Dieu n’habite pas La Havane, Yasmina Khadra

couv5351684A l’heure ou le régime castriste s’essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd’hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.

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Après un sentiment plutôt mitigé pour Ce que le jour doit à la nuit, j’avais bien envie de redonner une chance à Yasmina Khadra. L’auteur quitte ici le Moyen-Orient, cadre habituel de ses romans, pour Cuba. C’est d’ailleurs surtout ce cadre qui m’a donné envie de lire le roman car cette petite île pleine d’histoire et de couleurs m’intrigue.

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Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

couv44240624.jpg«En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.»

Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique, qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de pays, et lorsque la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?

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L’auteur nigériane Chimamanda Ngozi Adichie fait beaucoup parler d’elle en ce moment, que ce soit pour ses romans ou ses essais féministes. J’ai eu envie de découvrir à mon tour ce petit phénomène. Et je ne suis pas déçue !

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Tag : Organisation de ma bibliothèque

Bonjour à tous !

Je reviens aujourd’hui avec un Tag pour parler de ma bibliothèque. J’ai eu le plaisir d’être nommée par Teatime at Bloomsbury, je l’en remercie ! Il s’agit d’une série de questions sur la façon dont on range sa bibliothèque et on gère ses livres. L’idée est top parce que c’est un sujet que les blogueurs abordent peu, alors même que c’est un élément crucial pour un lecteur. C’est parti !

[PS : Si vous vous demandez comment faire quand votre bibliothèque croule sous les livres, jetez un œil par ici]

1) Peux-tu nous montrer une photo de ta bibliothèque ?

Tadaaam !

2) Comment décides-tu si un livre vaut la peine d’être gardé ou non ?

 

Je fais en sorte de me débarrasser des livres que je n’ai pas aimé parce que je ne supporte pas de voir un livre que je n’aime pas dans ma bibliothèque. Ça me gâche la vue et ça rappelle des mauvais souvenirs haha. Pour les autres, quand c’est un livre que j’ai apprécié sans plus ou que je sais que je n’ai pas l’intention de relire, je regarde si je peux le vendre chez Gibert, et s’ils l’acceptent j’en profite : plus de place dans la bibliothèque et plus d’argent pour acheter d’autres livres !

3) Si tu ne devais garder qu’un seul livre, lequel choisirais-tu ? Pourquoi ?

Quelle cruauté, cette question ! Bien sûr, c’est un choix impossible. Mais puisque je dois répondre, je dirais celui-ci :

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C’est une édition du Petit Prince au format album, illustrée avec les images du film d’animation, que mon chéri m’avait offert pour mon anniversaire. Sachant que Le Petit Prince est un de mes livres préférés et que les illustrations sont très belles…

4) Si tu devais te débarrasser d’un livre, lequel choisirais-tu ?

Un parmi ceux que je n’ai pas réussi à vendre haha ! Ou, plus récemment, Mother, de Luc Lang. C’est un livre qui était offert gratuitement pour l’achat d’autres Folio, alors que je n’avais rien demandé et qu’il ne me fait pas du tout envie. Du pur gâchis. J’ai du mal avec ce principe, j’avoue, j’ai le sentiment que c’est très hypocrite et assez insultant à la fois pour l’auteur ou le lecteur, un peu comme si c’était le livre dont personne ne voulait donc qu’ils donnaient pour ne pas le jeter

5) Y a-t-il autre chose que des livres dans ta bibliothèque ?

Oui, elle est décorée de plein de petites babioles : Funko Pop, souvenirs d’enfance ou de voyages, cartes postales,…

6) Tes livres sont-ils regroupés à un endroit ou sont-ils distribués un peu partout ?

Tous mes livres sont dans ma chambre. J’ai une grande bibliothèque, et deux petites, dont une réservée aux mangas. Mes livres de cours sont également rangés à part. Et puisque j’ai mon studio à Lyon, j’en dépose là-bas pendant l’année !

7) Sépares-tu les livres VO des autres ?

Non, pour la simple et bonne raison que je n’en ai quasiment pas ! Je n’ai pas du tout l’habitude de lire en V.O.

8) As-tu un système de classement précis ou peu importe ?

Globalement, je classe mes livres par genre et par ordre alphabétique des noms de l’auteur. Sinon, comme vous pouvez le constater sur la photo en début d’article :

– je range à part les mangas et les BD

– je sépare les romans jeunesse et Young Adult des autres romans (rangées 5 et 6)

– j’ai une rangée (la  4ème) réservée à ma PAL

– j’ai également regroupé les ouvrages de poésie

Je classe le reste (littérature contemporaine, classiques, pièces de théâtre, science-fiction) – la majorité de ma bibliothèque – par ordre alphabétique. Mais comme les choses ne sont pas bien faites, je ne peux caser les grands formats que sur l’étagère du haut parce qu’ils ne rentrent pas ! Donc ça devient compliqué de trouver une logique ^^

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Voilà, vous savez tout sur mes bibliothèques ! A vous de jouer !

 

Bertrand et Lola, Angélique Barbérat

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Pourquoi Lola a-t-elle sonné à cette porte ? Pourquoi Bertrand a-t-il ouvert à cette inconnue ? Comment peut-on tomber fou amoureux de quelqu’un en dix secondes ?
Ce jour chaud du mois de juin va tout changer. Durant quelques heures de bonheur et d’insouciance, Bertrand et Lola oublient tout : elle, qu’elle va se marier dans une semaine ; lui, qu’il est reporter-photographe et ne supporte aucune attache.

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Ce livre est resté dans ma PAL 1 an et demi ! Je crois que je tiens un record ! Je l’avais acheté au Salon du Livre de Paris en 2016 après en avoir entendu des bons commentaires sur la blogo. Finalement, cela a été une lecture en demi-teinte, faite de bons et de mauvais côtés.

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A la recherche #6

A la recherche

∴ A la recherche…d’histoires animales ∴

Ce mois-ci, on parle de romans qui mettent nos amis les bêtes à l’honneur. Que le récit soit écrit du point de vue de l’animal, qu’il soit le personnage principal de l’histoire ou que la relation homme-animal soit au centre du roman, les auteurs ne manquent pas d’inspiration ! Fantaisistes ou réalistes, humoristiques ou engagés, il y en a pour tous les  goûts.

Sirius, de Jonathan Crown, met en scène un brillant fox-terrier fuyant l’Allemagne nazie et devenu une star holywoodienne : loufoque ! Jules, de Didier van Cauwelaert est un de mes derniers coups de cœur : la relation entre une jeune femme aveugle et son chien-guide est mise en danger quand celle-ci retrouve la vue. J’aurais pu parler de Croc-Blanc, mais L’appel de la forêt est moins connu et tout aussi marquant : dans la peau de Buck, un chien arraché à son foyer pour être utilisé comme chien de traineau, et qui va se battre pour retrouver sa liberté. Enfin, Jonathan Livingston, le goéland le plus célèbre de la littérature nous entraine dans un conte philosophique.

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà parlé du Lion de Kessel la dernière fois : un classique à découvrir ou redécouvrir. Avec le Disney, on aurait presque oublié qu’il y avait un livre derrière Le Livre de la jungle. Ne vous attendez pas, cependant,  à retrouver trait pour trait l’histoire bien connue : il s’agit plutôt d’un recueil de nouvelles sur la jungle et les animaux sauvages, dont certaines ne concernent pas Mowgli. Autre roman popularisé par son adaptation cinématographique, L’histoire de Pi est l’aventure incroyable d’un garçon seul survivant à bord d’un canot de sauvetage….en tête à tête avec un tigre. Qui a dit qu’on ne pouvait pas avoir un manchot comme animal domestique ? Voyez l’exemple de Tom Michell, qui a recueilli Juan Salvador sur une plage d’Argentine et a trouvé en sa compagnie un véritable ami.

On passe aux insectes avec une Métamorphose devenue un classique de la littérature : Tout commence quand Gregor se réveille transformé en cafard… Bernard Werber a lui choisi de nous plonger dans le monde des fourmis avec sa Trilogie : l’occasion de revoir notre regard sur cette civilisation miniature. Le roman de Kourkov nous offre un duo pas commun : Victor Zolotarev, un journaliste qui écrit des nécrologies, et Micha, son pingouin dépressif, à l’époque de l’URSS. On retrouve l’époque de la guerre froide dans deux romans de science-fiction. Dans Un animal doué de raison, des chercheurs ont appris l’anglais à des dauphins dans le cadre de recherches militaires. Et ils se mettent à parler politique… On ne présente plus La ferme des animaux, où Orwell imagine une rébellion communiste dans une ferme : difficile de ne pas voir le parallèle entre la tyrannie menée par les cochons et le totalitarisme soviétique.

 

 

 

 

On poursuit avec des romans humoristiques. L’ours est un écrivain comme les autres conte l’histoire d’un ours qui veut devenir un homme et qui, grâce à un manuscrit trouvé , va conquérir la sphère littéraire. Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché porte un titre éloquent : Lolle, vache laitière, décide de s’enfuir en Inde pour échapper à l’abattoir. On repasse à des romans plus sérieux et imagés, toujours avec un ours et une vache. La peau de l’ours questionne les frontière entre humanité et bestialité à partir d’un personnage hybride né de l’accouplement entre une femme et un ours. Des lanternes à leur cornes attachées nous emmène en Inde aux côtés d’une vache qui va bousculer les coutumes du pays.

 

 

 

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Voilà pour la sélection du mois ! N’hésitez pas à me faire part d’autres références de romans aux personnages animaux ! 🙂

 

Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore

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Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit.

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Voilà un roman dont je vous avais parlé lors de ma présentation de récits afro-américains. A bien des égards, il m’a rappelé La couleur des sentiments : des femmes noires d’âge mûr, une amitié forte, l’Amérique des années 60, la ségrégation et le racisme, une pointe d’humour et d’émotion. Et en même temps, il n’a rien à voir et je dois dire que je l’ai trouvé bien en-dessous, même si j’ai finalement passé un moment sympathique.

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* Bilan du mois de juillet *

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∼ Ce mois-ci, j’ai lu… ∼

14 romans et 6270 pages lues ! Clairement, je ne pensais même pas pouvoir lire autant en un seul mois ! Mais il faut dire que j’ai passé mon mois de juillet à lire. Je suis assez peu partie en vacances, je ne débute mon job d’été qu’au mois d’août et mon copain est parti pour trois mois à l’étranger…ceci explique cela !

Deux coups de cœur

Coup de cœur pour deux romans bien différents mais tout aussi dépaysants : La lionne (chronique), un voyage en Tanzanie qui confirme ma bonne impression pour Katherine Scholes, et Mille femmes blanches (chronique), un récit inspiré d’un évènement historique qui nous emmène du côté des Cheyennes à la fin du XIXème siècle

Deux bons moments

Lecture parfaite pour l’été, Les Intéressants  (chronique à venir) suit pendant 40 ans la vie d’un groupe d’adolescents qui se sont rencontrés lors d’un camp d’été. Voyage ensuite à Cuba avec Dieu n’habite pas La Havane (chronique à venir), un roman de la rentrée littéraire 2016.

Trois bonnes surprise

L’homme au complet gris (chronique) est une véritable plongée dans l’Amérique des années 50, avec une bonne réflexion sur la place de l’argent et du travail dans la société. J’ai aussi passé un moment sympa avec les trois amies des Suprêmes (chronique à venir), auquel j’ai cependant préféré, un peu dans le même style La couleur des sentiments. Classique de la littérature américaine, j’ai été marquée par Martin Eden (chronique), sa critique sociale et les actes d’un homme par amour pour une femme.

 

Une lecture mitigée

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Ma dernière lecture du mois a été une romance, Bertrand et Lola (chronique à venir). Si je me suis volontiers laissée prendre au jeu, certains aspects de l’histoire m’ont un peu dérangée.

Six lectures non chroniquées

Qui dit beaucoup de romans lus dit aussi beaucoup de lectures non chroniquées, puisque je ne peux décemment pas passer mes journées à rédiger des chroniques ! Un mois très Katherine Pancol, avec le deuxième tome de la saga Joséphine Cortès, puis Muchachas. J’ai été déçue par le premier tome de Muchachas, que j’ai trouvé trop plat, décousu, mal écrit. Le deuxième tome m’a réconciliée avec l’auteur puisque j’ai préféré l’intrigue, centrée sur des personnages des Yeux jaunes des crocodiles. Par contre, je ne comprends toujours pas le parti pris de l’auteur dans cette saga : le premier tome se découpe en deux histoires totalement séparées avec des personnages qui vont sans doute se rencontrer dans le troisième tome. Mais cela n’apporte pas grand chose à mon goût, si ce n’est une suite déguisée de la saga précédente…

Parmi mes autres lectures, un petit roman feel-good sur le troisième âge, assez sympa, Mémé dans les orties. Retour aux classiques avec Loin de la foule déchaîné : pas toujours facile à lire, mais il m’a séduite grâce à son personnage principal et à la fin qui conclut parfaitement un roman bien mené. Enfin, Les yeux couleur de pluie mêle romance mignonne, visite de Brest et témoignage sur le monde de l’hôpital aux côtés d’une jeune interne. Pas désagréable mais quand même très prévisible, n’en attendez pas plus que ce qu’il peut vous offrir !

∼ Ce mois-ci, j’ai vu… ∼

∼ Ce mois-ci, j’ai écrit… ∼

  • 13 articles dont 6 chroniques. J’ai encore un nombre incalculable de chroniques en retard mais je ne désespère pas de rattraper mon retard un jour !
  • J’ai encore un tas de Tags en stock, donc attendez-vous à en voir 😉
  • Ce mois-ci, on a dépassé grâce à vous les 10 000 visites depuis la création du blog. Pour le deuxième mois consécutif, le blog a également compté plus de 500 visiteurs et 1000 visites mensuelles. Merci à tous !

 

Bon mois d’août et bonnes vacances  !

Réflexions d’une blogueuse #15

NC

∼ Pour ou contre…les challenges littéraires ? ∼

 

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler d’une pratique très courante au sein de la blogosphère littéraire : les challenges.

Le challenge, un truc de blogueur

Je crois que je n’avais jamais pensé à me lancer des challenges littéraires avant d’avoir un blog, et c’est donc une chose que j’ai découverte avec Petite Plume. Qu’ils reviennent chaque année ou soient organisés de manière ponctuelle, qu’ils durent 1 an ou moins, qu’ils soient quantitatifs ou thématiques, autour d’un genre, d’un auteur, d’une saison, d’un évènement, d’un pays, il en existe des centaines et de nouveaux sont lancés chaque année par des blogueurs. Même si les plus connus sont souvent lancés par de « gros » blogueurs, Livraddict a prévu justement un espace où chacun peut organiser son propre challenge.

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Mille femmes blanches,Jim Fergus

couv58377174.jpgEn 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des « Mille femmes » viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d’Amérique… Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l’une d’entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. 

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Voilà un des romans incontournables sur les Amérindiens. Après en avoir tant entendu parler, je l’ai enfin lu ! L’auteur a récemment écrit une suite, plus de 15 ans après la sortie du premier tome. Dans les faits, même si la façon dont le roman se termine peut avoir quelque chose de frustrant, il n’appelait pas de suite selon moi. Ce qui ne veut pas dire que je ne lirai pas La vengeance des mères, qui peut être plaisant en lui-même !

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