En cas de forte chaleur, Maggie O’Farrell

couv47498259Comme chaque matin depuis trente ans, Robert Riordan part acheter son journal. Mais en ce jour caniculaire de juillet 1976, Robert part et ne revient pas. Dans leur maison londonienne, Gretta, sa femme, s’interroge : quelle mouche a bien pu le piquer ? Doit-elle prévenir les enfants ? À peine réunis, ces derniers tentent de prendre la situation en main : les placards sont retournés, les tiroirs vidés, chaque pièce fouillée en quête d’indices.  Mais, alors que le mystère autour de leur père s’épaissit, les vieilles rancœurs ressurgissent. L’aîné en a assez : pourquoi est-ce toujours à lui de prendre en charge sa famille ? Quant aux deux sœurs, jadis si proches, quel événement a brisé leur lien, si terrible que la cadette a décidé de mettre un océan entre elles ? Et Gretta, a-t-elle vraiment tout dit ?

* * *

Avec En cas de forte chaleur, j’ai découvert Maggie O’Farrell, auteur irlandaise assez prolifique dont un certain nombre de romans me faisaient de l’œil. Au final, j’ai passé un bon moment, même si je m’attendais à mieux.

Le roman est typique des histoires de famille comme je les aime. Il fait la part belle aux tensions entre les membres, aux secrets, au poids du passé et aux souvenirs d’enfance.

A Londres, la famille Riordan est réunie après la disparition mystérieuse du père. On comprend vite que tout n’est pas rose, entre les rancœurs anciennes, les disputes, les tensions avec la mère… Chacun des « enfants » a aussi son lot de problèmes à gérer dans sa vie personnelle. Monica peine à trouver sa place auprès de son mari et de ses deux filles issues d’un précédent mariage. Le couple de Michael Francis est en crise. Enfin, Aiofe, qui a coupé totalement les ponts avec sa famille, refait tant bien que mal sa vie à New York, au service d’une photographe. Le roman va dévoiler progressivement les secrets que chacun gardait bien enfoui.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, à leurs défauts et leurs fêlures qui les rendent plus humains, en particulier à Aiofe qui a réussi à dissimuler un secret de taille à sa famille non sans payer le prix d’une séparation douloureuse et de disputes incessantes avec sa sœur et sa mère. En cas de forte chaleur est aussi un voyage en Irlande, à la fois à travers les souvenirs de la famille et parce que c’est à la source de leurs origines que va les mener la recherche de Robert. On perçoit l’influence de la culture irlandaise et le poids de la tradition à travers le comportement de Gretta et ses opinions plutôt archaïques. Quoi qu’il en soit, cela m’a donné envie d’aller moi aussi découvrir ce pays !

Vous l’aurez compris, il y avait là tous les éléments pour en faire un très bon roman. Pourtant, je ressors frustrée de ma lecture, comme si je n’avais eu qu’un aperçu. A mon sens, le roman est trop court, il ne va pas assez au bout des choses. J’aurais aimé approfondir l’histoire et la personnalité des personnages, en savoir plus sur la famille, sur son passé et son devenir. La fin, quant à elle, est bien trop abrupte à mon goût et laisse trop de questions en suspens. Les fins ouvertes peuvent se justifier dans certains cas, mais lorsque tout le livre tourne autour du comportement et des secrets d’un personnage et qu’on le quitte sans avoir entendu sa version, c’est rageant !

* * *

En bref, un roman plein de potentialités qui plaira aux amateurs d’Irlande et d’histoires de famille. Je regrette que le récit ne soit pas allé au bout de lui-même.Verdict Une bonne suprise

Une réflexion sur “En cas de forte chaleur, Maggie O’Farrell

  1. Pingback: Le casse-tête des genres littéraires | Petite Plume

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s