Au bord de la terre glacée, Eowyn Ivey

couv33754006 Hiver 1885.
Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas.
Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu’elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d’une société peu apte à lui reconnaître la liberté à laquelle elle aspire. C’est l’art naissant de la photographie qui lui permettra de s’émanciper et de célébrer la beauté de la vie sauvage qui l’entoure.

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J’avais lu Au bord de la terre glacée, dans le cadre de mon challenge d’hiver, ce qui parait bien plus logique… Mais même si la saison est passée depuis longtemps, je tenais à vous parler de ce roman, le deuxième d’Eowyn Ivey après La fille de l’hiver. Dépaysement assuré !

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La fille de l’hiver, Eowyn Ivey

couv4294234Alaska, 1920. Pour Mabel et Jack, venir s’installer dans ces contrées sauvages représentait à la fois un nouveau départ et leur dernière chance. Depuis la mort de leur bébé des années auparavant, leur douleur les avait isolés des autres et avait entamé petit à petit leur amour. Mais créer un foyer au milieu de cette immensité n’est pas simple, et tandis que Jack s’échine toute la journée aux champs, Mabel dépérit de solitude et de chagrin. Et puis, dans un moment d’insouciance, aux premiers jours de l’hiver, le couple sculpte une petite fille de neige. Le lendemain, ils la retrouvent fondue, les moufles et l’écharpe que Mabel lui avait enfilées, et de petites empreintes de pas partent en direction de la forêt. A compter de ce jour, Mabel et Jack surprennent de temps en temps une petite fille près de leur cabane. Qui est-elle ? Que fait-elle dans la forêt avec son renard roux aussi farouche qu’elle ? Hallucination ? Miracle ? Et si cette fillette était la clé d’un miracle qu’ils n’attendaient plus ?

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La fille de l’hiver faisait partie de ma PAL spéciale hiver. Il est grand temps de vous le chroniquer avant que le printemps ne s’installe !

L’ambiance du roman est particulière. Le rythme est parfois un peu lent, dans la description du quotidien, mais l’ensemble a quelque chose d’envoûtant. Avec La fille de l’hiver, on entre dans un univers à part. D’abord, à cause du cadre : l’Alaska. Contrée froide, inhospitalière, où le couple vit isolé dans une cabane qu’il peine à chauffer. Lorsque l’hiver s’installe, les doutes ressurgissent face aux températures glaciales, aux maigres récoltes et à la peur de ne pas s’en sortir.

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