Les classiques que j’aimerais lire en 2021

En ce début d’année, alors que les traditionnelles résolutions essaiment ici et là, je me suis rendue compte que j’avais lu peu de classiques ces trois dernières années, à peine une dizaine : Agnès Grey, Emma, La Dame du manoir de Wildfell Hall, Eugène Onéguine, Dickens, Les Trois mousquetaires, La crique du français, Autant en emporte le vent, Au cœur des ténèbres, Martin Eden, Ma cousine Rachel et La vie devant soi.

Pourtant, j’ai toujours aimé les classiques, y compris quand je les lisais dans le cadre scolaire (sauf Balzac, là c’était au-dessus de mes forces). Bien sûr, leur lecture est parfois exigeante, mais après coup je réalise que ce sont souvent mes lectures les plus marquantes.

Il faut dire que c’est tentant de céder à la facilité de découvrir des romans plus modernes, souvent davantage dans l’action, plus accessibles et dont le niveau de langue demande moins de concentration. C’est pourquoi j’avais sans trop le vouloir laissé un peu tomber la lecture de classiques. Certains sommeillent dans ma PAL depuis bien trop longtemps et j’avais besoin de me remotiver avec cette liste pour les en sortir. J’espère qu’elle me permettra de m’y remettre pour de bon !

J’ai conscience que mon programme est ambitieux, mais j’ai préféré voir large quitte à choisir entre plusieurs titres ensuite. J’aimerais en lire au moins 1 par mois, 2 dans les bons mois. Merci d’ailleurs à Déjeuner sous la pluie qui m’a bien inspirée avec son challenge Un classique par mois en 2020 !

J’ai réparti ma PAL de classiques en saisons pour y voir plus clair et parce que certains me semblaient correspondre parfaitement à telle ou telle période de l’année. Bien sûr, il est fort probable qu’il y ait du changement en cours de route, et que j’intervertisse un titre ou deux si j’ai envie de le lire plus tôt que prévu !

C’est parti pour mon programme !

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Trois lectures de Noël (après Noël)

Pour pouvoir honorer ma PAL hivernale, j’ai poursuivi les lectures de Noël quelques jours après. Une fois l’effervescence des fêtes passée, je trouve enfin le temps de vous en parler !

[Retrouvez mon avis sur mes trois premières lectures de Noël]

J’ai enfin découvert Clarisse Sabard, après en avoir tant entendu parler. Malheureusement, je suis ressortie mitigée de cette lecture.

Léna et Tom reviennent sur l’invitation de leur mère dans leur maison d’enfance pour passer les fêtes de Noël. A leur arrivée, ils découvrent que celle-ci a disparu en leur laissant un mot : elle est partie « réaliser quelques rêves » et les invite à profiter du temps des fêtes pour se retrouver en famille

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Trois romances de Noël

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de trois romances de Noël. En général, soit ça passe, soit ça casse. Il y a d’un côté les allergiques, de l’autre ceux qui adorent ces lectures doudou pour la période.

De mon côté, j’aime en lire quelques-unes mais j’ai tendance à être un peu trop exigeante pour pleinement les apprécier !

Y’aura-t-il trop de neige à Noël est le premier des recueils de nouvelles de Noël écrites par un collectif d’auteures françaises de comédies romantiques. Honnêtement, j’ai trouvé les nouvelles inégales. D’ailleurs, cela commençait mal avec celle d’Isabelle Alexis qui multiplie les clichés et dont le style laisse vraiment à désirer. D’autres m’ont beaucoup plu, comme celle de Marianne Lévy qui reprend parfaitement les codes de la comédie romantique.

Le problème avec les nouvelles, c’est le format court qui ne permet pas vraiment de développer une histoire. Ici, les auteures ont choisi d’écrire chacune deux nouvelles, dont une un an après – cela évite la frustration de quitter trop vite les personnages !

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. Toutes les nouvelles se passent le soir du réveillon et donnent terriblement envie d’y être. Certes, certaines ont tendance à insister un peu maladroitement sur des éléments qui « font » Noël comme s’il fallait absolument tous les intégrer à l’histoire pour cocher les cases du genre. Cela aurait pu être fait plus subtilement mais cela fait aussi partie du jeu ! C’est drôle, léger, improbable, mignon. Bref, la lecture parfaite pour accompagner le 24 décembre, les heures avant Noël !

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Ma PAL spéciale hiver

Ca y’est, on est officiellement en décembre, et aujourd’hui, je vous présente ma PAL hivernale !

[entre nous, je l’ai déjà entamée il y a 10 jours – oupsi)

Je ne suis pas une habituée des lectures saisonnières. Mais l’hiver est bien une période de l’année où je prends plaisir à me concocter une petite liste de lectures parfaites pour la saison !

Au programme : un conte et des romances de Noël comme on les aime, de la fantasy et du classique

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Roman Sardou, Sauver Noël

Romain Sardou, c’est le charme des contes de Noël à l’ancienne (d’ailleurs, je l’ai trouvé en occasion, le livre n’est plus édité). Après Sauver Noël, je vais me plonger dans son deuxième titre.

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Et si on retombait en enfance ?

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Coline, de Déjeuner sous la pluie, a lancé un club de lecture un peu particulier : Relire son enfance. J’ai trouvé l’idée géniale, et même si le challenge a été lancé depuis des mois, j’ai décidé d’attraper le train en marche et d’y participer. Si vous souhaitez vous joindre à nous, un groupe Facebook a été créé spécialement pour l’occasion.

Pourquoi des lectures d’enfance ?

Pour moi, ce challenge lectures d’enfance, c’est un peu de nostalgie : parcourir les grandes sagas de mon enfance/adolescence, me replonger dans des titres que je me souviens avoir dévorés et retrouver des sensations d’alors. Bref, des livres que j’ai toujours eu envie de relire sans jamais sauter le pas !

C’est aussi de la curiosité, plus objective : j’ai envie de voir, avec mon regard d’adulte, à quoi ressemblait la littérature jeunesse/ado d’il y a quelques années (et d’éventuelles différences avec la littérature contemporaine). Je me réjouis aussi de pouvoir analyser le style des auteurs et les messages qu’ils font passer, des choses dont on n’est pas forcément conscient enfant.

Tout cela ne va pas sans un peu d’appréhension : Vais-je pouvoir retrouver l’enthousiasme du moi lecteur d’il y a quelques années ? Est-ce que je ne risque pas d’être trop critique et de gâcher de bons souvenirs de lecture parce que j’ai dépassé l’âge du lectorat visé ? On a tendance à avoir une vision un peu idéalisée de nos coups de cœur, et encore plus lorsque ce sont des lectures d’enfance/d’adolescence. Pour la plupart de ces livres, je ne les ai jamais relus, parce que je n’avais pas spécialement d’envie ni de temps à leur consacrer, mais surtout par peur d’être déçue.

Première étape : ma liste de lectures

Cela n’a pas été une mince affaire de concocter ma liste de lectures pour ce challenge. Il y a certes des sagas très connues auxquelles je suis encore attachée et qui étaient une évidence. Mais il y avait aussi beaucoup de romans dont je n’avais qu’un souvenir vague, une idée très sommaire de l’histoire, le visuel d’une couverture en tête….et le titre sur le bout de la langue ! Après plusieurs heures de recherche sur Livraddict à farfouiller dans les catalogues de maisons d’édition jeunesse et sur Babelio dans les divers tops de littérature jeunesse, j’ai retrouvé l’essentiel des romans que je cherchais (c’est hyper satisfaisant d’avoir tout à coup sous les yeux un titre dont vous vous souveniez tout en ayant oublié son existence, avec cette fameuse réaction « ah ouiiiiiiiii » !). Bien sûr, tout cela a eu lieu pendant le confinement, impossible donc d’aller farfouiller dans mes anciennes affaires chez mes parents.

Au total, une trentaine de romans composent ma liste de lectures. Je ne suis pas sûre de tous les lire, surtout que certains m’intéressent moins que d’autres et que les séries jeunesse peuvent avoir beaucoup de tomes, mais je souhaitais avoir quelque chose d’assez complet et représentatif de mes lectures d’enfance. Il s’agit pour la plupart de livres publiés entre 2003 et 2010, que j’ai lu autour de mes 10-15 ans (un peu plus jeune pour les romans très jeunesse, un peu plus âgé pour les séries ados que j’ai poursuivies jusqu’au lycée).

Les souvenirs que j’avais de mon enfance, c’étaient surtout :

– des noms d’auteurs jeunesse incontournables : Marie Desplechin, Marie-Aude Murail, Gudule, Meg Cabot…

– les grandes sagas de mon adolescence : Harry Potter, Artemis Fowl, Tara Duncan, Cherub…

– des maisons d’édition : l’Ecole des loisirs, le Livre de poche jeunesse, Gallimard Jeunesse…

– des styles : du fantastique, de la chick-lit pour jeunes filles avec des bandes de copines et les premiers amours, des romans du genre témoignage du quotidien d’un collégien/lycéen, des romans historiques avec pour cadre l’Antiquité ou la cour de Versailles…

Je ne sais pas encore si je vais être en mesure de trouver tous les livres de ma liste. Quand j’étais enfant, j’empruntais beaucoup à la bibliothèque plutôt que d’acheter, j’ai donc peu de livres en ma possession ou chez mes parents. Heureusement, depuis quelques années, ma part de nostalgie m’a fait racheter les sagas coups de cœur de mon enfance afin de reconstituer une petite collection souvenir. Mais ce sera plus compliqué pour les autres, moins connus et probablement plus édités. Il ne me reste plus qu’à farfouiller dans les bibliothèques municipales et sur les sites d’occasion ! Le must serait de les retrouver dans leur édition d’origine pour pousser le retour en enfance jusqu’au bout 😀 

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La part des flammes, Gaëlle Nohant

couv3364727 Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.
 

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Je repasse par là entre deux épisodes Netflix, un tour sur instagram et une session pâtisserie. Qui a dit que confinement = ennui ?

Bref, je voulais vous parler d’une de mes dernières lectures en date, La part des flammes, de Gaëlle Nohant. Le roman date de 2014 – depuis, l’auteure en a écrit 2 autres, mais je découvrais sa plume avec celui-ci.

La Part des Flammes est inspiré d’un fait divers s’étant déroulé à Paris en 1897 durant le Bazar de la Charité, un événement mondain très prisé dans la capitale. Alors que toutes les femmes de l’aristocratie sont rassemblées dans les halles pour une grande vente de charité, un effroyable incendie se déclenche, faisant des centaines de victimes, essentiellement féminines, parmi la haute société.

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La mémoire des embruns, Karen Viggers

couv75007690 Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d’Antarctique et le divorce qui l’a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l’a hantée durant des décennies menace d’être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.

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La mémoire des embruns est une de mes dernières lectures en date. Il s’agit d’un roman d’une auteur australienne, Karen Viggers, dont on avait notamment entendu parler par le biais de Gérard Collard, le fameux libraire de La Griffe noire. C’est d’ailleurs pour cette raison que je l’ai reçu en cadeau d’anniversaire il y a deux ans.

Vous commencez à me connaitre, ça n’a pas loupé, je n’ai pu m’empêcher d’avoir une petite déception. Non que la lecture ait été désagréable –  simplement pas forcément à la hauteur des éloges.

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Les dieux du tango, Carolina De Robertis

couv69307513Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.

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Me revoilà pour ma première chronique depuis des mois. Et même si ça commence à dater, il y a plusieurs de mes lectures sur lesquelles je tenais à revenir. Les Dieux du tango en fait partie.

J’avais repéré ce roman depuis longtemps. Beaucoup de blogueuses en parlaient en bien mais j’avais une petite réticence parce que le résumé, comme le sujet de la transsexualité/travestissement, ne me parlaient pas plus que ça. Pourtant, en réalité, on ne peut pas réduire Les dieux du tango à une histoire de travestissement ou de transsexualité, et je d’ailleurs je ne crois pas que c’est ainsi qu’il se revendique.

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Faux départ

Le 7 juillet, j’annonçais mon retour sur la blogo après deux mois d’absence. Un article plus tard et je disparaissais de nouveau, pour trois mois. Là encore, un malheureux article, puis plus rien. Pendant 4 mois. Poussif.

Bref, j’ai loupé mon départ. 

Ces mois pendant lesquels je n’ai pas écrit un mot m’ont fait prendre conscience qu’il ne s’agissait pas seulement de temps. Certes, j’ai un nouveau rythme depuis que j’ai démarré ma vie professionnelle. Les horaires de bureau et les transports font que la semaine il m’est impossible de bloguer (et je n’ai pas l’énergie de me remettre devant l’ordinateur à réfléchir en rentrant du travail le soir). Quant aux week-end, ils filent à toute allure. J’ai l’impression que les jours ont raccourci ! A plusieurs reprises, j’ai démarré un brouillon d’article en me disant que j’aurais bien le temps de le finir le week-end. Et rendu au dimanche soir, je n’avais pas passé 5 minutes dessus ! A plusieurs reprises, aussi, je me suis mise devant l’ordinateur et….rien. Pas d’inspiration, pas la concentration, pas l’énergie intellectuelle, pas envie de m’imposer ce « travail » supplémentaire.

Il n’y avait donc pas que le temps, il y avait aussi l’envie.

Car bien sûr, il m’est arrivé, ces dernières années, d’avoir des périodes de rush qui m’ont forcée à ralentir le rythme sur le blog et à prendre une pause de quelques jours ou quelques semaines. Mais ces périodes là, je les vivais plutôt comme une contrainte et je n’attendais qu’une chose, c’était que les examens soient passés pour pouvoir m’y remettre à fond. Et même pendant cette absence, je gardais un contact avec la blogosphère, j’allais lire quelques articles sur le fil, je traînais sur Bookstagram.

C’est la première fois depuis la création de Petite Plume que je m’arrête aussi longtemps, et surtout que je coupe tout lien avec la blogosphère. 4 mois que je n’ai pas publié, que je n’ai pas posté de photos, que je n’ai pas ouvert Bookstagram, que je n’ai pas navigué sur les blogs de mes camarades blogueurs. Et cela ne me manquait pas ! Ou plutôt, le souvenir du plaisir que j’avais à bloguer me manquait, le fait d’avoir cette casquette de blogueuse me manquait, mais je ne ressentais pas l’envie réelle d’y revenir. Je l’ai compris après m’être dit une dizaine de fois : « ce week-end c’est le bon, je relance le  blog ». Ma motivation n’était pas sincère, sinon elle aurait été plus fructueuse. 

En réalité, cela fait 5 ans que je blogue, et il fallait que je fasse une pause. Car l’envie même de bloguer m’étais passée. J’avais perdu de vue la raison qui m’avait conduite à ouvrir ce blog. Je ne voyais plus pourquoi j’y avais consacré autant de temps, autant d’énergie, mis derrière mon écran et non à profit d’activités de la « vie réelle ». Je ne me sentais plus en phase avec celle que j’étais à 19 ans. Et, de fait, je n’en suis plus au même stade de ma vie, je n’ai plus les mêmes perspectives. Et donc ce blog me semblait appartenir aussi à un autre moi.

Bref, j’avais besoin de me reconnecter (sans mauvais jeu de mot)

Je me suis toujours dit que je ne me forcerai jamais à bloguer. Alors j’ai pris la distance dont j’avais besoin avec les réseaux sociaux, avec les blogs, avec mon propre blog. Et ça m’a fait un bien fou ! Mon rapport à la lecture aussi était différent. J’ai lu beaucoup moins, de manière moins assidue et sans penser à ce que j’allais en dire. Je me suis détachée, de peur que bloguer devienne une contrainte que je me serais imposée sans que personne ne me le demande.

Jusqu’à ce qu’on arrive à aujourd’hui et que je me dise que j’ai laissé passer suffisamment de temps. Jusqu’à ce que taper l’adresse du blog me titille et que je me rende compte que bloguer me manque. Et jusqu’à ce qu’ouvrir WordPress me rappelle que j’ai plein d’idées d’articles dans mes brouillons et que la pile de livres dont j’ai envie de vous parler déborde.

Alors je suis heureuse de vous retrouver, et si vous n’avez pas tous disparu, je vous dis à bientôt !

Il y a sûrement des choses qui vont bouger par ici, j’ai envie de changement, de nouvelles façons d’écrire, pourquoi pas de nouvelles catégories d’articles – de recréer un blog fidèle à mes envies.

Je ne sais pas si je serai aussi régulière qu’autrefois, mais j’ai au moins pris le soin de préparer plusieurs articles afin de ne pas laisser des pauses de plusieurs mois entre chaque post ! Commençons avec des objectifs atteignables haha. 

PS : Amis blogueurs, j’adorerais partager votre ressenti par rapport à votre blog. Avez-vous eu des périodes où vous avez eu le besoin de vous en détacher, de faire une pause ou de le faire évoluer ?

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I’m baaack – retour sur ces deux derniers mois

Ami blogueur, Ami lecteur,

Je ne savais pas si je devais commencer par un mea culpa ou simplement revenir comme si de rien n’était avec une chronique. J’ai donc choisi de faire ce billet, plus personnel, pour expliquer mon absence et revenir sur la période charnière dans laquelle je me situe et mon passage de remise en question pour le blog.

Il s’agit de ma plus longue absence depuis la création du blog en 2015. Durant ces quatre dernières années, il m’est arrivé de poster peu, de manière irrégulière, mais jamais d’arrêter totalement plus d’une quinzaine de jours. Or, jusqu’à aujourd’hui, cela faisait près de deux mois que je n’avais pas écrit.

Honnêtement, je n’ai absolument pas vu le temps passer. Certes, j’avais le sentiment d’avoir un peu laissé le blog de côté ces derniers temps, d’être peu présente. Et puis 1 mois et demi est passé, à ma grande surprise. Ensuite, puisque je n’étais plus à quelques jours près, j’ai décidé de prendre mon temps pour être certaine de revenir avec un contenu régulier et de la motivation. J’ai préféré laisser passer toutes les grosses échéances dans ma vie pro/perso pour revenir lorsque je sentirais réellement le besoin et l’envie d’écrire. D’une certaine façon, le fait que bloguer ne m’ait pas du tout manqué pendant  cette période est assez révélateur. J’étais tellement prise par le « réel » que je ne me sentais ni l’envie ni l’inspiration pour replonger dans le virtuel, que ce soit à travers la lecture, le blog ou instagram. Entre mon stage, assez court mais intense, mon retour en région parisienne qui a signé le retour en force de ma vie sociale et culturelle pour voir tous ceux et ce que je n’avais pas pu voir ces derniers mois, un oral important à préparer et à passer, ma recherche d’appart, la préparation de mon déménagement et toutes les démarches administratives qui l’accompagnent…j’étais bien trop occupée.

Le début de l’été m’a donc semblé la bonne période pour reprendre mes marques de blogueuse. C’est une année qui s’achève et qui marque une pause avant le démarrage effectif de ma vie professionnelle en septembre. Je me suis occupée de toutes les choses que j’avais à régler et je vais donc pouvoir aborder sereinement le mois de juillet. Ce calme va me permettre de retrouver une organisation et un fonctionnement plus stable pour le blog.

Je crois que cette pause m’a fait du bien. Peut être aussi parce que je suis à un tournant important de ma vie personnelle et professionnelle, j’ai eu besoin de prendre mes distances avec le blog et les réseaux sociaux. Cela doit être que je vieillis –  j’ai réalisé qu’ils prenaient parfois une place trop importante dans mon quotidien, au détriment de choses ou de personnes qui comptent et qui devraient être ma priorité. En arrêtant pendant près d’un mois de consulter mon fil instagram pour le blog, plus au départ par lassitude que par réel choix, j’ai réalisé le temps passé dessus chaque jour. Non seulement c’est chronophage, mais cela représente une pollution numérique assez malsaine. J’avais aussi le sentiment que le blog pouvait me couper du réel et que l’écriture des articles devenait un travail et une contrainte plus qu’un plaisir. Quant aux livres, j’ai vécu ma première « panne » de lecture, chose que je ne pensais pas possible (je vous en reparlerai dans un prochain article). Pourtant, mes centres d’intérêt n’ont pas changé du jour au lendemain. Lire et bloguer restent une passion et je tiens à leur garder une place.

J’ai donc commencé à m’interroger sur la manière dont je pourrais concilier mon activité de blogueuse et les exigences de la vie professionnelle. Jusqu’à présent, j’étais étudiante, j’avais donc une certaine liberté d’emploi du temps qui me permettait de m’organiser pour consacrer du temps au blog. Or, j’ai réalisé lors de mon stage que le fait d’être entrée dans une routine de travail, avec des horaires assez denses et des temps de trajets importants, rend impossible le fait de bloguer en semaine. Après avoir travaillé sur ordi toute la journée, je suis juste incapable de me remettre devant un écran en rentrant. J’ai envie de me reposer l’esprit, pas de me concentrer sur un article à rédiger. Le week-end passe aussi terriblement vite et j’ai tendance à privilégier les sorties et les moments passés en couple ou en famille, plutôt que de m’enfermer et m’isoler devant mon ordinateur.

Cette prise de conscience m’a fait beaucoup réfléchir à l’avenir du blog. Je doutais d’être capable de continuer, et en même temps cela m’aurait attristée d’abandonner ce projet et cette passion. Je suis arrivée à la conclusion que la solution réside dans 1) le lâcher prise et 2) un rythme adapté. Je dois me faire à l’idée que je ne pourrai pas conserver le rythme soutenu que j’avais adopté ces quatre dernières années. Pour que bloguer reste un plaisir, il ne doit pas prendre une place démesurée dans mon quotidien. Il faut que je puisse me sentir libre d’adapter le rythme de publication, de publier moins souvent, à des périodes non fixes, pour pouvoir ajuster selon la fatigue ou les week-ends plus ou moins chargés. Il faut surtout que je ne me lance pas des objectifs qui soient impossibles à tenir, en terme de rythme ou de fréquence de publication, au risque que ce soit contre-productif et que cela aboutisse à un abandon de plusieurs mois comme je viens de le vivre.

Bref, me voilà prête à repartir sur de nouvelles bases. Alors bien sûr, le changement ne sera pas radical. J’essaierai au maximum de planifier les articles pour lisser la fréquence de publication. Il y aura aussi sans doute des périodes plus productives, où j’aurai envie d’écrire plein d’articles ou de me mettre à jour sur toutes les chroniques des derniers romans lus. Mais de manière générale, les publications devraient se faire un peu plus espacées et moins cadencées.

Quoi qu’il en soit, le plaisir de bloguer est toujours là, cela me semble le plus important. J’ai hâte de retrouver la blogo et d’échanger avec vous dans les commentaires. N’hésitez pas à partager vos expériences sur des réflexions similaires ou la façon dont vous gérez votre blog et votre vie pro/perso.

A très bientôt,

 

Juliette

Petite Plume

 

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