Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore

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Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit.

* * *

Voilà un roman dont je vous avais parlé lors de ma présentation de récits afro-américains. A bien des égards, il m’a rappelé La couleur des sentiments : des femmes noires d’âge mûr, une amitié forte, l’Amérique des années 60, la ségrégation et le racisme, une pointe d’humour et d’émotion. Et en même temps, il n’a rien à voir et je dois dire que je l’ai trouvé bien en-dessous, même si j’ai finalement passé un moment sympathique.

Les Suprêmes est construit autour de l’amitié durable de trois femmes afro-américaines à travers les années. Il y a Odette, la grande gueule née dans un sycomore, Barbara Jean, la belle que la vie n’a pas épargnée, et Clarice qui fait les frais d’un mari volage – des personnages que les anecdotes et les évènements rendent particulièrement attachantes. Entre rires et larmes, il est touchant de les voir s’entraider et se soutenir mutuellement lors des coups durs. Car ce sont avant tout trois femmes fortes qui doivent affronter les épreuves de la vie : la violence parentale, l’infidélité, la perte d’un enfant, la maladie, l’alcoolisme.

Leur histoire personnelle nous rappelle également le contexte de l’époque, en particulier la ségrégation et le racisme qui menacent de leur violence et empêchent un Noir et un Blanc de s’aimer.

Si j’ai apprécié les personnages et l’ambiance du roman, j’ai regretté l’absence d’un réel fil narratif. Le roman était assez différent de ce à quoi je m’attendais, ce qui explique sans doute ma petite déception. En effet, Les Suprêmes peint plutôt des petites touches de vie, décrivant la personnalité de chacun et retraçant les grands évènements qui ont marqué leur existence. Les allers-retours entre passé et présent avaient tendance à me perdre. J’ai été également un peu déboussolée par une histoire de fantômes trop présente à mon goût.

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En bref, un roman plaisant sur l’amitié et les épreuves de la vie, dans le contexte américain des années 60, même si cela a été pour moi loin du coup de cœur de certaines blogueuses !

Verdict Une bonne suprise

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2 réflexions sur “Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore

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