Le bilan non livresque du mois #6

Et dire qu’on est déjà au mois de juillet ! C’est parti pour la sixième édition du bilan non livresque, l’article où on parle de tout sauf de livres !

Le visionnage du mois

J’ai découvert la série Master of None, qui raconte le quotidien d’un trentenaire d’origine indienne à New-York. Des épisodes courts, de l’humour, un personnage ordinaire un peu « loser » dans lequel on peut se reconnaître, des sujets de société… autant d’atouts qui m’ont convaincue !

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Lectures du printemps

Le 21 juin est passé, nous sommes officiellement en été ! Il est temps de faire une rétrospective de mes lectures printanières.

J’ai pris du retard dans l’écriture de mes chroniques, il y aura donc pas mal de surprises dans cet article ! Il faut dire que j’ai eu plutôt un bon rythme de lecture ces derniers mois, avec 17 livres lus. Comme vous allez le voir, mes lectures ont été très éclectiques, c’est assez représentatif de la variété des genres que j’apprécie !

J’en profite pour vous signaler que je ne chronique pas toutes mes lectures sur le blog, mais je poste en général quand même un petit avis sur Instagram. Si vous voulez ne rien manquer, n’hésitez pas à me suivre sur @petite_plume_blog !

Sans plus tarder, passons au bilan !

Des romans bouleversants

Ces deux romans, bien que très différents, ont comme point commun de mettre en scène un couple en proie à des bouleversements.

Mon désir le plus ardent est une histoire d’amour bouleversante, l’histoire d’un couple fusionnel qui fait face à la maladie. Je ne saurai lui faire honneur en quelques lignes, je lui consacrerai une chronique dans les prochaines semaines.

Le syndrome de la vitre étoilée m’a moins marqué, notamment en raison du style d’écriture et de sa brièveté, mais il porte un sujet essentiel, celui de l’infertilité. On réalise à quel point ce combat est éprouvant, pour la femme qui subit les traitements et les injonctions médicales, sociales, et également pour le couple. Alors qu’1 couple sur 5 est concerné et que cette problématique est souvent tue car du domaine de l’intime, cela me semble primordial d’en parler, notamment par le biais de la littérature.

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L’adieu aux armes, Ernest Hemingway

Je vous ai partagé il y a quelques temps mon avis sur Les racines du ciel, je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un autre classique du XXème siècle, L’Adieu aux armes.

Il y aurait très certainement beaucoup à dire sur ce roman. Malheureusement, il ne m’a pas vraiment marqué. Les puristes me pardonneront donc de ne lui consacrer que quelques lignes !

Frédéric Henry, jeune Américain volontaire dans les ambulances sur le front d’Italie, pendant la Première Guerre mondiale, est blessé et s’éprend de son infirmière, Catherine Barkley. Ils tentent alors de fuir la guerre.

Après voir eu un coup de cœur pour Pour qui sonne le glas, je dois avouer que j’ai été déçue par L’Adieu aux armes. Je pensais y retrouver ce qui m’avait fait aimer Hemingway : une histoire d’amour forte dans un contexte de guerre, des personnages passionnés, portés par leurs convictions.

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Un si petit oiseau, Marie Pavlenko

C’est le premier roman que je lis de Marie Pavlenko, une auteure française reconnue en littérature jeunesse/ado, notamment depuis Je suis ton soleil.

Après un accident de voiture qui l’a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d’avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu’on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l’amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Outre sa jolie couverture verte, j’ai choisi Un si petit oiseau en raison de la thématique du handicap, assez rarement abordée en littérature ado (ou adulte d’ailleurs).

Agée de 20 ans, Abi a été victime d’un accident de voiture qui lui a fait perdre un bras. Elle partage ses angoisses, sa colère, sa frustration, sa peur du regard des autres, ses difficultés à effectuer des gestes de la vie quotidienne. A un âge où les jeunes sortent, s’amusent et préparent leurs études supérieures, l’accident a remis en cause toutes les certitudes et les projets d’avenir d’Abi. Elle n’arrive plus à se projeter et s’enferme dans sa solitude, pleine de dégoût d’elle-même, submergée par le sentiment d’être hors course.

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Les racines du ciel, Romain Gary

En début d’année, je me suis décidée à lire davantage de classiques, me concoctant à cet effet une liste assez ambitieuse. Et j’ai enfin tenu ma résolution puisque j’ai découvert trois classiques en quelques mois.

Aujourd’hui, je m’arrête sur Les racines du ciel, une lecture dont je suis ressortie un peu mitigée.

Avant toute chose, je dois rendre hommage à Gary qui est un de mes auteurs préférés, même si Les racines du ciel n’est pas mon favori. Je ne peux que vous conseiller et vous reconseiller La promesse de l’aube et La vie devant soi.

En ouvrant le roman, j’ai été étonnée du choix de la thématique, je n’attendais pas l’auteur dans ce registre. Ce n’était pas pour me déplaire puisque j’ai une passion pour les éléphants, et encore plus depuis que j’ai eu la chance de les voir dans leur milieu naturel en Tanzanie.

Paru en 1956 (et prix Goncourt !), Les racines du ciel est résolument moderne dans ses considérations et son engagement en faveur de la protection de l’environnement et des espèces menacées. Malheureusement, la question est tristement d’actualité – même si la législation a évolué, on n’en a pas fini avec le braconnage et le commerce de l’ivoire.

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Le bilan non livresque du mois #5

On se retrouve aujourd’hui pour le traditionnel bilan non livresque du mois.

Pour la présentation du concept, c’est par ici.

Le mois de mai est pour l’instant à mes yeux le meilleur mois de l’année, synonyme de liberté retrouvée ! On aurait aimé un peu plus de soleil mais bon…ne soyons pas trop difficiles 🙂

C’est parti pour mes favoris et les moments-clés de ce mois !

Le visionnage du mois

Le mois de mai a signé le grand retour du cinéma et je suis allée voir The Father, film oscarisé servi par la performance incroyable d’Anthony Hopkins. Un film bouleversant sur la vieillesse et sur la difficulté de voir ses parents perdre en autonomie. La construction est originale, nous plaçant dans l’esprit chamboulé de l’homme âgé, quitte à nous faire perdre comme lui le sens de la réalité. The Father résonnera sûrement avec votre vécu aux côtés d’un proche âgé. Il nous fait prendre conscience de ce que peut ressentir un homme âgé dont la mémoire défaille.

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Lolita, Vladimir Nabokov

J’ai longtemps hésité à lire ce classique en raison de son sujet et des polémiques qu’il a suscitées. Finalement, la curiosité et l’envie de me faire mon propre avis l’ont emporté !

« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. »

Je ressors de ma lecture assez perplexe, j’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. En fait, j’ai eu du mal à saisir où l’auteur voulait en venir, quelle était son intention en mettant en scène ce personnage abject. J’avais eu la même sensation en lisant My Absolute Darling, dont la violence m’avait d’abord heurtée. J’ai ce besoin de comprendre la démarche de l’auteur, et ici elle reste pour moi assez floue. De ce fait, j’ai gardé une certaine distance avec le roman et je n’ai pas été totalement convaincue.

En même temps, l’auteur revendique lui-même l’absence de démarche. Dans la postface, il explique se refuser à écrire « une fiction didactique », privilégiant avant tout l’esthétique de l’écriture. Il ne cherche ni à faire l’apologie de la pédophilie, ni à la dénoncer. En somme, la morale ne l’intéresse pas.

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Un enterrement et quatre saisons, Nathalie Prince

Quand on a tout construit ensemble, quand tout vous a liés, quand on a cherché à ce point la joie et l’exclusivité amoureuse, comment continuer après la disparition de l’homme de sa vie ? Sur quatre saisons, le deuil s’apprivoise à travers les petites et les grandes ironies de la vie. Ce sont ces infimes détails qui nous poussent à aller de l’avant.
Avec un ton mordant et un humour noir, Nathalie Prince nous fait rire de ce qu’elle traverse et partage sans ménagement le regard qu’elle pose sur les êtres et les choses. Pour le meilleur et pour le pire.

Je remercie les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre.

Lorsqu’on m’a proposé de découvrir Un enterrement et quatre saisons, j’ai un peu hésité car ce n’est pas un style que j’ai l’habitude de lire. Et puis je me suis dis que c’était l’occasion de sortir de ma zone de confort.

Surtout, je trouve que le thème du deuil est important en littérature, même s’il peut paraître rebutant [je lui avais d’ailleurs dédié un A la recherche…]. On est tous confronté à cette épreuve et je pense qu’on peut trouver du soutien dans un roman ou un témoignage abordant ce sujet. Surtout, parler du deuil est souvent l’occasion de célébrer l’amour et la vie.

J’étais assez curieuse de voir quel traitement Nathalie Prince allait en faire, puisque la quatrième de couverture mettait en avant l’humour – étonnant !

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Le bilan non livresque du mois #4

On se retrouve aujourd’hui pour le traditionnel bilan non livresque du mois.

Pour la présentation du concept, c’est par ici.

Alors que l’arrivée du mois de mai nous laisse espérer pouvoir enfin sortir, voir du monde et profiter des beaux jours, revenons ensemble sur mes favoris et les moments-clés du mois d’avril !

Le visionnage du mois

J’ai dévoré la première saison de Snowpiercer. J’ai commencé à la regarder sans trop y croire et finalement j’ai adoré le concept du train de survivants, l’ambiance et les décors. La série est hyper addictive grâce au mystère entretenu autour de M. Wilford et la lutte qui s’organise à l’arrière.

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Par amour, Valérie Tong-Cuong

J’ai ce roman dans ma PAL depuis près de 3 ans. Cela remonte à l’époque où je participais au Prix littéraire des chroniqueurs Web, organisé par Little Pretty Books. By the way, j’avais adoré cette expérience qui m’avait permis de découvrir de belles pépites. Toujours est-il que je m’étais concocté un programme ambitieux, et Par amour était resté sur la touche. Depuis, je ne sais pas, le roman a pris la poussière dans ma bibliothèque et ne me faisait plus trop envie… Jusqu’à ce que je me décide enfin !

Deux familles emportées dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale: d’un côté, Joffre et Émélie, concierges d’école durs au mal, patriotes, et leurs enfants ; de l’autre, le clan de Muguette, dont l’insouciance sera ternie par la misère et la maladie. Du Havre à l’Algérie où certains enfants seront évacués, cette fresque puissante met en scène des personnages dont les vies s’entremêlent à la grande Histoire, et nous rappelle qu’on ne sait jamais quelles forces guident les hommes dans l’adversité.

Des romans sur la Seconde guerre mondiale, il y en a des tas. C’est sûrement pour cela que je rechignais tant à démarrer ma lecture. Pourtant, Valérie Tong-Cuong a choisi pour son livre un angle intéressant, la vie des habitants du Havre sous l’Occupation.

Joffre et Emélie sont concierges d’une école bientôt occupée par les Allemands. Muguette, la soeur d’Emélie, attend désespérément le retour de son mari parti à la guerre. Leurs quatre enfants vivent cette période chacun à leur manière : Marline a subitement arrêté de parler ; Joseph s’est promis de la protéger ; Jean voudrait grandir plus vite pour aider sa mère et rendre fier son père ; Lucie voudrait retrouver une vie normale.

Leurs points de vue se succèdent au fil des chapitres pour nous conter l’histoire. J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman précisément à cause de cette construction et du récit à la première personne. Il faut dire que je ne suis pas une grande adepte des récits à multiples narrateurs, le risque étant de créer des répétitions et le sentiment que l’histoire n’avance pas, puisque les mêmes évènements nous sont racontés sous différents angles – même si je reconnais que ce procédé permet d’amener du suspens et des retournements de situation. Ce bémol mis à part, j’ai été séduite par l’écriture de Valérie Tong-Cuong.

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