Réflexions d’une blogueuse #4

NC

Comment alléger sa bibliothèque ?

∼ ∼ ∼

 

J’avais prévu d’écrire sur toute autre chose ce mois-ci, mais ces derniers jours m’ont donné l’idée de vous parler, de manière très pragmatique, de ce qui nous concerne tous : trouver de la place pour ses livres.

Comme je ne suis pas une professionnelle du bricolage ou de la décoration, je ne ne me lancerai pas dans des astuces de rangement pour gagner de la place.

Et comme cela me fait toujours mal au cœur de me séparer d’un livre, j’ai préféré user d’un euphémisme ! Comment éviter d’avoir trop de livres quand on ne peux pas les stocker ? Comment se débarrasser des vieux livres qu’on ne lit plus (autrement qu’on les jetant à la poubelle – ô tristesse) ?

1) La bibliothèque municipale : l’amie pas toujours au rendez-vous

Pendant longtemps, c’est l’option que j’ai privilégiée. Quand j’étais enfant, évidemment, je n’achetais pas de livres moi-même et on se rendait chaque semaine à la médiathèque pour faire le plein. Même plus tard, l’on n’a pas forcément le budget nécessaire pour acheter tout ce que l’on souhaite lire !

Emprunter ses livres a la bibliothèque municipale permet de conserver de la place dans sa propre bibliothèque, surtout lorsque l’on sait qu’on ne lira sûrement le livre qu’une fois. Combien de livres a-t-on chez soi en sachant pertinemment qu’on ne les relira jamais ? Sans compter le risque qu’un livre acheté nous déplaise. Personnellement, je ne supporte pas d’avoir dans ma bibliothèque un livre que j’ai détesté : il prend de la place inutilement et rappelle inopinément son existence dès qu’on regarde sa bibliothèque ! Le dernier en date était le Quart-livre de Rabelais (lecture obligatoire au lycée) que je me suis empressée de vendre !

Cependant, les bibliothèques n’ont pas des stocks illimités et ne peuvent pas répondre à tous les goûts. Les ouvrages très demandés peuvent être empruntés régulièrement et vous échapper ! On n’y trouve souvent pas tout de suite les nouveautés. Les séries sont parfois incomplètes (c’est une manie qui a le dont de m’irriter ; voilà comment je me retrouve à posséder par exemple uniquement le tome 3 d’une trilogie !).

Plus encore, si comme moi vous aimez posséder les livres que vous aimez, l’option présente des limites. J’ai même racheté certains romans que j’avais particulièrement aimés, pour pouvoir les relire et parce que, dans tous les cas, j’aime savoir que je les ai dans ma bibliothèque.

2) La lecture numérique : que vaut le virtuel ?

Autant vous le dire de suite, je ne suis pas du tout une adepte des liseuses. Je ne parviens pas à me détacher de l’objet-livre et je pense avoir déjà assez d’écrans comme ça autour de moi !

Cela reste néanmoins une solution efficace pour faire de la place dans sa propre bibliothèque : des centaines de livres qui occupent l’équivalent d’une tablette, que demander de plus ?

Il me semble cependant que cela ne fait que déplacer le problème : on se retrouve avec une bibliothèque (virtuelle) immense dans laquelle on ne sait même pas vraiment tout ce qu’il y a et dont on ne lira sûrement jamais l’intégralité du contenu. Avoir une bibliothèque en chair et en os permet au moins de prendre conscience de la place qu’occupent les livres et de la nécessité de faire un tri !

 

3) La vente : la solution à double tranchant 

Alléger sa bibliothèque tout en en tirant profit : la vente parait l’option la plus avantageuse. Elle peut se faire de particulier à particulier ou à travers des sites ou des magasins spécialisés.

Je n’ai jamais vendu un livre à un particulier, à cause du temps et du coût de la démarche (annonce en ligne, détermination du prix voire négociations, emballage, frais de port qui font perdre des bénéfices etc). En sachant qu’un livre vaut souvent moins de 10 euros, le jeu n’en vaut pas vraiment la chandelle !

Des sites spécialisés permettent de faciliter l’affaire, bien que subsiste le problème des frais d’envoi.

Ayant la chance d’habiter en région parisienne à proximité des Gibert Jeune et Gibert Joseph, je me suis tournée vers cette option. Il faut néanmoins savoir que la plupart du temps, votre petit stock apporté avec conviction et sueur sera refusé (état du livre insatisfaisant, trop d’exemplaires en stock, trop vieux etc), autant se préparer ! J’ai découvert récemment la possibilité sur le site de Gibert Joseph de vérifier si le livre peut être racheté, ce qui vous évite de vous déplacer inutilement ! Malheureusement, les prix ne volent pas hauts, les gains seront donc minimes… Je dois également avouer que, dans mon cas, j’ai tendance à vendre pour mieux racheter, en profitant de la reprise sous forme de bons de réduction !

 

4) Le troc : l’accord à l’amiable qui ne règle pas le problème

J’ai remarqué que plusieurs blogueurs proposaient des échanges de livres. Il existe même des sites spécialisés dans le troc de livres. C’est une solution qui peut être pratique lorsqu’on veut faire de la place et que l’on n’a pas le cœur/le temps/la possibilité de vendre son livre pour quelques euros. A condition que les deux personnes habitent à proximité et puissent procéder à un échange en face à face, sans quoi les frais d’envoi posent le même problème que pour la vente (et à perte !).

Surtout, la place à gagner sera minime. Certes, par anticipation du prochain achat vous gagnez de la place, mais cela risque plutôt de vous inciter à acquérir gratuitement un nouveau livre, c’est-à-dire un de plus à stocker !

 

5) Le don : si on privilégiait la générosité, pour une fois ?

Le don est la solution la plus simple, tout en vous permettant de faire une bonne action ! Certaines bibliothèques (municipales ou scolaires) acceptent les dons, tout dépend de la politique suivie. Vous pouvez également vous tourner vers des associations caritatives généralistes ou spécialisées.

J’ai découvert récemment l’ONG Bibliothèques sans frontières qui récolte des livres pour les donner dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, afin de promouvoir l’éducation et la culture. Ils acceptent plusieurs types de livres (albums pour enfants, romans, dictionnaires et encyclopédies, livres universitaires etc), mais je vous conseille de bien lire le guide du don de livres car ils ont certaines conditions (pas de manuels scolaires, si possible pas de format poche, livres universitaires dans des éditions assez récentes etc) .

 

Et finalement ? 

La chose la plus importante me semble de commencer par faire le tri au sein de sa bibliothèque,  pour décider de l’option la mieux adaptée :

  • les livres trop vieux ou trop abîmés sont à jeter ou à donner à des proches
  • les livres scolaires ou universitaires pourront facilement être revendus (à condition qu’ils soient encore à jour), de même que les « classiques » de la littérature (c’est le gros de ce que rachète Gibert)
  • soyez-honnêtes avec vous-même pour déterminer les livres qui ne vous « serviront » plus ou qui ne correspondent plus à vos goûts (et sans valeur sentimentale), pour faire un tri efficace !

Et rappelez-vous, vous leur donnez une nouvelle vie dans les mains d’autres lecteurs !


Et vous, comment gérez-vous votre stock de livres ? 

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20 réflexions sur “Réflexions d’une blogueuse #4

  1. justement je me posais la question ces derniers temps.. Je fais régulièrement du tri et je donne à emmaeüs les livres que j’ai lu et que je ne souhaite pas garder (=ceux que j’ai pas trop aimé ou aimé mais sans plus).
    Par contre, pour les séries c’est plus compliqué car je trouve ça joli d’avoir une série complète dans une bibliothèque mais en effet, on les relira surement jamais…

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  2. Elle est originale ta chronique, j’ai bien aimé! 🙂
    Pour ma part, la médiathèque j’ai abandonné parce que je rendais toujours mes livres en retard! Au final ils auraient finis par mettre une photo de moi avec la tête barrée pour dire que je n’y avais plus d’accès xD
    Ensuite la liseuse je n’ai jamais essayé mais j’ai du mal à me séparer du format papier …
    Reste les ventes ou les dons, c’est une bonne idée pour se débarrasser des livres que l’on n’aime pas ou qu’on sait qu’on ne reliera jamais 😉

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  3. Hello

    Je vends à Gibert quand je souhaite vraiment faire de la place, sinon je donne à ma famille. La dernière fois, je triais mes livres que je lisais ado et je les ai donné à la petite soeur de mon chéri qui est pile dans ce genre de lecture. C’est aussi gratifiant que de l’argent.
    J’emprunte à la médiathèque aussi et je lis sur une liseuse. Des livres, j’en ai partout, mais acheter l’objet, j’adore ça. Je pense qu’il ne faut pas se prendre la tête.. Enfin du moins, je ne me prends pas la tête. Si le livre je ne l’aime pas, je le revends même si acheté 8€, j’en tire que 2€. C’est comme les PAL, on est des collectionneurs dans le fond, alors faut pas se prendre la tête haha.

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    • Les membres de ma famille ne lisent pas beaucoup donc je ne peux pas trop leur donner haha ! Mais c’est une super solution ! Et tu as raison, je ne m’empêcherai jamais d’acheter un livre, au fond j’adore craquer dans une librairie 😉

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  4. J’ai toujours beaucoup de mal à me séparer de mes livres. Même ceux dont je n’ai pas trop apprécié l’histoire… Heureusement, comme tu le fais remarquer dans ta chronique (très intéressante d’ailleurs ^^), il y a bibliothèque municipale. C’est une très bonne camarade, elle m’évite de trop dépenser dans l’achat d’ouvrages. Par contre, il lui arrive de me faire faux bon, parce qu’elle n’a pas toujours tous les livres qui m’intéressent… (d’ailleurs, j’attends encore le tome 3 de la série « L’Epreuve »… Je désespère un peu de le voir un jour dans leurs rayons)

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  5. De mon côté, je vais souvent à la bibliothèque, tout comme toi, c’est pour éviter de trop dépenser surtout si je ne suis pas sûre que le livre me plaira, que je ne connais pas l’auteur etc.
    Avant, je me séparais plus souvent de mes livres mais aujourd’hui, j’ai beaucoup plus de mal à les revendre, je ne sais pas vraiment pourquoi haha. Au pire, je les donne, mais on lit peu dans mon entourage !

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  6. tu peux aussi installer une librairie portative ou bien les abandonner sur un banc, dans un bus … ils trouveront preneur. Certaines médiathèques les reprennent pour les mettre au pilon et leur redonner une seconde vie. Dans mon collège nous en faisons des objets déco que nous revendons ( à l’image de ce livre hérisson que l’on voit partout) 😉 J’ai essayé la médiathèque mais lorsqu’un livre me plait il me le faut ! mes murs sont recouverts mais c’est ainsi que j’aime vivre !

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    • En faire des objets déco est une très bonne idée !!
      J’aime bien le concept des boites à livre mais je ne sais pas si il y en a près de chez moi ! C’est vrai que c’est sympa quand quelqu’un le ramasse 🙂
      L’important est d’être entouré de livres 😉

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  7. Pingback: Tag : Organisation de ma bibliothèque | Petite Plume

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