La ville sans vent – tome 1, Eléonore Devillepoix

J’ai ajouté sur un coup de tête ce titre à ma PAL hivernale, à force de le voir passer sur Instagram. Une belle découverte de fantasy jeunesse !

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

Bienvenue à Hyperborée, la ville où le vent ne souffle pas. Sans famille, sans argent, Arka débarque comme étrangère dans cette cité dont elle ignore les codes, avec l’objectif de retrouver son père. Elle ne sait pas grand chose de lui si ce n’est qu’il est Mage. Mais pour arriver jusqu’à lui, il lui faut parvenir au 7ème niveau… De son côté, Lastyanax, jeune Mage talentueux originaire des quartiers populaires, va chercher à s’élever pour peser sur la politique de la cité.

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De si bons amis, Joyce Maynard

Je ne suis pas en avance pour vous parler de ce livre lu l’été dernier… Mais je me rends compte que je l’ai encore bien en tête…preuve qu’une bonne lecture est une lecture qui marque !

A première vue, le sujet du roman ne me disait trop rien. Je cherchais un roman de Joyce Maynard après mon coup de cœur pour Les règles d’usage, et seul celui-ci était disponible à la librairie. J’ai décidé de faire confiance à l’auteure….et j’ai bien fait !

Divorcée, Helen a perdu la garde de son fils pour conduite en état d’ébriété. Depuis, elle cumule les petits boulots pour joindre les deux bouts. Un bien triste tableau à l’aube de la quarantaine. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’Ava et de Swift Havilland. La soixantaine rayonnante, ils sont généreux, brillants, délicieusement excentriques et – chose extraordinaire – semblent désireux de faire entrer Helen dans leur cercle intime ! Très vite, ils deviendront ses meilleurs amis mais aussi ses employeurs, et surtout la famille qu’elle n’a jamais eue, grâce à laquelle elle pourrait bientôt récupérer son fils. Mais de la bienveillance au paternalisme le plus pervers, il n’y a qu’un pas. Peu à peu, le couple tisse sa toile machiavélique…

De si bons amis est le récit d’une amitié toxique, un thème assez rarement traité en littérature. Joyce Maynard décortique les mécanismes d’une relation amicale déséquilibrée qui finit par devenir malsaine.

Lorsque le roman s’ouvre, on sait d’emblée que cela va mal finir. Les personnages ont perdu contact, la fin du règne des Havilland a sonné. Helen, la narratrice, revient alors sur l’histoire de cette amitié passée, de la rencontre à la rupture.

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Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Dix ans (au sens propre) après tout le monde, j’ai enfin lu Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates !

Comme j’aime bien faire les choses dans le désordre, j’avais découvert il y a quelques années Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, écrit par Annie Barrows, la nièce de Mary Ann Shaffer, qui l’ai aidé à écrire son Cercle littéraire.

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d’un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l’occupant allemand : le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité.

Première chose : j’ai eu la surprise de m’apercevoir que Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates était un roman épistolaire. Comment peut-on entendre autant parler d’un roman et ne pas savoir une chose aussi essentielle ? Mystère.

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Extremely loud and incredibly close, Jonathan Safran Foer

Aujourd’hui, je reviens sur une de mes lectures ovni du mois d’avril, le best-seller Extrêmement fort et incroyablement près.

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans.
Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d’inconnus qui lui révèleront l’histoire de sa famille

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My Absolute Darling, Gabriel Tallent

Bonjour à tous !

Tout d’abord j’espère que vous allez bien en ces premiers jours de confinement. La période est plutôt angoissante/déprimante, mais je crois qu’il est important de ne pas se laisser abattre, d’essayer de trouver du positif et de se focaliser sur les activités que l’on peut encore faire. En tout cas, c’est comme ça que j’ai décidé de prendre les choses pour vivre au mieux ce mois de novembre, en espérant tout de même que l’on pourra retrouver nos proches à Noël. Je compte en profiter au maximum pour lire, alimenter le blog, cuisiner, faire des jeux de société (2 joueurs ^^)… L’avantage c’est que le contenu ici devrait être plus régulier !

Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un livre phénomène de l’année 2017, My Absolute Darling. Cela fait déjà plusieurs mois que je l’ai découvert et j’en garde encore un souvenir marquant !

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un couteau pour seuls compagnons. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous l’emprise d’un père charismatique et abusif. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

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Ces suites que je ne compte pas lire

Bonjour à tous !

Je vous retrouve avec un article un peu particulier. J’avais envie d’aborder avec vous un sujet qui divise et qui place les fans dans un dilemme insoluble : ces suites que l’on attend autant que l’on redoute. Ça a déjà du vous arriver de lire un roman qui ne faisait pas partie d’une série ; vous aviez aimé l’histoire, vous étiez triste de quitter les personnages, mais il y avait bien une fin, l’intrigue était bouclée. Et quelques années plus tard, bim, nouvelle publication de l’auteur, on nous annonce qu’il y a une suite. Personnellement, j’ai une attitude plutôt radicale avec ce genre de romans. Généralement, je m’en méfie. Elément marketing pour surfer sur le succès du premier roman, cadeau de l’auteur aux fans qui en réclament davantage, recyclage par manque d’inspiration… Les raisons qui poussent à sortir une suite qui, à l’origine, n’était pas forcément prévue et ne semblait pas nécessaire puisque l’histoire se suffisait à elle-même, ne sont pas forcément nobles. Pire, la suite peut gâcher une histoire dont la fin vous convenait, dévoyer son message ou encore faire mal évoluer ses personnages. C’est pourquoi il y a certaines suites que j’ai décidé de ne pas lire. C’est de celle là que je vais vous parler.

Harper Lee,  Va et poste une sentinelle < La suite de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Va et poste une sentinelle n’est pour moi qu’une vaste arnaque. L’éditeur nous l’a sorti il y a quelques années et nous l’a vendu comme une suite miraculeusement sortie de derrière les fagots soixante ans après. Or, c’est en réalité comme un premier jet, un roman que l’auteur a écrit avant Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur et jamais publié. L’intrigue se déroule vingt ans après les faits. Scout a grandi et rend visite à son père, dans le contexte des tensions raciales des années 50. J’ai entendu dire que le comportement et les propos des personnages étonnaient, qu’on ne reconnaissait pas Atticus, devenu un raciste conservateur. A mon avis, cela montre bien que ce roman n’avait pas vocation a être publié, et il ne ferait que gâcher le plaisir que j’ai eu avec ce classique.

Becky Albertalli, Leah à contretemps < La suite de Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens

J’avais aimé le fait d’aborder de manière légère la thématique de l’homosexualité et du coming out dans Moi, Simon. Mais le style était beaucoup trop ado pour moi ; j’ai passé l’âge de m’intéresser au quotidien d’un lycéen. Avec cette suite, j’aurais l’impression de relire la même histoire, avec un simple changement de point de vue – qui plus est le point de vue d’un personnage que je n’avais pas particulièrement apprécié.

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Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

couv20034537 Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

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On commence à entendre pas mal parler de Valérie Perrin. Elle s’est fait connaitre par son précédent roman, Les oubliés du dimanche. D’ailleurs, je l’avais repéré en librairie et offert à ma mère, qui l’avait beaucoup aimé, même si je ne l’ai pas encore lu moi-même.

Cela dit, je dois avouer que je n’étais pas très inspirée par l’intrigue de Changer l’eau des fleurs, à l’origine. Il faut dire que le sujet, une garde-cimetière, a de quoi déconcerter, voire rebuter. Je pense même que je ne me serais pas tournée vers ce roman s’il n’avait fait partie de la Sélection du Prix littéraire des chroniqueurs Web. Et finalement, cette réticence de départ ne s’est pas tout à fait envolée à la lecture.

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