Incontournable #3

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Le principe : chaque mois, je vous parle d’un livre que je considère comme un incontournable de la littérature, un de mes romans préférés, une oeuvre qui m’a marquée et qu’il faut absolument lire (ne serait-ce que pour me faire plaisir) !

C’est déjà le troisième incontournable ! Ce mois-ci, je vous présente un de mes auteurs phare. Sa marque de fabrique :

Des livres courts…

tout en douceur et en poésie…

portés par la tendresse, l’amour, l’émotion…

et une invitation à l’imagination…

….

Avez-vous trouvé de qui il s’agit ?

∼ La mécanique du cœur, Mathias Malzieu ∼

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  • Un conte incroyablement poétique

Il y a souvent dans les livres de Mathias Malzieu une pointe d’onirisme. Pour entrer dans son univers, il faut mettre de côté son premier degré et accepter de rêver un peu. Tout en partant d’une intrigue classique, réaliste, l’auteur ajoute de la fantaisie, des images qui donnent sens à ses romans. La Mécanique du cœur n’échappe pas à la règle. Jack est né le jour le plus froid du monde. A sa naissance, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis, chaque matin, il doit remonter le mécanisme et prendre garde aux émotions fortes. Et surtout, ne jamais tomber amoureux….

« Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l’horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du cœur sera brisée de nouveau. »

  • Un personnage attachant d’une adorable innocence 

Jack est un enfant plein de rêve et de belles idées. Pendant des années, il a été préservé par Madeleine, celle qui l’a élevé, de toutes ces choses pas très jolies qu’on croise dans la vie. Elle a retardé le plus tard possible sa confrontation avec le dehors. Alors quand vient le jour où Jack rencontre finalement le monde extérieur, il est à la fois avide de découvertes et plein d’émerveillement, porté par un regard pur et les principes qu’on lui a inculqués, et appréhensif. A force de le couver, Madeleine ne l’a pas habitué à la dureté de la vie et des gens, et le retour à la réalité est brutale : violence, déceptions, désillusions… La Mécanique du cœur, c’est aussi un conte initiatique où le personnage apprend la vie bien à contrecœur. En même temps, ce regard unique sur les choses est ce qui fait tout le charme de Jack. Sa découverte de l’amour est adorable, sa passion débordante revigorante.

  • L’amour, l’amour, l’amour…

L’amour, justement, parlons-en. La Mécanique du cœur est une fable juste et touchante sur ce qu’est être amoureux. Vous vous en doutez, il fallait bien que Jack fasse la seule chose qu’il n’avait pas le droit de faire. Il devient totalement obsédé par le souvenir d’une fille qu’il a aperçu furtivement, repense inlassablement à son visage, son corps, sa voix (au passage, les métaphores de Mathias Malzieu pour décrire cela sont juste whaou). C’est le coup de foudre comme on ne l’a jamais vu. Il s’abandonne totalement à ses nouveaux sentiments, sans frein, d’un naturel à toute épreuve. Pour cause, il aime aimer autant qu’il aime. Mais le roman ne se contente pas du bonheur des premiers émois, il retranscrit parfaitement ce qu’est l’amour, avec ses joies et ses peines. On met Jack en garde contre ses dangers : un amour non partagé, le risque d’être déçu ou blessé, le manque, le terrible chagrin d’amour… Et pourtant Jack est prêt à tout pour retrouver la fille de ses rêves et va se lancer dans une quête folle. Avec la naïveté et l’inexpérience d’un débutant, il découvre les erreurs, les faux-pas, tout ce qu’on est prêt à faire pour séduire l’autre et lui faire plaisir, et même qu’on peut faire mal en croyant bien faire. L’amour, c’est aussi la jalousie, la difficulté parfois de comprendre l’autre ou d’être compris, les petites disputes, la confiance mise à l’épreuve, en somme toutes ces choses qui peuvent fragiliser une relation. L’amour est beau, comme il peut être douloureux.

Quant à moi, s’il y a bien une chose que j’aime, c’est les auteurs qui nous parlent d’amour, et qui en parlent bien.

« Je ne pense qu’à une chose, la retrouver. Goûter encore cette indicible sensation, le plus vite possible. Je risque d’en cracher des oiseaux par le nez ? Il faudra me réparer le cœur souvent, et alors? On me le répare depuis que je suis né, ce truc. Je suis en danger de mort ? Peut-être, mais je suis en danger de vie si je ne la revois pas, et à mon âge, je trouve ça encore plus grave. »

En attendant de lire cet incontournable, vous pouvez retrouver mes chroniques de Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi et Le plus petit baiser jamais recensé !

A bientôt 😉

 

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