne part d’une aberration dans la législation iranienne : si l’homosexualité est interdite, le changement de sexe est autorisé selon une logique assez perverse qui voudrait transformer une femme en homme pour que sa relation avec une autre femme ne soit plus « choquante ». Sahar sera–t-elle prête à devenir un homme pour pouvoir vivre son histoire d’amour avec son amie d’enfance ?

Ma vie de bacha posh raconte un phénomène réel en Afganistan : le fait de faire passer les petites filles pour des garçons. Pour Obayda, devenir bacha posh va lui ouvrir les portes de la liberté.

Carol est l’histoire de la rencontre entre Thérèse, employée dans un magasin, et Carol, une femme mariée en instance de divorce. Elles découvrent leurs sentiments réciproques, mais Carol craint que son mari se serve de leur relation pour lui retirer la garde de leur enfant.

Les dieux du tango se déroule en Argentine en 1913. Leda, 17 ans, arrivée d’Italie pour rejoindre son cousin Dante qu’elle vient d’épouser, se retrouve brutalement veuve. Pour gagner sa liberté de femme et d’artiste et découvrir le monde du tango qui l’envoûte, elle revêt le costume de son mari et s’immerge dans le monde de la nuit.

Point  cardinal, c’est l’histoire d’un homme qui découvre sur le tard qu’il aime se travestir. Sa femme va tenter de convaincre ceux qui l’aiment de l’accepter.

 

Je voulais terminer par trois romans atypiques, parce qu’ils abordent la question de l’identité de genre et la transsexualité chez les jeunes, ce qui était, je pense, encore très tabou il n’y a pas si longtemps.

Opération pantalon, c’est la campagne que mène Liv Spark, 11 ans, pour que les filles aident le droit de porter un pantalon. Garçon transgenre élevé au sein d’une famille ouverte d’esprit, il n’a aucune envie de se plier à la stricte politique de son école concernant l’uniforme : pantalon ou jupe, les filles devraient pouvoir choisir !

George a le sentiment d’être une fille. Alors quand sa maitresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, il veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte, pour qu’enfin les gens comprennent qui il/elle est. 

Enfin, La Face cachée de Luna a cela d’original qu’il est écrit du point de vue de la sœur du protagoniste. Elle-même partagée face à la métamorphose de son frère, Regan assiste à la souffrance et aux questionnements de Liam, doté d’un corps de garçon alors qu’il se sent fille.

 

J’espère vous avoir donné des pistes pour apporter plus de diversité dans vos lectures et donner de la visibilité aux personnes LGBT ! Comme d’habitude, je serais heureuse d’avoir votre avis sur certains titres en commentaires si vous en avez lu quelques-uns !

 

La Dame du manoir de Wildfell Hall, Anne Brontë

couv16232902 L’arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur. Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ?

* * *

Peut-on s’arrêter deux minutes pour admirer la couverture de la collection classique collector Archipoche ? Elle me donne juste envie d’acheter tous les autres titres.

Avec ce classique, lu dans le cadre du challenge Solidaires, je reviens un peu à mes premières amours. Au lycée, j’ai découvert la littérature féminine du XIXème siècle, avec Jane Austen et les sœurs Brontë, et ça a été un vrai coup de cœur. Ce sont des classiques qui se lisent facilement, qui ont une vraie modernité dans l’écriture et dans les idées, et mêlent romance et critique sociale. En même temps, il y a le charme de l’ambiance XIXème, de la campagne anglaise, de la haute société londonienne, de l’entrée dans le monde des jeunes filles, entre bals, salons et mariages.

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C’est l’heure du bilan ! [mars 2019]

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Ce mois-ci, j’ai lu…

5 romans et 2000 pages environs, dont deux pavés et des styles très différents !

Deux coups de cœur

D’abord un retour en enfance avec le second tome de Vango, tout aussi génial que le premier. Cela a été également un vrai plaisir que de revenir aux classiques anglais avec La dame du manoir de Wildfell Hall dont je vous parle tout bientôt.

Un bon moment

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Une découverte tardive mais bien marquante du roman choc de Leïla Slimani.

Une bonne surprise

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Un roman un peu dur avec pour personnage principal un assistant social.

Une lecture mitigée

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Une lecture plus compliquée avec le roman en vers de Pouchkine, dans le cadre de mon challenge Challenge Solidaires [chronique à venir].

 

Ce mois-ci, j’ai vu…

 

 

Mes découvertes du Web

> D’abord un article d’Egalitaria sur le blues de la jeune diplômée. Ses réflexions ont vraiment trouvé une résonnance en moi. Je crois qu’elle a mis des mots sur ce que beaucoup de jeunes ressentent après leurs études et dans les premiers temps de leur entrée sur le marché du travail. On parle souvent du nouveau rapport qu’ont les jeunes au travail, et j’ai l’impression que ce qui caractérise la plupart de notre génération est la quête de sens, l’envie de faire un métier dans lequel on s’épanouit et qui a une raison d’être, une plus-value collective et sociale. Le moment où l’on quitte la sphère étudiante pour rentrer dans le monde du travail peut être très déboussolant car c’est l’heure de confronter nos attentes et nos projets à la réalité, et malheureusement le constat est souvent un peu décevant. On se dit « toutes ces études pour ça » ou « ce n’est pas comme je me l’imaginais ». C’est aussi ce qui conduit à une vraie réflexion sur soi et à se dire « ce travail dans lequel je me lance sera peut-être mon quotidien pour les 20, 30, 40 prochaines années, est-ce vraiment ça que j’ai envie de faire de ma vie ? ». Bref, Egalitaria décrit parfaitement tous ces sentiments, cette insatisfaction de ce qu’est la société et le monde du travail d’aujourd’hui.

> Je serai un peu moins longue avec le second lien qui retrace simplement une campagne intitulée 56 black men : une série de portraits d’hommes noirs en sweat à capuche pour lutter contre les discriminations et les préjugés. Avec cette campagne choc, le photographe renverse l’image et nous invite à aller au-delà des apparences. C’est terrible de réaliser qu’une simple couleur de peau et un vêtement font associer dans l’esprit collectif une personne à un délinquant plutôt qu’à un médecin/artiste/entrepreneur/député…

 

Ce mois-ci j’ai écrit…

6 articles, dont 4 chroniques. Petit mois de blog, c’est certain ! J’ai quand même fait un petit tour chez vous, mais toujours du mal à garder le rythme pour les articles.

 

* Bon mois d’avril à tous et toutes ! *

Chanson douce, Leïla Slimani

couv24823970.jpg Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

* * *

Entre deux quintes de toux et un Doliprane, j’émerge pour vous parler de Chanson douce, Prix Goncourt 2016 qui a révélé Leïla Slimani. Comme à mon habitude, j’ai voulu laisser passer un peu de temps avant de découvrir ce roman qui a tant fait parler.

Et mon opinion rejoindra finalement la grande majorité des avis. C’est un roman très particulier, brutal et glaçant, à l’image de sa première phrase : « Le bébé est mort ». L’auteur joue de ce ton froid et percutant, et choisit de choquer avec un drame atroce pour aborder la question de l’éducation et des rapports de classe.

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Vango (intégrale), Timothée de Fombelle

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Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s’engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l’accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l’Ecosse, tandis qu’enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité.

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Si vous ne connaissez pas encore Timothée de Fombelle, je vous arrête tout de suite : faites un détour par Tobie Lolness, et découvrez un des plus grands auteurs de littérature jeunesse français. Et comme vous aurez adoré, vous reviendrez vers moi en en redemandant, et c’est là que je vous conseillerai Vango. Parce qu’encore une fois, Timothée de Fombelle a frappé fort (et juste) avec cette grande et belle histoire.

Vango n’est pas une parution récente. La première édition date de 2010. Et d’ailleurs, à l’époque, j’avais emprunté le roman à la bibliothèque, mais je n’avais pas lu le second tome. C’est finalement sans aucun souvenir de l’intrigue, et sans savoir de quoi le roman parlait – puisque le résumé de la quatrième de couverture est très mystérieux – que j’ai décidé, près de 10 ans après, de me replonger pour la deuxième fois dans l’histoire de Vango.

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