Le Consentement, Vanessa Springora

J’ai lu Le consentement il y a quelques mois, peu de temps après sa sortie. Je n’avais pas encore eu le temps de vous en parler ici, mais même si l’emballement médiatique autour de Gabriel Matzneff s’est tassé, je tenais à revenir sur cette lecture.

Je me souviens avoir vu le passage de Vanessa Springora dans Quotidien et avoir été marquée par son témoignage particulièrement révoltant et fort en émotion. On était encore aux débuts de la médiatisation de l’affaire, et l’autrice sortait pour la première fois du silence pour évoquer son vécu derrière le livre. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait que je le lise.

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A moi la nuit, toi le jour, Beth O’Leary

Il y a quelques mois, cette nouveauté m’a tapé dans l’œil en librairie. J’ai suivi mon intuition, et je n’ai pas été déçue !

Tiffany et Leon partagent un appartement.
Tiffany et Leon partagent un lit.
Tiffany et Leon ne se sont jamais rencontrés.

Tiffany Moore a désespérément besoin d’un logement pas cher. Leon Twomey travaille de nuit et a absolument besoin d’argent. Leurs amis respectifs pensent qu’ils sont complètement fous, mais aux grands maux les grands remèdes : pourquoi ne pas tout simplement partager un appartement, même s’ils ne se connaissent pas ?

A la recherche d’une romance feel-good au pitch original ? J’ai ce qu’il vous faut !
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My Absolute Darling, Gabriel Tallent

Bonjour à tous !

Tout d’abord j’espère que vous allez bien en ces premiers jours de confinement. La période est plutôt angoissante/déprimante, mais je crois qu’il est important de ne pas se laisser abattre, d’essayer de trouver du positif et de se focaliser sur les activités que l’on peut encore faire. En tout cas, c’est comme ça que j’ai décidé de prendre les choses pour vivre au mieux ce mois de novembre, en espérant tout de même que l’on pourra retrouver nos proches à Noël. Je compte en profiter au maximum pour lire, alimenter le blog, cuisiner, faire des jeux de société (2 joueurs ^^)… L’avantage c’est que le contenu ici devrait être plus régulier !

Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un livre phénomène de l’année 2017, My Absolute Darling. Cela fait déjà plusieurs mois que je l’ai découvert et j’en garde encore un souvenir marquant !

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un couteau pour seuls compagnons. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous l’emprise d’un père charismatique et abusif. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

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L’hibiscus pourpre, Chimamanda Ngozi Adichie

Vous connaissez mon amour pour Chimamanda Ngozi Adichie. [Si ce n’est pas le cas, je vous redirige vers Americanah, L’autre moitié du soleil, et Chère Ijeawele.]
C’est une des premières auteures africaines que j’ai lues, et je ne suis jamais déçue par ses romans. D’ailleurs, il faut qu’elle en écrive d’autres car je crois que j’ai fait le tour ! L’hibiscus pourpre, paru en 2003, est son premier, pourtant je crois que c’est mon préféré.

Kambili vit dans une famille nigériane aisée avec son frère aîné Jaja. Leur père est un catholique fondamentaliste, très respecté par la communauté d’Enugu. Mais lorsqu’un coup d’État contraint Kambili et Jaja à trouver refuge chez Tatie Ifeoma, ils découvrent un foyer bruyant et plein de vie et leurs illusions sur l’autorité religieuse et paternelle tombent. Commence alors un douloureux combat pour s’affranchir du passé.

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Dans la forêt, Jean Hegland

couv15289186Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste , toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d’inépuisables richesses.

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ALERTE : ÉNORME COUP DE CŒUR ♥♥♥

J’ai acheté Dans la forêt un peu par hasard. Même si j’en avais entendu du bien, j’étais passée à côté du phénomène. Et tant mieux, car je l’ai découvert sans avis préconçu, sans savoir trop de quoi ça parlait.

Et laissez-moi vous dire que c’est définitivement un de mes livres favoris de l’année !

Pour une fois, la quatrième de couverture est assez mystérieuse. Deux adolescentes qui vivent seules dans la forêt, aux Etats-Unis, dans une temporalité assez nébuleuse, un futur plus ou moins proche dans une ambiance post-apocalyptique (mais sans science-fiction). Autant dire que ça ouvre un tas de possibilités.

Dans la forêt est un savant mélange de nature-writing, de roman d’apprentissage et de critique sociale. Le roman s’ouvre comme un journal où Nell raconte leur quotidien. On comprend qu’elles sont seules dans leur maison au cœur de la forêt et que quelque chose ne tourne pas rond. On sent qu’on est dans un après, dans un monde où il n’y a plus d’électricité, plus d’essence, plus de transports, plus de supermarchés, plus de structures publiques, plus de médias – juste des rumeurs diffuses. Et on va suivre, comme dans un huis-clos – mais un huit-clos en plein air – le  combat de Nell et Eva pour la survie.

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Le Goût du bonheur – tome 1 : Gabrielle, Marie Laberge

couv35280389 Réunis dans leur résidence estivale de l’île d’Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l’image de l’harmonie et de l’aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l’emporte sur les conventions et les préjugés d’une société paroissiale et étouffante.
Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire a encore plus de liberté, prête à la révolte. Alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s’annoncent des orages du cœur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l’énergie vitale des Miller.

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Je suis heureuse de vous retrouver avec ma première chronique depuis deux long mois. Histoire de revenir dans la bonne humeur, j’ai choisi de vous parler de mon dernier coup de cœur, Gabrielle, de Marie Laberge. J’ai découvert cette trilogie grâce à Margaud liseuse, que j’ai entendu parler de la série avec enthousiasme des dizaines de fois.

Totalement par hasard, j’ai commencé Le Goût du bonheur quand mon copain et mon frère sont partis en vacances au Québec. J’aurais adoré visualiser les paysages pendant ma lecture ! Je pense que connaître la région aide à entrer plus rapidement dans le roman.

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Un fils parfait, Mathieu Menegaux

couv9543380 Quand on épouse le prince charmant, beau et brillant, qu’on a avec lui deux petites filles adorables, comment imaginer un seul instant que le pire puisse arriver ? Qu’il a menti sur tout, tout le temps ? Qu’il va falloir se résoudre à affronter celui qu’on a tant aimé dans une lutte sans merci ?

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Une fois encore, il est difficile de vous parler du roman de Mathieu Menegaux sans trop vous en révéler et vous gâcher l’histoire. Je vais donc essayer dans cette chronique de parler simplement des thèmes généraux abordés, qui semblent tenir à l’auteur puisqu’ils sont ont assez communs à Je me suis tue. D’ailleurs, plus que l’intrigue en elle-même, c’est le message qui est important. La fiction n’est ici qu’un moyen de réveiller les consciences et de dénoncer les failles du système judiciaire.

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Chanson douce, Leïla Slimani

couv24823970.jpg Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

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Entre deux quintes de toux et un Doliprane, j’émerge pour vous parler de Chanson douce, Prix Goncourt 2016 qui a révélé Leïla Slimani. Comme à mon habitude, j’ai voulu laisser passer un peu de temps avant de découvrir ce roman qui a tant fait parler.

Et mon opinion rejoindra finalement la grande majorité des avis. C’est un roman très particulier, brutal et glaçant, à l’image de sa première phrase : « Le bébé est mort ». L’auteur joue de ce ton froid et percutant, et choisit de choquer avec un drame atroce pour aborder la question de l’éducation et des rapports de classe.

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L’ange de Marchmont Hall, Lucinda Riley

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Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu’elle y retourne pour Noël, sur l’invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n’a aucun souvenir de la maison – le résultat de l’accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.
Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L’inscription érodée lui indique qu’un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.
Avec l’aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

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C’est étrange de vous parler d’un roman avec une couverture si hivernale , alors que l’on avait 20°C il y a encore quelques jours… Je tenais quand même à revenir sur cette lecture de ma PAL d’hiver, pour la simple et bonne raison qu’elle a été un coup de cœur.

L’ange de Marchmont Hall est mon premier roman de Lucinda Riley, et je suis ravie d’avoir enfin découvert cette auteur dont on parle tant. J’ai été séduite par sa plume et sa capacité à créer des histoires.

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Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

couv20034537 Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

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On commence à entendre pas mal parler de Valérie Perrin. Elle s’est fait connaitre par son précédent roman, Les oubliés du dimanche. D’ailleurs, je l’avais repéré en librairie et offert à ma mère, qui l’avait beaucoup aimé, même si je ne l’ai pas encore lu moi-même.

Cela dit, je dois avouer que je n’étais pas très inspirée par l’intrigue de Changer l’eau des fleurs, à l’origine. Il faut dire que le sujet, une garde-cimetière, a de quoi déconcerter, voire rebuter. Je pense même que je ne me serais pas tournée vers ce roman s’il n’avait fait partie de la Sélection du Prix littéraire des chroniqueurs Web. Et finalement, cette réticence de départ ne s’est pas tout à fait envolée à la lecture.

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