La voix des vagues, Jackie Copleton

couv18545368.pngLorsqu’un homme horriblement défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et qu’il prétend être son petit-fils disparu depuis des années, Amaterasu est bouleversée. Elle aimerait tellement le croire, mais comment savoir s’il dit la vérité ? Ce qu’elle sait c’est que sa fille et son petit-fils sont forcément morts le 9 août 1945, le jour où les Américains ont bombardé Nagasaki ; elle sait aussi qu’elle a fouillé sa ville en ruine à la recherche des siens pendant des semaines. Avec l’arrivée de cet homme, Amaterasu doit se replonger dans un passé douloureux dominé par le chagrin, la perte et le remord. Elle qui a quitté son pays natal, le Japon, pour les États-Unis se remémore ce qu’elle a voulu oublier : son pays, sa jeunesse et sa relation compliquée avec sa fille.

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Je reviens pour la chronique hebdomadaire avec un roman historique dont j’avais entendu beaucoup de bien….à raison.

Amaterasu est une vieille dame japonaise qui a quitté son pays et ses souvenirs douloureux pour les Etats-Unis après avoir perdu sa fille Yuko et son petit fils Hideo dans le bombardement nucléaire de Nagasaki le 9 août 1945. Or, des années plus tard, un jeune homme défiguré fait irruption dans son quotidien en prétendant être Hideo et affirme avoir perdu la mémoire de son enfance. Dès lors, comment savoir s’il dit vrai ?

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Nora ou le paradis perdu, Cecilia Samartin

couv45593080Cuba, 1956. Nora et Alicia, deux cousines très proches et complices, vivent une enfance heureuse et insouciante. Mais la révolution éclate, et Fidel Castro accède au pouvoir. Un climat de peur, nourri par la répression, s’installe peu à peu. Nora émigre alors aux États-Unis, laissant Alicia derrière elle, qui s’apprête à vivre des heures sombres à La Havane. Tandis que Nora, bien nostalgique de son pays natal, s’accommode peu à peu de cet environnement nouveau, Alicia subit les coups durs, dans un Cuba où la situation se détériore. Grâce aux lettres qu’elles continuent d’échanger, Nora comprend que la vie d’Alicia est devenu un enfer. Elle décide alors de retourner à la Havane pour lui venir en aide. Mais ce qu’elle va découvrir à Cuba est bien loin de tout ce qu’elle pouvait imaginer.

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Nora ou le paradis perdu mêle la petite histoire et la grande. A travers ses personnages, il nous emmène à Cuba et nous fait percevoir la vie sous le régime castriste.

Le roman s’ouvre sur l’enfance de Nora et Alicia à Cuba : les couleurs, la plage, la musique, la cuisine, la famille, les traditions, la religion. La parenthèse enchantée s’interrompt brutalement lorsqu’éclatent les troubles militaires et politiques. Nora quitte Cuba avec sa famille en 1962. A cette époque, elle ne sait pas encore qu’elle ne reviendra pas avant 1981. Elle ne verra pas non plus à quel point la situation se dégrade à Cuba et la lente plongée d’Alicia dans la misère et la souffrance. Jusqu’au moment où, des années plus tard, elle retournera dans un Cuba qu’elle ne reconnaît plus, pour venir en aide à sa cousine.

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Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore

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Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit.

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Voilà un roman dont je vous avais parlé lors de ma présentation de récits afro-américains. A bien des égards, il m’a rappelé La couleur des sentiments : des femmes noires d’âge mûr, une amitié forte, l’Amérique des années 60, la ségrégation et le racisme, une pointe d’humour et d’émotion. Et en même temps, il n’a rien à voir et je dois dire que je l’ai trouvé bien en-dessous, même si j’ai finalement passé un moment sympathique.

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Mille femmes blanches,Jim Fergus

couv58377174.jpgEn 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des « Mille femmes » viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d’Amérique… Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l’une d’entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. 

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Voilà un des romans incontournables sur les Amérindiens. Après en avoir tant entendu parler, je l’ai enfin lu ! L’auteur a récemment écrit une suite, plus de 15 ans après la sortie du premier tome. Dans les faits, même si la façon dont le roman se termine peut avoir quelque chose de frustrant, il n’appelait pas de suite selon moi. Ce qui ne veut pas dire que je ne lirai pas La vengeance des mères, qui peut être plaisant en lui-même !

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Leopard Hall, de Katherine Scholes

couv159544751964. Anna Emerson, secrétaire à Melbourne, apprend que son père, qu’elle n’a pas revu depuis dix-huit ans, est mourant. Elle retourne alors sur les terres de son Congo natal pour le voir une dernière fois.
En parallèle, Dan, ancien soldat, la soixantaine, se lance comme mercenaire dans une mission secrète pour mater la rébellion des Simbas.

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Je remercie Babelio et Belfond pour l’envoi de ce livre que j’ai gagné à la dernière Masse Critique.

Le concept du Cercle Belfond me séduit tout particulièrement, et je n’ai pas été déçue avec ma découverte d’un premier titre !

Leopard Hall est un véritable voyage en Afrique. On ressent bien le vécu de l’auteur – elle-même née en Tanzanie – et son amour pour le continent. Les nombreuses descriptions nous dessinent les paysages congolais, le bush, la jungle, les villages, l’activité des missionnaires… On se croirait presque dans un film ; d’ailleurs, même si cela n’a rien à voir, le roman m’a fait penser à Out of Africa.

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La chambre des officiers, Marc Dugain

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Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité.

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La chambre des officiers est un roman court mais ô combien poignant. D’ordinaire, je regrette que les petits livres ne traitent pas à fond leur sujet, mais pour une fois j’ai trouvé le format parfaitement adapté !

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Certaines n’avaient jamais vu la mer, de Julie Otsuka

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Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.

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Deuxième lecture pour mon Défi 12 mois, 12 amis, 12 livres et encore une belle découverte ! Court roman (140 pages), mais quelle intensité ! L’originalité de Certaines n’avaient jamais vu la mer est l’absence de narrateur et de personnage principal. Ou plutôt, l’idée d’un personnage collectif.

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La couleur des sentiments, Kathryn Stockett

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Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle va unir son destin à celui des bonnes noires et s’engager dans un projet d’écriture pour changer les choses.

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Le Défi 12 mois, 12 amis, 12 livres commence plutôt bien, puisque la première lecture signe aussi le premier coup de cœur !

L’histoire de La Couleur des sentiments n’était pas une surprise pour moi, étant donné que j’avais vu le film (très fidèle au livre) et je me rappelais assez bien de l’intrigue. J’ai été autant charmée par le roman que par l’adaptation ! Heureusement, quelques détails m’étaient sorti de la mémoire et j’ai pu me laisser porter par le récit.

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Le chemin des âmes, Joseph Boyden

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1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne Cree, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. A sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, malade et méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…

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Cette lecture, je la dois à La Tête en Claire qui en avait parlé dans son article sur son obsession pour les Grands espaces nord-américains. Il débordait de sa chronique un tel enthousiasme que j’ai foncé à la bibliothèque emprunter le roman de Joseph Boyden. Et maintenant, il ne me reste plus qu’à foncer en librairie acheter celui-ci et Les saisons de la solitude !

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows

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Layla Beck, une jeune citadine fortunée, fille d’un puissant sénateur du Delaware, refuse d’épouser le riche parti que son père a choisi pour elle et se voit contrainte d’accepter un emploi de rédactrice au sein d’une agence gouvernementale. Elle doit se rendre à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. Tâche ennuyeuse au possible, mais Layla tombe sous le charme des Romeyn, excentriques désargentés autrefois propriétaires de la manufacture. Elle va alors tenter de percer les mystères de la ville…et ceux de la famille Romeyn.

 

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’éditeur a misé sur le titre loufoque à rallonge et la  couverture originale pour attirer le lecteur ! Il faut croire  que cela a marché sur moi, puisque je n’avais aucune idée de l’intrigue avant d’ouvrir ce livre.

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