Bilan de mes lectures estivales

Vu la baisse des températures, pas moyen d’y échapper : cette fois, l’été est derrière nous ! Avant de passer définitivement à l’automne, revenons ensemble sur le bilan de mes lectures estivales.

Cet été, j’ai lu douze romans, ce qui confirme plus ou moins mon rythme de lecture de croisière qui tourne autour de quatre romans par mois environ. C’est un peu plus que l’année passée, il me semble, et je m’en réjouis ! J’ai également lu pas mal de BD cet été, je ne vous en parlerai pas dans cet article mais cela me donnera l’occasion de reprendre le rendez-vous Instant bulles !

Cette année, comme j’ai du mal à faire descendre ma PAL, je ne m’étais pas concoctée un programme de lectures spécial été. J’ai tout de même craqué en août en commandant trois livres…et je vous le donne dans le mille, j’en ai lu 2/3 !

Des romans pour voyager

En été, j’aime choisir des lectures qui me font voyager.

L’espoir est une terre lointaine traîne depuis un certain temps dans ma PAL, je me le réservais justement pour une lecture estivale. Malheureusement, cela a été ma grosse déception de l’été…puisque les personnages n’arrivent en Australie qu’à la fin du tome 1 !

Rade terminus est une lecture un peu particulière car elle faisait écho à ma situation personnelle (mon mari voyageait cet été à Diego-Suarez). J’y ai trouvé un intérêt parce que je retrouvais les situations qu’il me décrivait, mais je ne suis pas sûre que le roman soit particulièrement intéressant pour quelqu’un qui ne connaît pas Madagascar. Le livre tient davantage du portrait d’une ville avec des personnages « types » loin d’être attachants, que d’un roman avec une véritable intrigue.

Un roman contemporain français (pour changer)

Je me rends compte que je lis finalement assez peu de littérature française, j’ai bien fait de me rattraper avec ce roman ! Bénie soit Sixtine a quelque chose d’atypique dans son style (tour à tour portrait d’un groupe social, roman d’apprentissage aux allures par moment de roman à suspens) et dans son sujet rarement traité (le fondamentalisme catholique). L’histoire de Sixtine, jeune femme très pieuse, issue d’une famille catholique traditionnelle et mariée à un homme de bonne famille encore plus extrémiste qu’elle, qui parvient suite à un drame à rompre avec son milieu et prendre le chemin de l’émancipation.

Des auteures que j’avais hâte de retrouver

J’ai retrouvé également trois auteures dont j’avais adoré les romans précédents.

Avec Tout le bleu du ciel, Mélissa Da Costa a confirmé une nouvelle fois qu’elle sait être bouleversante, frapper juste avec des personnages terriblement humains et des sujets forts.

Neuf parfaits étrangers est le quatrième roman de Liane Moriarty que je lis et je n’ai pas été déçue ! Cette fois-ci, l’auteure a su se renouveler, en adoptant un ton plus sarcastique et en donnant à son roman des allures de thriller.

Je voulais relire un autre roman de J. Courtney Sullivan depuis mon coup de cœur pour Les Débutantes en 2017, autant dire que ça remonte ! Les liens du mariage retrace l’évolution des relations de couple et de la représentation du mariage des années 50 à nos jours, à travers le portrait de cinq personnages.

Des romans qui sentent l’été

J’ai renoué avec la littérature jeunesse avec Les quatre gars, un roman tout en douceur qui nous emmène à Noirmoutier au cœur d’une famille un peu bancale, où l’on retrouve les bêtises de l’enfance et les premiers pas dans l’adolescence.

Avec Comme dans un roman d’été, Emilie Henry nous propose une comédie romantique sur le sujet de l’écriture. January Andrews, auteure à succès de comédies romantiques qui ne jure que par les happy end, se confronte à Augustus Everett, un écrivain « sérieux », adepte de romans sombres, considéré comme le nouveau génie des lettres américaines. Ils vont se lancer le défi d’échanger les rôles et de s’essayer à un genre littéraire différent. Une lecture légère parfaite pour les vacances !

Des classiques

Je poursuis mon programme de lectures de classiques, en me rattrapant aussi avec celui de l’année dernière.

Un lieu à soi est un classique de la littérature féministe, dans lequel Virginia Woolf met en évidence les contraintes sociales, intellectuelles et économiques auxquelles sont confrontées les femmes et qui expliquent les obstacles au succès des écrivaines. Des réflexions intéressantes même si je n’ai pas eu le sentiment de découvrir des idées nouvelles.

L’amant de Lady Chatterley est connu pour sa réputation sulfureuse et ses scènes érotiques. J’ai trouvé l’histoire un peu classique (après tout, c’est un récit d’une liaison extra-conjugale) et parfois trop théorique, mais intéressante en ce qu’elle raconte une femme qui se libère pour satisfaire ses aspirations et aborde de façon assez révolutionnaire pour l’époque la question du plaisir féminin. Plus généralement, D.H. Lawrence met en évidence la rigidité d’une société de classes, puisque le scandale est exacerbé par la différence de condition sociale entre la femme et son amant.

Paraît-il qu’avec Duras, ça passe ou ça casse. Je reconnais que j’ai eu un peu de mal avec son style dans L’amant et l’histoire ne m’a pas marquée plus que ça. Pour autant, je ne renonce pas à découvrir d’autres titres !

J’ai terminé l’été avec Persuasion. On retrouve dans ce roman le talent de Jane Austen pour nous dresser un portrait critique de la haute société anglaise du début du XIXème siècle, et en même temps une intrigue qui diffère de ses autres romans puisqu’elle nous propose non pas l’histoire d’une rencontre mais une histoire de retrouvailles après une rupture.

Et vous, quels romans ont accompagné votre été ?

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