Les Enfants de Venise, Luca Di Fulvio

couv21261513 Venise, 1515. Peu de villes auront connu autant d’injustices, de dangers, de misère et de vices. De liberté, aussi. Liberté pour Mercurio, petit voleur des rues, as du déguisement, pour qui le pavé romain est devenu trop brûlant. Liberté pour Giuditta, jeune et belle Juive, dont la religion semble ici tolérée – mais pour combien de temps ? Rien ne les vouait à s’aimer. Pourtant… Entre inquisiteurs et courtisanes, palais, coupe-gorge et canaux putrides, les amants de Venise feront mentir le destin…

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Luca Di Fulvio, déjà bien connu en Italie, est en passe de devenir un véritable phénomène littéraire en France, depuis la publication par Slatkine et Compagnie et Pocket de deux de ses romans phares.

C’est confirmé, l’auteur italien aime les pavés. Il réussit même l’exploit de faire plus long que son roman précédent et ses 900 pages (je n’ose pas dire combien celui-ci en compte, de peur de vous effrayer). J’ai préféré Le Gang des rêves, même si celui-ci m’a plu. J’ai mis plus de temps à rentrer dans l’histoire et à m’attacher aux personnages. Sans doute est-ce du aux quelques longueurs avant que l’intrigue ne soit réellement lancée et à l’aspect historique très présent. L’ambiance pesante et l’insistance sur la thématique religieuse me correspondaient moins.

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L’amie prodigieuse, Elena Ferrante

L'amie prodigieuse

Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s’entraident ou s’en prennent l’une à l’autre. Leurs chemins parfois se croisent et d’autres fois s’écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. 

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J’ai enfin lu le livre dont tout le monde parle ! A force de voir partout le phénomène Elena Ferrante, il fallait bien que je me lance. Au final, il en ressort un bon moment de lecture mais pas non plus un coup de cœur. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir une pointe de déception, comme c’est souvent le cas quand les romans sont trop encensés.

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