La Petite boulangerie du bout du monde, de Jenny Colgan

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Polly traverse une mauvaise passe : son entreprise fait faillite, et son couple avec. Ayant tout perdu, elle décide de débuter une nouvelle vie et, sur un coup de tête, part s’installer seule dans une ville portuaire isolée d’une île des Cornouailles. Elle va alors redonner vie à la boutique à l’abandon dans laquelle elle a élu domicile pour se consacrer à sa singulière passion : fabriquer du pain. Ce changement de cap est le point de départ d’un retour à la simplicité et de multiples rencontres. 

* * * 

Voilà un livre qui a fait le tour de la blogosphère ! J’en avais énormément entendu parler, et cela a plutôt été un tort : les critiques étaient à mon goût trop élogieuses pour ce qu’est le livre en réalité. Jenny Colgan signe certes un roman sympathique mais pas à la hauteur de mes attentes.

Que l’on ne se trompe pas : j’ai passé un agréable moment, il faut simplement savoir à quoi s’attendre. La Petite boulangerie du bout du monde est le type même de la littérature feel-good, une lecture parfaite pour l’été, qui donne envie d’aller passer quelques jours dans un petit coin tranquille à déguster du bon pain.

Seulement, ce n’est pas forcément le genre littéraire que j’apprécie le plus. J’ai eu beaucoup de mal, surtout au début, avec l’écriture et le personnage de Polly. C’est clairement assez mal écrit, les dialogues sonnent faux. Polly est totalement naïve, si ce n’est un peu niaise, ce qui rend assez plat la narration de ses pensées. Le roman manque de crédibilité au sens où elle fait des rencontres et noue des amitiés très peu de temps après son arrivée à Mount Polbearne, idem pour son adaptation à son nouveau métier.

Mais ne restons pas sur une note négative ! Les défauts s’arrangent au fur à mesure – à moins que je ne me sois simplement habituée…

Je ne suis par particulièrement fan de pain (cela reste surtout pour moi un produit d’accompagnement). Pourtant, le roman m’a presque convaincue que  c’était le meilleur aliment du monde ! La description de toutes les sortes de pain et de l’odeur du pain chaud en train de cuire met l’eau à la bouche ! L’auteur se moque aussi de cette espèce de mode qui consiste à bannir le pain de l’alimentation sous prétexte que « oh mon Dieu, c’est bourré de calories » : cela fait du bien !

A l’inverse, je regrette sa vision un peu trop idéalisée du métier de boulanger, qui devient le symbole de l’authenticité et des bons sentiments (comme si un croissant le matin et fendait la vie plus belle ou que partager du pain était la base de la convivialité). Lorsque l’on sait les nombreux aléas du métier (fatigue physique, horaires très matinaux etc) et que l’on se rappelle que  certains boulangers ne fabriquent même plus leur pain, on reste dubitatif !

J’arrête ici de faire ma rabat-joie pour vous dire ce que j’ai apprécié !

Jenny Colgan nous offre un point de vue intéressant sur le fait de changer de vie, sur notre époque de métiers « inutiles » (ou du moins qui sont créés de toutes pièces sans correspondre à de réels besoins). La Petite boulangerie du bout du monde respire la bonne humeur et donne envie de se consacrer à l’essentiel, de tout plaquer pour faire ce qui nous plait.

Vous tomberez inévitablement sous le charme de ce petit port des Cornouailles (et de ses habitants), tout à la fois isolé du reste du monde et préservé. Personnellement, je pense sérieusement le choisir comme destination pour mes prochaines vacances, surtout après avoir vu les photos en vrai !

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On suit les particularités de la vie sur une île et le difficile quotidien des marins, thème au cœur du roman. Les personnages sont attachants (je crois bien que mon préféré est un macareux 😉 ), leur évolution intéressante. On finit par prendre le parti des insulaires contre les touristes superficiels et les bourgeois en quête de « pittoresque ». Néanmoins, le risque avec ce genre d’histoire, serait, à mon sens, de tomber dans l’inverse extrême, celui du traditionalisme, du « c’était mieux avant, retournons aux vraies valeurs ». Gardons le juste milieu 🙂

* * * 

En bref, un bon moment avec un livre qui se lit bien et qui regorge de bon sentiments et de bonne volonté. Air marin et odeurs de pain vous accompagneront tout au long de votre lecture, bien qu’elle ne soit pas forcément inoubliable.

Verdict Une bonne suprise

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14 réflexions sur “La Petite boulangerie du bout du monde, de Jenny Colgan

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