Un si petit oiseau, Marie Pavlenko

C’est le premier roman que je lis de Marie Pavlenko, une auteure française reconnue en littérature jeunesse/ado, notamment depuis Je suis ton soleil.

Après un accident de voiture qui l’a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d’avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu’on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l’amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Outre sa jolie couverture verte, j’ai choisi Un si petit oiseau en raison de la thématique du handicap, assez rarement abordée en littérature ado (ou adulte d’ailleurs).

Agée de 20 ans, Abi a été victime d’un accident de voiture qui lui a fait perdre un bras. Elle partage ses angoisses, sa colère, sa frustration, sa peur du regard des autres, ses difficultés à effectuer des gestes de la vie quotidienne. A un âge où les jeunes sortent, s’amusent et préparent leurs études supérieures, l’accident a remis en cause toutes les certitudes et les projets d’avenir d’Abi. Elle n’arrive plus à se projeter et s’enferme dans sa solitude, pleine de dégoût d’elle-même, submergée par le sentiment d’être hors course.

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Avant toi, de Jojo Moyes

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Lou mène une vie monotone dans une petite ville d’Angleterre. Les circonstances l’amènent à accepter un contrat de six mois en tant qu’auxiliaire de vie auprès d’un homme handicapé, chose à laquelle elle n’est ni préparée, ni destinée. Pour le jeune homme, ancien riche homme d’affaires menant une vie exaltante, la réalité de sa nouvelle condition est d’autant plus douloureuse. Le rôle de Lou va alors être de lui apporter de la compagnie et de lui redonner goût à la vie. 

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A l’heure où je vous écris cette chronique, je suis encore toute chamboulée, à demi hors de la réalité. Les yeux encore rouges, les dernières traces de mascara essuyées rapidement sur mes joues, la tête pleine d’images et de mots. Je vous disais dans des articles précédents que je procrastinais souvent pour mes chroniques, mais là j’avais besoin de vous parler, à peine quelques minutes après avoir tourné la dernière page, comme pour exorciser.

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